1.         Temple troglodyte de Rangiri Dambulla (Sri Lanka) (C 561)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (i)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/561/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1997-1997)
Montant total approuvé : 3 333 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/561/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

novembre-décembre 1994: mission ICOMOS au Sri Lanka ; Mars 2015 : mission de suivi réactif de l’ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/561/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 10 décembre 2015, dont un résumé est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/561/documents. Ce rapport fournit des informations sur les problèmes soulevés par le Comité à sa 38e session. Les conclusions et recommandations de la mission de suivi réactif mené par l’ICOMOS en mars 2015 sont reportées ci-dessous.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Depuis 2014, des avancées ont eu lieu en matière de gestion et de conservation du bien. Même si cela n’est pas mentionné dans le rapport de l’État partie, la mission de suivi réactif de l’ICOMOS de 2015 a été informée de la mise sur pied, par le département d’archéologie, d’un comité spécial pour Dambulla comprenant des experts dans différents domaines, et que des recherches sur des points problématiques ont été menées.

Le plan de gestion de 2010 n’a pas été mis à jour ni complètement mis en œuvre. L’absence de structure de gestion et de responsabilités claires était flagrante pendant la mission et a entravé les discussions et la compréhension de cette difficulté. Par conséquent, il est absolument urgent que le plan de gestion soit révisé, mis à jour et étayé par des structures de communication et de gouvernance clairement établies qui servent d’interface entre l’État et les autorités du temple en définissant une stratégie à court, moyen et long termes pour la conservation et la gestion des pèlerins et des visiteurs, ainsi qu’une prévision budgétaire.

Par ailleurs, un comité de gestion du site devrait être mis sur pied en priorité et inclure des représentants du gouvernement, des autorités du temple et de la communauté locale, ainsi que des experts, afin d’améliorer la gestion du site. Ce comité devrait se réunir régulièrement pour débattre et prendre des décisions sur tous les sujets liés à la conservation et à la gestion du bien du patrimoine mondial.

S’agissant de la conservation, le département d’archéologie (DOA) a commencé l’analyse de sujets problématiques comme les moisissures, les guêpes maçonnes, les infiltrations d’eau, les fissures, la décoloration des statues et des peintures, ainsi que le vandalisme. Dans la mesure où ces recherches n’ont commencé que récemment, un certain délai est nécessaire avant d’identifier des solutions appropriées. Une stratégie de conservation doit aussi être élaborée dans le cadre du plan de gestion révisé afin de prendre en compte les besoins en conservation du bien. Il est recommandé que le Comité invite l’État partie à demander une assistance technique, si nécessaire, pour soutenir la conservation des peintures rupestres et murales, en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives. La mission a constaté l’absence de plan de gestion des pèlerins ou visiteurs. En effet, le nombre de pèlerins ou visiteurs des cavernes n’était pas contrôlé ; des signes de vandalisme affectant le bien étaient visibles, et aucune restriction de la photographie avec flash n’était en place, ce qui occasionne des menaces supplémentaires pour l’état des cavernes et des peintures murales. Par conséquent, l’État partie doit développer une stratégie de gestion des pèlerins ou visiteurs et élaborer une politique d’interdiction de photographie au flash à l’intérieur des cavernes. Des contrôles de sécurité devraient également être mis en place à l’entrée afin de juguler le vandalisme.

À la lumière de la situation d’ensemble du bien, il est recommandé que le Comité exprime sa grande préoccupation quant aux menaces apparentes pesant sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien.

Décision adoptée: 40 COM 7B.46

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.22, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Prend note des résultats de la mission de suivi réactif de l’ICOMOS de mars 2015 sur le bien, et demande à l’État partie de mettre en œuvre les recommandations de la mission comme il se doit ;
  4. Exprime sa grande préoccupation au sujet de l’absence de structure de gestion et de responsabilités claires, et en particulier l’absence de mise en œuvre du plan de gestion, ce qui accentue la problématique de conservation et de gestion des pèlerins ou visiteurs du bien, et par conséquent prie instamment et fortement l’État partie de :
    1. Établir un comité de gestion du site de manière prioritaire, incluant des représentants du gouvernement, des autorités du temple et de la communauté locale, ainsi que des experts,
    2. Réviser et mettre à jour un plan de gestion étayé par des structures de gouvernance et de communication clairement établies tout en y incorporant les systèmes de gestion traditionnels, qui constituerait une interface entre l’État et les autorités du temple, définirait une stratégie à court, moyen et long termes pour la conservation et la gestion des pèlerins et des visiteurs, ainsi qu’une prévision budgétaire, et d’en fournir le projet au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives,
    3. Élaborer une stratégie de conservation dans le cadre du plan de gestion révisé pour répondre aux besoins de conservation, élaborer une stratégie de gestion des pèlerins ou visiteurs pour en contrôler le nombre dans chaque caverne, ainsi qu’une politique d’interdiction de la photographie au flash à l’intérieur des cavernes ;
  5. Encourage l’État partie, en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, à demander une assistance technique, si nécessaire, pour soutenir la conservation des peintures rupestres et murales ;
  6. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.