1.         Assour (Qal'at Cherqat) (Iraq) (C 1130)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2003

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2003-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Mesures correctives identifiées

Pas encore définies

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore établi

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1130/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2003-2003)
Montant total approuvé : 50 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1130/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé (pour tous les biens du patrimoine mondial en Iraq) :

Missions de suivi antérieures

Novembre 2002 : mission UNESCO pour le projet de barrage de Makhoul ; juin 2011 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1130/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 31 janvier 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1130/documents. L’état d’avancement sur un certain nombre de questions de conservation examinés par le Comité lors de ses précédentes sessions est présenté dans ce rapport, comme suit :

L’État partie rappelle l’obligation, en vertu des accords internationaux, de toutes les parties en guerre de protéger le bien culturel en période de conflit armé. Il recommande par ailleurs de mener une action internationale en vue d’une brève campagne immédiate de conservation initiale des sites qui ont été libérés ; envoyer des missions de haut niveau afin d’évaluer les dommages causés aux biens du patrimoine mondial ; encourager les universités et les institutions scientifiques à commencer les travaux de conservation ; et lancer une planification stratégique à long terme des sites historiques dans les domaines de la protection et de la gestion.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le 3 février 2017, l’UNESCO a fait sur place une rapide évaluation du bien et a confirmé les dommages signalés en insistant sur le besoin urgent d’installer un abri couvrant les tombes royales. La visite du site a révélé que le bien n’était pas clôturé, mais qu’il était gardé pour prévenir le pillage. Les 23 et 24 février 2017, l’UNESCO et le Gouvernement iraquien ont organisé une Conférence internationale de coordination sur la sauvegarde du patrimoine culturel dans les zones libérées d’Iraq. La conférence a rassemblé la communauté scientifique internationale pour faire le bilan de la situation dans ces zones avec les autorités iraquiennes et définir les priorités en termes d’actions et de ressources nécessaires. La conférence a jeté les bases de plans d’action d’urgence, à moyen et à long terme ; l’un de ses résultats a également abouti à la création d’un comité de pilotage conjoint entre l’UNESCO et l’Iraq, chargé de coordonner les initiatives nationales et internationales visant à sauvegarder et restaurer le patrimoine culturel dans les zones libérées d’Iraq.

La récente évaluation d’urgence rapide du bien représente un acte encourageant et louable de la part du SBAH, et il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de soumettre la copie intégrale de cette évaluation préliminaire pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives. Néanmoins, le manque d’informations précises sur l’état de conservation du bien (pour la troisième année consécutive) continue à susciter une très vive inquiétude. Il est essentiel, dès que les conditions de sécurité le permettront, que les autorités responsables, en étroite collaboration avec le Bureau de l’UNESCO en Iraq, procèdent à une évaluation complète et détaillée des dommages subis, préalablement à toute action sur le terrain. Des mesures de protection et des travaux de stabilisation d’urgence devraient être exécutés uniquement en cas d’effondrement ou de nouveaux dégâts imminents, selon le principe d’intervention minimale. Les éléments architecturaux, sculpturaux et de reliefs trouvés sur le site et résultant de dommages liés au conflit, à l’exemple des destructions intentionnelles, devraient être récupérés et rassemblés en lieu sûr, comme souligné en février 2017 à la Conférence internationale de coordination sur la sauvegarde du patrimoine culturel dans les zones libérées d’Iraq. Il est recommandé, à partir du moment où les conditions de sécurité le permettront, qu’une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS soit envoyée pour aider à évaluer les dégâts, comme préalable à un plan de conservation général en préparation.

Décision adoptée: 41 COM 7A.33

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7A.10, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Félicite l’État partie d’entreprendre une rapide évaluation d’urgence du bien et lui demande de soumettre un exemplaire de cette évaluation pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  4. Exprime sa vive préoccupation quant à l’état de conservation du bien suite aux actes de destruction intentionnelle et au manque persistant d’informations détaillées sur l’état de conservation du bien, et demande également à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de la situation sur le terrain ;
  5. Encourage l’État partie à continuer de déployer ses efforts pour assurer la protection du bien, malgré la situation difficile qui prévaut et, en particulier, de commencer à mettre en œuvre d’urgence les actions prioritaires définies à la Conférence internationale de coordination sur la sauvegarde du patrimoine culturel dans les zones libérées d’Iraq (UNESCO, février 2017), avec le soutien de l’UNESCO et de la communauté internationale ;
  6. Prie instamment toutes les parties impliquées dans la situation en Iraq de s’abstenir de toute action susceptible de continuer à endommager le patrimoine culturel et naturel du pays, et de remplir leurs obligations en vertu du droit international en prenant toutes les mesures possibles pour protéger ce patrimoine ;
  7. Lance un appel à tous les États membres pour qu’ils coopèrent à la lutte contre le trafic illicite du patrimoine culturel venant d’Iraq, en application des résolutions 2199, 2253 et 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée respectivement en février 2015, décembre 2015 et mars 2017;
  8. Appelle tous les États membres de l’UNESCO à soutenir les mesures de sauvegarde d’urgence, y compris par l’intermédiaire du Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  10. Décide de maintenir Assour (Qal'at Cherqat) (Iraq) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 41 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :