1.         Système naturel de la Réserve de l'île Wrangel (Fédération de Russie) (N 1023rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1023/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1023/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1023/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 31 janvier 2017, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1023/documents, qui fournit les informations suivantes :

Le 5 octobre 2016, le Centre du patrimoine mondial a reçu une invitation de l’État partie pour une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN sur le bien, comme demandé par le Comité dans sa décision 40 COM 7B.98. En raison des conditions climatiques, cette mission ne peut être entreprise qu’en juillet 2017, et par conséquent ses recommandations ne seront pas disponibles pour examen par le Comité à sa 41e session.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

L’invitation de l’État partie pour une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ UICN sur le bien est saluée.

Les informations données par l’État partie concernant la poursuite de l’aménagement des installations jugées nécessaires sur le bien suscitent des inquiétudes, même si la zone touchée par ces activités représente moins de 0,0025% de l’île Wrangel. Il convient de rappeler que dans sa Décision 40 COM 7B.98, le Comité a prié instamment l’État partie de mettre un terme à la construction d’installations et à toutes les activités qui y sont associées, tant que leurs impacts sur la VUE du bien n’ont pas été évalués grâce à des évaluations d’impact environnemental (EIE) rigoureuses, et a demandé à l’État partie de soumettre ces EIE au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN. Cependant aucune EIE n’a encore été présentée par l’État partie.

La confirmation par l’État partie selon laquelle l’exploration et l’exploitation pétrolières sont interdites dans les limites du bien, ainsi que l’information concernant l’absence d’impact sur le bien de l’exploration sismique effectuée dans la mer de Sibérie orientale et la mer des Tchouktches sont notées. Cependant, aucune information détaillée n’a été fournie par l’État partie concernant ces projets d’exploration pétrolière, ni aucune EIE n’a été soumise, malgré la demande du Comité.

Les informations concernant les infrastructures touristiques existantes sur le territoire du bien et les niveaux actuels de fréquentation sont notées. Bien que ceux-ci soient peu élevés, il convient de noter que même une fréquentation faible peut avoir des effets négatifs importants sur les écosystèmes très fragiles de l’Arctique. La mission de suivi réactif à venir pourra discuter plus en détail de cette question et émettre des recommandations.

Compte tenu du fait que le développement continu des installations et l’augmentation correspondante de la présence humaine sur l’île Wrangel continuent de représenter un péril potentiel pour les écosystèmes arctiques très fragiles du bien, conformément au paragraphe 180 des Orientations, il est recommandé au Comité d’envisager l’inscription éventuelle du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril lors de sa 42e session en 2018, lorsque les recommandations de la mission seront disponibles sur la question de savoir si les conditions d’une telle inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril sont réunies.

Décision adoptée: 41 COM 7B.7

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.98, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Accueille favorablement l’invitation de l’État partie pour une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN sur le bien, et prend note du fait qu’en raison des conditions climatiques la mission ne pourra se rendre sur place qu’en juillet 2017 et que par conséquent ses recommandations ne pourront être soumises au Comité qu’à sa 42e session en 2018 ;
  4. Accueille favorablement également les progrès en cours quant au ramassage des déchets de métaux accumulés sur le territoire du bien du temps des activités économiques ;
  5. Note avec la plus vive préoccupation que la construction des installations s’est poursuivie à l’intérieur du bien et qu’aucune évaluation d’impact environnemental (EIE) n’a été soumise par l’État partie sur ces projets ;
  6. Prie instamment l’État partie de suspendre la construction des installations et toutes les activités qui y sont associées, tant que leur impact sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien n’a pas été évalué grâce à des évaluations d’impact environnemental (EIE) rigoureuses, conformes à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial concernant l’évaluation environnementale, et réitère sa demande à l’État partie de soumettre ces EIE au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN ;
  7. Regrette que l’État partie n’ait pas fourni d’informations détaillées sur les projets d’exploration sismique et pétrolière dans la mer de Sibérie orientale et dans la mer des Chuckchi, ni aucune EIE sur ces projets, et demande à l’État partie de soumettre, en priorité, ces informations au Centre du patrimoine mondial ;
  8. Considère que le développement continu des installations et l’augmentation de la présence humaine sur l’île Wrangel qui lui est associée continuent de représenter un péril potentiel pour la VUE du bien, conformément au paragraphe 180 des Orientations;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018, afin de considérer, en cas de confirmation de péril prouvé ou potentiel pour la valeur universelle exceptionnelle, l’inscription éventuelle du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.