1.         Site archéologique de Carthage (Tunisie) (C 37)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (ii)(iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/37/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-2001)
Montant total approuvé : 213 315 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/37/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : Campagne internationale de sauvegarde de 1973 à 1989

Missions de suivi antérieures

Janvier 2012 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Développement foncier et d’infrastructures au sein du bien

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/37/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 21 mars 2016, l'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/37/documents. Les progrès réalisés sur un certain nombre de problèmes de conservation abordés par le Comité à ses sessions précédentes sont présentés dans ce rapport, comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’Etat partie poursuit ses efforts pour la conservation, la protection et la maintenance du bien, et alloue les ressources nécessaires au bien, à travers l’acquisition de terrains d’importance archéologique, l’évacuation du port punique des embarcations abusives, et la prise de mesures préventives sécuritaires et anti-incendie, malgré un contexte politique et économique difficile ; l’implication de la société civile renforce ces actions.

La gestion d’espaces publiques comme la place de l’UNESCO et les abords des Thermes d’Antonin reste à résoudre afin de maîtriser la croissance informelle des échoppes commerciales, dans le cadre d’un plan de gestion intégré pour le bien. Cependant, les questions foncières liées au déclassement/reclassement de certaines zones du site continuent de constituer un obstacle à la définition du périmètre du bien inscrit et de sa zone tampon, et à l’adoption et l’application du PPMV. De plus, l’issue réservée aux bâtiments déjà construits dans les zones déclassées/ reclassées a des implications environnementales, financières et sociales considérables qu’il serait important d’évaluer et de clarifier. Il est recommandé que le Comité prie instamment l’Etat partie d’opter pour des solutions pragmatiques afin d’adopter rapidement le périmètre du bien, et de sa zone tampon, y compris les critères utilisés pour la définition de la zone tampon, les réglementations et mesures qui la régissent, et les dispositions prises pour sa gestion ainsi que d’adopter le PPMV. La mise en œuvre d’une stratégie archéologique et de conservation, l’élaboration d’un plan de présentation et d’un plan de gestion touristique, la coordination des outils de gestion et de préservation du bien et la coordination des rôles des différents acteurs concernés, requises par le Comité du patrimoine mondial pour protéger la valeur universelle exceptionnelle (VUE) de Carthage en dépendent en grande partie.

Décision adoptée: 40 COM 7B.29

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.6, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Félicite l’Etat partie pour les efforts entrepris dans la protection et la conservation du bien,y compris l’aquisition de terrains archéologiques et l’évacuation du port punique des embarcations abusives, malgré une situation politique, sécuritaire et financière difficile, et l’encourage à poursuivre ses efforts en la matière ;
  4. Demande à l’Etat partie de fournir au Centre du patrimoine mondial un rapport succint sur les résultats des fouilles archéologiques et sur les plans éventuels concernant leur conservation et leur présentation ;
  5. Prie instamment l’Etat partie de résoudre les questions foncières relatives au déclassement/reclassement de certaines zones archéologiques au sein du bien, qui empêchent la conservation et la gestion durable du bien, en considérant l’impact environnemental et social des solutions adoptées ;
  6. Réitère également son invitation à l’Etat partie à soumettre au Centre du patrimoine mondial une proposition de modification de limites selon la procédure indiquée aux paragraphes 163-165 des Orientations et recommande que ladite proposition concerne l’établissement d’une zone tampon, ainsi qu’une modification des limites du bien inscrit visant à les aligner aux limites nationales, comme demandé par la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ ICOMOS de 2012 ;
  7. Invite l’Etat partie à fournir des informations sur les critères utilisés pour définir la zone tampon sur les réglementations et mesures qui la régissent et qui permettront d’assurer la protection et l’intégrité du bien, et sur les dispositions prises pour sa gestion ;
  8. Réitère en outre sa demande à l’Etat partie :
    1. d’adopter et de mettre en œuvre le Plan de protection et de mise en valeur (PPMV) du bien,
    2. d’élaborer un plan de présentation et un plan de gestion touristique qui empêchent la prolifération informelle de commerces au sein du bien, notamment dans la place de l’UNESCO et aux abords des Thermes d’Anthonin,
    3. de concevoir et de mettre en œuvre une stratégie archéologique et de conservation pour le bien,
    4. de coordonner les outils de gestion et de préservation du bien ainsi que les rôles des différents acteurs concernés ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.