1.         Volcans du Kamchatka (Fédération de Russie) (N 765bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1996

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/765/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/765/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Septembre 1997: mission de suivi de l’UICN ; Février 2001 : mission de l’UNESCO; mai 2004 et août 2007: mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/765/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 30 novembre 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/765/documents/, qui présente les informations suivantes :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Il est pris note des éclaircissements apportés par l’État partie en ce qui concerne la superficie des parcs naturels, qui sont les composantes du bien, et les différences par rapport aux chiffres précédents. Les limites d’une seule composante (le Parc naturel du Kamchatka sud) du bien ayant été récemment précisées dans le cadre de la procédure d’inventaire rétrospectif, il est recommandé que les limites des autres composantes du bien soient également officiellement mises à jour en soumettant des cartes à haute résolution et des fichiers de formes.

Il est également pris note de l'information selon laquelle, à l’exception de la population de rennes sauvages, toutes les populations de faune sauvage sont stables, mais il est recommandé au Comité de demander à l’État partie de soumettre les rapports de suivi et les enquêtes sur lesquels se base cette information, y compris pour les populations de saumons, et ce, compte tenu de la pression accrue exercée par le braconnage.

Les efforts actuellement déployés pour lutter contre le braconnage, dont le rapport se fait l’écho, sont accueillis avec satisfaction mais il est préoccupant d’apprendre que cette menace devrait logiquement s’accroitre en raison de pressions venues de l’extérieur du bien. Il est recommandé au Comité de demander à l’État partie de poursuivre ses efforts de lutte contre le braconnage. Il serait particulièrement important d’accroitre le personnel et le budget pour les quatre parcs naturels. À cet égard, il conviendrait également de rappeler que le Comité avait précédemment demandé à l’État partie d’envisager un renforcement du régime de protection juridique de ces parcs naturels en les transformant en parcs nationaux ou en ayant recours à d’autres mécanismes tels que la révision de leur zonage. Aucune information n’a été communiquée par l’État partie à ce sujet, ni sur le zonage actuel de chaque parc naturel, ni sur les activités autorisées dans chaque zone. Il est donc recommandé au Comité de réitérer sa demande à ce sujet. En outre, le Comité est invité à demander à l’État partie d’élaborer un PGI pour l’ensemble du bien afin d’harmoniser la gestion dans les différentes composantes, comme cela a été recommandé par la mission de suivi réactif de 2007.

La mission a en outre recommandé que les activités en cours liées à l’exploitation minière, au gazoduc et à l’exploration minière ou géothermique, et exercées près du bien soient contrôlées. S'agissant du développement du potentiel minier et géothermique dans le périmètre du bien, la mission de suivi réactif avait noté en 2007 qu’aucun projet n’était prévu au moins dans les dix années à venir. Cette période étant désormais achevée, il est recommandé au Comité de demander à l’État partie de faire un état actualisé de tous les sites concernés par l’exploitation minière, le gazoduc et l’exploration minière ou géothermique sur le territoire du bien ou à proximité de ses limites. La possible reprise du projet de centrale hydroélectrique située dans le périmètre de la Réserve naturelle intégrale Kronotsky, une des composantes du bien, est très préoccupante et il est recommandé au Comité de prier instamment l’État partie d’abandonner de façon univoque ces projets et d’envisager des sources alternatives d’approvisionnement en électricité dans la région, conformément aux engagements pris dans le rapport qu’il a présenté à la 40e session du Comité du patrimoine mondial (Istanbul/UNESCO, 2016). Compte tenu des points ci-dessus évoqués, il est recommandé au Comité de demander à l’État partie d’inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi réactif à se rendre sur le territoire du bien afin d’évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2007 ainsi que l’état de conservation du bien.

Décision adoptée: 42 COM 7B.79

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.100, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Prend note des éclaircissements apportés par l’État partie concernant la superficie totale des parcs naturels qui sont les composantes du bien, et les différences par rapport aux chiffres précédemment indiqués, et demande à l’État partie de soumettre les informations sur les limites de toutes les composantes au Centre du patrimoine mondial, afin que ces limites soient clairement identifiées, en soumettant des cartes à haute résolution et des fichiers de formes pour chacune des composantes du bien ;
  4. Accueille avec satisfaction les mesures supplémentaires prises par l’État partie pour combattre le braconnage, mais prenant note avec préoccupation des informations selon lesquelles le bien continue à être menacé par le braconnage, notamment à cause des pressions accrues exercées sur les populations de gibier à l’extérieur du bien, prie instamment l’État partie de poursuivre ses efforts pour traiter ce problème ;
  5. Demande également à l’État partie de soumettre les rapports de suivi et les études des populations de faune sauvage, tout particulièrement les populations de saumons compte tenu de la pression exercée par le braconnage, évoquée dans le rapport ;
  6. Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il mettre pleinement en œuvre les recommandations de la mission de suivi réactif de 2007, en particulier :
    1. soumettre de toute urgence au Centre du patrimoine mondial des informations détaillées sur le régime actuel de zonage de chaque parc naturel et sur les activités autorisées dans chaque zone,
    2. envisager de renforcer le régime de protection des quatre parcs naturels régionaux du bien,
    3. élaborer et mettre en œuvre un plan de gestion intégrée et une structure de coordination pour l’ensemble du bien afin d’harmoniser la gestion dans toutes les composantes,
      et demande en outre à l’État partie de communiquer un état actualisé de toutes les activités potentielles liées à l’exploitation minière, au gazoduc et à l’exploration minière et géothermique à proximité des limites du bien ;
  7. Prend note avec la plus vive préoccupation de la possible reprise du projet de centrale hydroélectrique dans la Réserve naturelle intégrale de Kronotsky, et prie aussi instamment l’État partie d’abandonner de façon univoque ces projets et d’envisager des sources alternatives d’approvisionnement en électricité dans la région, conformément à la confirmation précédemment donnée dans son rapport présenté à la 40e session du Comité du patrimoine mondial ;
  8. Demande par ailleurs à l’État partie d’inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi réactif à se rendre sur le territoire du bien afin d’évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2017, ainsi que l’état de conservation du bien ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.