1.         Complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai (Thaïlande) (N 590rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2005

Critères  (x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/590/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/590/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Février-mars 2012 : mission de suivi réactif conjointe UNESCO/UICN ; janvier 2014 : mission de suivi réactif de l'UICN ; Décembre 2016 : mission de suivi réactif de l'UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/590/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Une mission de suivi réactif de l'UICN s’est rendue sur le bien du 13 au 19 décembre 2016 et l'État partie a présenté un rapport sur son état de conservation le 30 janvier 2017. Les deux rapports sont disponibles à l'adresse https://whc.unesco.org/fr/list/590/documents. L'État partie répond aux décisions du Comité comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Le 3e Dialogue régional, qui s’est tenu en mars 2017 et a vu la participation d'un grand nombre d'organisations internationales, y compris l'UICN, a permis aux pays participants de s'engager davantage à mettre en œuvre l'inscription du palissandre du Siam à l'Annexe II de la CITES, y compris en élaborant une Stratégie régionale et un Plan d'action pour assurer la survie de cette espèce. Il est recommandé au Comité de féliciter l'État partie pour le rôle clef qu’il a joué dans le renforcement de la coopération internationale afin de lutter contre l'exploitation forestière illégale et le commerce du palissandre du Siam, et d’encourager l'État partie à poursuivre ses efforts à cet égard, et en particulier à renforcer la coopération internationale d'application de la loi et de poursuites judiciaires.

La mission de décembre 2016 a reconnu les efforts déployés par l'État partie pour faire face à l'exploitation forestière illégale en collaboration avec ses partenaires internationaux et a estimé que l'application du système anti-braconnage NCAPS, qui utilise des caméras pièges envoyant des alertes aux rangers dès leur déclenchement, pourrait améliorer considérablement l'efficacité des actions. Néanmoins, la mission a également noté que les rapports des médias locaux sur les actions en justice et les saisies de palissandre à proximité du bien pendant et après la mission indiquent que, si le nombre d’affaires pénales liées à l'exploitation forestière illégale diminue, cette dernière continue de se produire régulièrement. Il est donc recommandé au Comité d’encourager l'État partie à poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre le Plan d'action, en étroite collaboration avec ses partenaires internationaux, et de tenir compte des recommandations formulées par la mission à cet égard.

Il est également recommandé au Comité de noter avec satisfaction la confirmation de l'État partie selon laquelle aucun nouveau cas de développement de centre de loisirs n'a été recensé dans le bien depuis décembre 2014, ainsi que les progrès réalisés dans le cadre des enquêtes en cours sur des cas d'empiètement et la restauration des zones d'empiètement. Cependant, la mission a noté que l'empiétement existant continue d'être un défi majeur dans certaines parties du bien, et il est donc recommandé au Comité de demander à l'État partie de poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre les recommandations formulées par la mission de suivi réactif de 2014 concernant ce problème et de soumettre un rapport spécifique sur les progrès réalisés.

La mission a en outre noté l'engagement de l'État partie à éviter et à atténuer les effets de l’élargissement de l'autoroute 304 sur la VUE du bien, comme demandé par le Comité (Décision 39 COM 7B.17) et de la construction du barrage de Huay Samong, mais a fait part de ses préoccupations quant au fait que le développement de l'autoroute 348 et les projets de barrages de Huay Satone et Lam Prayathan, tous situés à l’intérieur du bien, sont encore proposés respectivement par le Département des routes et le Département royal de l’irrigation. Il est recommandé au Comité de demander à l'État partie d'étudier des solutions de remplacement au développement de l'autoroute 348 pour éviter les impacts négatifs sur la VUE et d'annuler définitivement les plans pour toute construction de barrages à réservoirs situés à l'intérieur des limites du bien. Il est également recommandé au Comité de demander à l'État partie de mettre pleinement en œuvre toutes les autres recommandations de la mission de 2016.

Enfin, la mission a conclu que l'état général de conservation du bien reste bon, comme en témoignent les populations saines et croissantes de certaines espèces importantes de faune sauvage. Par conséquent, et à condition que les efforts déployés par l'État partie pour mettre un terme à l'exploitation illégale du palissandre du Siam se poursuivent, l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril n'est pas recommandée à ce stade. Il est toutefois recommandé au Comité de demander à l'État partie de présenter un rapport sur l'état de conservation du bien avant le 1er février 2018, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l'UICN, afin de confirmer la poursuite des progrès. Si dans un délai de trois ans (à la 44e session du Comité, après l'expiration du Plan d'action en 2019), l'État partie ne peut pas prouver de manière convaincante que la situation s'est améliorée, ou si, à tout moment, il est prouvé que la situation actuelle concernant l'exploitation forestière illégale de palissandre du Siam se détériore davantage ou que d'autres espèces précieuses commencent à être ciblées par l'exploitation forestière ou le braconnage, il est recommandé au Comité de réexaminer si l'inclusion immédiate du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril est justifiée, conformément au paragraphe 180 des Orientations.

Décision adoptée: 41 COM 7B.32

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.90, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Félicite l’État partie pour le rôle clef qu’il a joué dans le renforcement de la coopération internationale afin de résoudre le problème de l’extraction illégale et du commerce du bois de palissandre du Siam et ses efforts pour mettre un terme à l’extraction illégale dans le bien, en collaboration avec des partenaires internationaux, et encourage l’État partie à poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre le Plan d’action visant à prévenir et à supprimer l'exploitation illégale et le commerce de palissandre du Siam dans le complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai 2014-2019 (ci-après « le Plan d'action »), et de continuer à renforcer la coopération internationale, notamment en matière d’application de la loi et de poursuites judiciaires ;
  4. Considère que, suite à l'achèvement du Plan d'action en 2019, une amélioration de la situation concernant l'exploitation forestière illégale de palissandre du Siam devrait être démontrée de manière convaincante par la 44e session du Comité en 2020, et considère également que si, à tout moment, il existe des preuves que la situation se détériore ou que d'autres espèces précieuses commencent à être ciblées par l'exploitation forestière ou le braconnage, cela représenterait un danger potentiel pour le bien, conformément au paragraphe 180 des Orientations ;
  5. Notant avec satisfaction qu'aucun nouveau cas de développement d’installation de loisirs n'a été recensé dans le bien depuis décembre 2014, et que des progrès ont été réalisés dans les affaires en cours et du point de vue de la restauration des zones d’empiètement, demande à l'État partie de continuer à mettre en œuvre les recommandations de la mission de suivi réactif de 2014 en matière d'empiétement et de soumettre un rapport spécifique sur les progrès réalisés ;
  6. Note également avec satisfaction l'engagement de l'État partie et les efforts qu’il a déployés pour éviter tout impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien en raison de l’élargissement en cours de l’autoroute 304 et de la construction du barrage de Huay Samong ;
  7. Note avec préoccupation que le développement de l'autoroute 348 et la construction du barrage de Huay Satone à l’intérieur du bien sont toujours proposés, et demande également à l'État partie d'évaluer des solutions de remplacement au développement de l'autoroute 348 pour éviter les effets négatifs sur la VUE, et d’annuler définitivement les plans pour toute construction de barrages à réservoirs à l'intérieur des limites du bien, notamment les projets de barrage de Huay Satone et Lam Prayathan ;
  8. Demande en outre à l'État partie de mettre pleinement en œuvre toutes les recommandations de la mission de suivi réactif de 2016 ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour évaluation par le Centre du patrimoine mondial et l’UICN, et, s’ils considèrent que les progrès accomplis sont insuffisants, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et les progrès accomplis pour atteindre les objectifs fixés par le Plan d’action, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.