1.         Ouadi Qadisha ou Vallée sainte et forêt des cèdres de Dieu (Horsh Arz el-Rab) (Liban) (C 850)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1998

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/850/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1993-2004)
Montant total approuvé : 65 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/850/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 500 000 dollars EU du fonds-en-dépôt italien pour la réhabilitation et la valorisation de la vallée de la Qadisha

Missions de suivi antérieures

Juin 2003 : mission de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial ; avril 2012 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/850/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 1er décembre 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/850/documents/. Ce rapport ne comprend qu’un résumé analytique reprenant les recommandations du Comité à sa 39e session (Bonn, 2015) :

L’État partie ajoute qu’une mission d’identification des propriétés foncières dans le village de Qannoubine est en cours d’élaboration et que le projet d’aménagement d’un jardin public a été exécuté autour de l’église Saint Georges à Bcharré.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le rapport présenté étant très succinct, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de soumettre un rapport qui détaille les mesures de gestion et de conservation, les travaux envisagés et réalisés ainsi que les projets de développement socio-économique proposés aux communautés locales.

Le plan d’action, transmis au Centre du patrimoine mondial par le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth, se présente comme une version simplifiée d’un plan de gestion, et propose une structure organisationnelle pouvant être mise en œuvre avec les ressources disponibles, contrairement au plan de gestion de 1998. Le plan d’action est un document assez complet qui se décline en trois volets :

1) Amélioration de la gestion du site :
2) Conservation du patrimoine tangible :
3) Identification des projets pilotes et budgets estimatifs.


Par ailleurs, un projet de 500 000 euros intitulé « Réhabilitation et valorisation de la vallée de la Qadisha », financé par l’Agence italienne de coopération au développement pour une durée de deux ans, a été approuvé début 2017. Il sera mis en œuvre par le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth en collaboration avec la DGA, les Fédérations de municipalités ainsi que le Patriarcat maronite et les Ordres libanais maronite et mariamite. Il prévoit de soutenir la mise en œuvre du plan d’action en améliorant la mobilité au sein de la vallée par la réhabilitation des sentiers pédestres, en renforçant les capacités des experts locaux en matière de conservation et de restauration, et en assurant la conservation et la restauration d’un certain nombre de structures historiques et religieuses.

Il est recommandé que le Comité prie l’État partie d’assurer la mise en œuvre urgente du plan d’action pour le bien du patrimoine mondial et de transmettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’ICOMOS, des informations détaillées sur tous les travaux d’aménagement prévus, et ce, avant leur mise en œuvre. 

La dimension de développement durable du tourisme dans les activités prévues gagnerait à être renforcée, notamment en intégrant d’avantage des composantes génératrices de revenus pour les communautés locales ainsi qu’en organisant la gestion des déchets. La clarification des limites du bien et des zones tampon est également recommandée, tel que demandé en réponse à l’inventaire rétrospectif et tel que rappelé par la mission de suivi réactif de 2012.

Décision adoptée: 41 COM 7B.82

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.55, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Se félicite qu’un plan d’action ait été validé par les parties concernées et prie instamment l’État partie de le mettre en œuvre dans les meilleurs délais ;
  4. Note qu’un projet financé par l’Agence italienne de coopération au développement prévoit de soutenir la mise en œuvre du plan d’action, notamment par le biais de la réhabilitation des sentiers pédestres, par des activités de formation et de conservation et par la restauration d’un certain nombre de structures historiques et religieuses ;
  5. Demande à l’État partie de transmettre au Centre du patrimoine mondial plus d’informations sur les projets de développement socio-économique proposés aux communautés locales et de s’assurer que ces projets ne présentent pas d’impact négatif sur l’intégrité du bien ;
  6. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial une clarification des limites du bien et des zones tampon en réponse à l’inventaire rétrospectif et tel que recommandé par la mission de suivi réactif de 2012 ;
  7. Rappelle à l’État partie d'informer le Centre du patrimoine mondial, en temps utile, de tout projet de développement majeur qui pourrait nuire à la valeur universelle exceptionnelle d'un bien, avant que toute décision irréversible ne soit prise, conformément au Paragraphe 172 des Orientations;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.