1.         Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (Chili) (C 1178ter)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2005

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2005-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/5014

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/5014

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/5014

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1178/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2007-2015)
Montant total approuvé : 135 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1178/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Octobre 2004 : mission d'évaluation de l’ICOMOS ; mai 2007 : visite du bien par le Centre du patrimoine mondial ; avril 2010 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1178/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 30 janvier 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1178/documents/, dans lequel l’État partie confirme la mise en application des mesures correctives prévues d’ici à décembre 2018 et informe de ce qui suit :

En ce qui concerne la définition et la protection du bien et la zone tampon, les études sur le plan de zonage de la municipalité de Pozo Almonte (territoire administratif où se trouve le site) ont démontré qu’il n’était pas possible d’assurer cette protection selon les dispositions de la loi sur la construction et le développement urbain. Des modèles juridiques différents seront à définir.

Quant à la création du Ministère de la Culture, elle a été approuvée par la Chambre basse en août 2016. Le Sénat devrait donner son approbation cette année.

Enfin, en 2016, le « Centre national des sites du patrimoine mondial » (CNSPM) a commencé à fonctionner dans le cadre de l’Office national chargé de la gestion du patrimoine créé récemment à la Direction des bibliothèques, archives et musées (DIBAM). Ce CNSPM cherche à encourager une coordination de la gestion, la conservation et la diffusion des sites du patrimoine mondial, en étroite coopération avec le Conseil des monuments nationaux (CMN). Il compte actuellement cinq professionnels dans différentes disciplines ayant acquis une grande expérience du patrimoine et de sa gestion (dont un spécialiste en gestion attaché aux usines de salpêtre de Humberstone et Santa Laura).

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le rapport de l’État partie est très encourageant et les informations qu’il donne confirment que les 10 mesures correctives, adoptées en 2013, pour être mises en œuvre dans les cinq années à venir, pourront effectivement être conclues d’ici la fin de 2018 :
i) Programme d’interventions prioritaires : Sur les 28 interventions programmées, 13 ont été effectuées, 11 sont en cours d’exécution et en attente. Les travaux d’infrastructures sont achevés ;
ii) Plan de conservation : La réalisation du plan progresse comme prévu ;
iii) Sécurité et protection : Toutes les mesures ont été prises et continuent d’être mises en place. La présence d’un personnel de sécurité permanent et le clôturage du bien, ainsi que le contrôle de l’accès avec un seul point d’entrée doivent être reconnus comme d’importantes dispositions ;
iv) Plan de gestion et système de gestion : Le plan 2014-2018 est appliqué dans son intégralité et une équipe de gestion qualifiée est en place, composée de 30 personnes – administrateurs, spécialistes, agents de sécurité, etc. ;
v) Plan de gestion articulé avec des instruments de planification locaux et régionaux : La coordination est établie avec les autorités locales, mais il serait souhaitable d’obtenir des informations plus détaillées à ce sujet ;
vi) et vii) Ressources humaines, matérielles et financières durables et contribution stable de l’État : Un programme national pour les sites chiliens du patrimoine mondial a été instauré, qui apportera une continuité à la politique gouvernementale en faveur de la conservation et de la gestion des sites et assurera un programme permanent d’investissements ;
viii) Mesures de sécurité pour les visiteurs : Plusieurs mesures ont été annoncées dans les précédents rapports. Un plan de gestion des risques est en cours de préparation en coopération avec l’Université Federico Santa Maria ;
viii) Stratégie d’accueil des visiteurs et plan d’interprétation : Un plan d’interprétation a été dressé en 2012-2013 et des tours audioguidés sont désormais également proposés aux visiteurs. Une évaluation de l’interprétation et de la présentation a été commandée fin 2016 et ses résultats seront disponibles en 2017 ;
ix) Les installations et les activités du site contribuent à la conservation et à la protection : La Société du Musée du salpêtre génère ses fonds propres avec les donations, ventes de billets, etc. dont le montant s’élève à 540 000 dollars EU en 2016 ;
(x) Zone tampon : Il convient d’explorer de nouveaux modèles juridiques pour la protection de la zone tampon. Cela reste l’une des principales questions en attente de résolution.

Il est recommandé que le Comité reconnaisse les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives et demande à l’État partie d’en poursuivre l’application en accordant une attention particulière au problème de la définition et de la protection de la zone tampon.

Il est aussi recommandé que le Comité demande à l’État partie de structurer son prochain rapport au regard des 10 mesures correctives énoncées pour la période quinquennale 2014-2018 et en référence à l’ensemble des indicateurs identifiés dans la décision 37 COM 7A.37. Cela aidera l’État partie et le Comité à évaluer plus précisément les progrès accomplis pour atteindre l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR).

Décision adoptée: 41 COM 7A.24

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7A.2, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Prend acte des informations communiquées par l’État partie et félicite l’État partie pour les progrès accomplis dans la mise en œuvre du programme de mesures correctives ;
  4. Salue les progrès réalisés dans la création du Ministère chilien de la Culture et dans l’ouverture du « Centre national des sites du patrimoine mondial » ;
  5. Invite l’État partie à poursuivre la mise en place des mesures correctives permettant d’atteindre l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) d’ici la fin de 2018, comme prévu ;
  6. Demande à l’État partie d’accorder une attention particulière à l’établissement d’une zone tampon et à la définition de mesures réglementaires pour assurer sa protection ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien, en traitant en détail le programme quinquennal de mesures correctives 2014-2018 et les indicateurs tels qu’ils figurent dans la décision 37 COM 7A.37, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  8. Décide de maintenir les Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (Chili) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 41 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :