1.         Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) (N 573)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Conflit militaire et des troubles civils, ayant conduit le gouvernement nigérien à demander au Directeur général de l'UNESCO de lancer un appel en faveur de la protection du site

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

En cours de rédaction 

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/325

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours d'identification

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1999-2013)
Montant total approuvé : 172 322 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mai 2005 et février 2015: missions de suivi réactif de l’UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 31 janvier 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/573/documents/. Les informations actualisées sur les activités entreprises et les menaces en cours sont présentées comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Dans son rapport, l’État partie n’a pas répondu de façon adéquate à l’ensemble des demandes du Comité (décision 40 COM 7A.45). En effet, des informations actualisées sur les points suivants font défaut : (i) progrès accomplis par l’État partie dans le recrutement d’agents forestiers et la garantie d’un financement adéquat de l’Unité de gestion ; (ii) informations et données détaillées sur le braconnage et la récolte de bois le long du périmètre du bien ; (iii) situation actuelle de l’exploitation aurifère à Agadez ; et (iv) réalisation des études nécessaires afin de préparer un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR).

Des informations sont toutefois communiquées sur les activités menées par l’État partie pour mettre en œuvre quelques unes des mesures correctives. Les efforts entrepris par l’État partie pour améliorer la surveillance et le suivi écologique du bien par l’engagement des communautés sont tout particulièrement appréciés. Néanmoins, on ne saurait dire si un plan de surveillance a été élaboré pour mettre en œuvre de façon stratégique toutes les actions concernées, en se concentrant tout particulièrement sur la protection des espèces emblématiques, comme il est précisé dans les mesures correctives. Rappelant que l’évaluation EoH de janvier 2016 a identifié que le bien ne dispose pas de plan de gestion, il est recommandé au Comité de demander à l’État partie d’apporter des éclaircissements sur l’état d’avancement de l’élaboration du plan de surveillance.

Il est très préoccupant de constater que le bien continue à être confronté à un certain nombre de menaces, notamment le braconnage que l’on n’est pas encore parvenu à contrôler, la récolte illégale de bois et le développement de la plante envahissante Prosopis juliflora. La Base de données globale sur les espèces exotiques envahissantes (UICN) donne des informations sur le traitement de cette dernière, l’État partie souhaitera peut-être s’y référer dans le cadre de l’élaboration d’un plan d’éradication.

Il est pris note de l’IKA général pour les sept espèces observées. Toutefois, les données répertoriées sont d’un usage limité pour suivre les tendances des espèces une par une. Il est recommandé au Comité de demander à l’État partie d’enregistrer des données pour chaque espèce clé qui contribue à la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle (VUE) et de soumettre ces données au Centre du patrimoine mondial. Parmi ces éléments, il conviendrait que figurent des données sur l’antilope addax, les informations relatives à sa présence sur le territoire du bien n’étant pas confirmées.

Au cours des dernières années, la population d’autruches à cou rouge d’Afrique du Nord a considérablement diminué au Niger, les programmes d’élevage en captivité étant essentiels pour le rétablissement de l'espèce. Il est donc extrêmement préoccupant que l’État partie ait mentionné un soutien inadapté au programme mis en œuvre. Afin d’assurer la réussite du plan de réintroduction durable, il semble nécessaire d’évaluer la viabilité génétique de la population restante et de collaborer avec les autres États parties de l’aire de répartition afin d’enrichir le stock génétique dans le cadre d’un plan d’action international ou régional en faveur de l’espèce. Il est recommandé au Comité d’encourager l’État partie à solliciter un soutien de la part du Groupe de spécialistes de l’élevage pour la conservation de la Commission de sauvegarde des espèces (UICN).

Des informations complémentaires sont demandées sur l’enquête réalisée au moyen de caméras-pièges, telles que l’objectif attendu de cette étude et la façon dont celle-ci contribuera à la mise en œuvre des mesures correctives.

Décision adoptée: 41 COM 7A.15

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7A.45, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Regrette que le rapport sur l’état de conservation du bien soumis par l’État partie ne réponde pas de façon adéquate aux demandes du Comité ;
  4. Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il accélère la procédure de recrutement d’agents forestiers et qu’il assure le financement adéquat de l’Unité de gestion permettant ainsi de mieux contrôler l’exploitation des ressources naturelles sur le territoire du bien ;
  5. Réitère également sa demande auprès de l’État partie afin qu’il communique des informations et des données détaillées sur le braconnage et la récolte de bois sur le territoire du bien et de ses alentours, ainsi que sur les actions mises en œuvre pour juguler ces menaces ;
  6. Apprécie les efforts entrepris par l’État partie pour améliorer la surveillance et le suivi écologique sur le territoire du bien par l’engagement des communautés locales, mais prie instamment l’État partie d’élaborer, à titre prioritaire, un plan de surveillance et un plan de gestion pour le bien et d’en soumettre des exemplaires au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN ;
  7. Prend note avec préoccupation du développement de l’espèce de plante envahissante Prosopis juliflora sur tout le territoire du bien, et demande à l’État partie, en concertation avec le Groupe de spécialistes sur les espèces envahissantes de la Commission de sauvegarde des espèces (UICN), d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’éradication de cette espèce ;
  8. Demande également à l’État partie de suivre les tendances d’évolution des espèces clés qui contribuent à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et de soumettre au Centre du patrimoine mondial les résultats du suivi de chaque espèce afin de confirmer ces tendances ;
  9. Prenant note avec préoccupation du soutien insuffisant accordé à l’élevage en captivité d’autruches à cou rouge d’Afrique du Nord, demande en outre à l’État partie d’assurer le financement nécessaire au fonctionnement efficace de centres d’élevage en captivité et d’œuvrer, en étroite collaboration avec les autres États parties voisins, à l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan régional d’action en faveur de la conservation de cette espèce, et encourage l’État partie à solliciter le soutien du Groupe de spécialistes de l’élevage pour la conservation de la Commission de sauvegarde des espèces (UICN);
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de communiquer des informations détaillées sur l’étude réalisée au moyen de caméras-pièges, notamment sur la façon dont ces équipements contribueront à améliorer le suivi et la surveillance du bien, et de soumettre ses conclusions, une fois disponibles, au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN ;
  11. Demande de plus à l’État partie de communiquer des informations actualisées sur la situation de l’exploitation aurifère dans la région d’Agadez ainsi que dans toute autre région, au delà des limites du bien, qui pourrait potentiellement avoir une incidence sur la VUE du bien ;
  12. Réitère en outre sa demande à l’État partie de mettre en œuvre l’ensemble des recommandations de la mission de suivi réactif de 2015 ainsi qu’un plan d’action pour les mesures correctives définies en concertation avec l’État partie durant la mission ;
  13. Réitère de toute urgence sa demande à l’État partie d’entreprendre les études nécessaires à la préparation d’un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et de soumettre le projet de DSOCR au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er février 2018, pour examen par le Comité à sa 42e session en 2018 ;
  14. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  15. Décide de maintenir Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 41 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :