1.         Kyiv : Cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques et Laure de Kyiv-Petchersk (Ukraine) (C 527bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1990

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/527/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1998-2009)
Montant total approuvé : 44 720 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/527/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Mai 1999 : mission d’expertise de l’ICOMOS ; avril 2006 : mission d’expertise (Fonds-en-dépôt italien) ; novembre 2007 : réunion d’information du Centre du patrimoine mondial pour les gestionnaires de sites ; mars 2009 et novembre 2010 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; avril 2013 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/527/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 29 janvier 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien dont le résumé, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/527/documents/, souligne un certain nombre de problèmes :

Le rapport rend également compte des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la décision 39 COM 7B.85, y compris :

L’État partie a donné en outre des informations sur le plan d’activités de réhabilitation de la cour « économique » du monastère de la réserve de Kiev-Pechersk, avec la reconstruction de l’entrepôt de stockage des légumes, ainsi que celle du bâtiment des Frères et des bâtiments économiques. L’évaluation de l’impact des projets de reconstruction sur la VUE du bien a été réalisée conformément à la législation nationale.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’avancée de l’État partie relative au plan de gestion entré maintenant dans sa phase finale, est prise en compte. Étant donné que le statut juridique de ce document n’est pas défini dans la législation ukrainienne en vigueur, l’achèvement de l’ébauche de plan de gestion attend les amendements de la législation nationale. L’État partie a donc demandé de reporter l’échéance de soumission de la version finale au Centre du patrimoine mondial au 1er décembre 2016.

Un progrès est également noté dans la décision du Comité qui demande de réduire la hauteur des édifices non conformes et dissonants au sein de la zone tampon du bien. La démolition de deux étages du nouvel immeuble, 3-5, allée Desyatynnyi, est accueillie avec satisfaction, mais l’État partie n’a signalé aucune mesure prise pour réduire l’incidence négative du bâtiment sur le bien dans la descente Klovsky, achevé en dépit des demandes du Comité lors de ses précédentes sessions.

Malgré la décision du Comité au sujet des reconstructions entreprises et prévues sur le site, l’État partie a établi un plan d’activités de réhabilitation de la cour « économique » du monastère de la réserve de Kiev-Pechersk, qui inclut de nouveaux projets de reconstruction des bâtiments. Les aménagements proposés semblent susceptibles de provoquer des dommages irréversibles aux attributs qui maintiennent la VUE du bien et menacent son authenticité et son intégrité.

Malgré la somme des discussions du Comité et les assurances de l’État partie, il est recommandé que le Comité exprime sa préoccupation devant la situation actuelle et, en particulier, les travaux de reconstruction/construction envisagés dans les limites du bien qui pourraient avoir un effet délétère sur les attributs de la VUE, l’absence de protection juridique et de mécanismes de planification appropriés pour protéger le bien, ainsi que les problèmes non résolus des constructions non autorisées dans la zone tampon et le cadre général du bien.

Il est également recommandé que le Comité demande à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif afin d’étudier ces questions, d’évaluer les conditions actuelles sur le territoire du bien et de discuter de la manière dont la protection et la gestion du bien et de l’ensemble du paysage urbain historique de la ville de Kiev pourraient être renforcées, et d’émettre un avis sur la finalisation du plan de gestion. La mission de suivi réactif pourrait aussi se prononcer sur l’importance des menaces qui pèsent sur le bien et pourraient être préjudiciables pour sa VUE, et s’il répond aux critères d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril, conformément au paragraphe 179 des Orientations

Décision adoptée: 40 COM 7B.61

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.85, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Rappelant aussi ses préoccupations exprimées chaque année depuis 2008 concernant le niveau critique du développement urbain atteint depuis l’inscription et ses effets cumulatifs sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, et la nécessité de disposer de nouveaux instruments pour orienter le processus de développement vers un développement durable qui protège les attributs de la VUE ;
  4. Prend acte également des efforts entrepris par l’Etat partie, concrétisés par la démolition de deux étages du nouvel édifice situé 3-5, allée Desyatynnyi, dans la zone tampon d’une des composantes du bien, à savoir la cathédrale Sainte-Sophie et réitère sa demande à l’État partie de réduire l’effet préjudiciable du bâtiment de grande hauteur dans la descente Klovsky en démolissant les étages déjà construits pour ramener l’édifice à une échelle appropriée ;
  5. Note avec préoccupation le plan d’activités de réhabilitation de la cour « économique » du monastère sur les grottes lointaines de la réserve de Kievo-Petchersk, demande à l’État partie de cesser tous les travaux de construction / reconstruction en cours ou prévus et réitère également sa demande à l’État partie de soumettre les documents pertinents, y compris les évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP), au Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant de prendre toute décision finale ou de commencer des travaux, pour d’importants projets de développement sur le territoire du bien, sa zone tampon et son cadre général ;
  6. Réitère sa vive préoccupation devant les menaces qui pèsent depuis longtemps sur le bien, comme l’absence de protection légale et de mécanismes de planification appropriés ou encore le problème non résolu des constructions non autorisées dans la zone tampon, ainsi que la proximité visuelle du bien et les travaux de reconstruction envisagés dans les limites du bien, qui ont des effets délétères sur ses caractéristiques essentielles et pourraient avoir un impact préjudiciable sur sa VUE ;
  7. Prend acte en outre des efforts de l’État partie dans l’élaboration du plan de gestion et lui demande également de finaliser le plan de gestion avec l’aide du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives, le cas échéant, et de soumettre la version finale d’ici le 1er décembre 2016 ;
  8. Demande en outre à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien pour en évaluer les conditions actuelles, discuter de tous les points sensibles concernant la protection du paysage urbain historique de la ville de Kiev, y compris le renforcement du système de gestion, et aider à finaliser le plan de gestion, conformément aux décisions du Comité du patrimoine mondial et à la Convention du patrimoine mondial;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017, afin de considérer, dans le cas de la confirmation d’un péril potentiel ou prouvé pour la valeur universelle exceptionnelle, l’inscription éventuelle du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.