1.         Paysage culturel de Mapungubwe (Afrique du Sud) (C 1099bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2003

Critères  (ii)(iii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1099/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1099/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Novembre 2010 et janvier 2012: missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1099/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 3 février 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à l’adresse https://whc.unesco.org/fr/list/1099/documents/ et faisant état du travail accompli vis-à-vis d’un certain nombre de questions de conservation soulevées par le Comité lors de ses précédentes sessions, comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Au vu des informations transmises par l’État partie, il est recommandé que le Comité félicite ce dernier pour son annonce de contrôle étroit du traitement des droits miniers et d’interdiction d’octroi de nouvelles licences de prospection dans la zone tampon. Ces restrictions ainsi que le cadre de gestion de l’environnement offrent un mécanisme complet de gestion de la zone tampon.

Tout en reconnaissant la mise en œuvre des éléments clés du PGI, il est important de noter les préoccupations soulevées par le projet de plan de gestion dans le rapport sur l’état de conservation de 2013 (https://whc.unesco.org/fr/soc/1889). Notamment la nécessité d’apporter des précisions sur le développement évoqué dans le plan, à la limite du parc, d’un projet de centrale électrique et de gisement houiller/gazier au nord du Soutpansberg qui, selon ses termes, « modifiera les caractéristiques du paysage, tant sur le territoire du Paysage culturel de Mapungubwe qu’aux alentours ».

Les travaux de conservation effectués sur le site K2 sont notés mais le rapport de l’État partie ne donne aucun détail sur les études de situation, la manière dont les travaux ont été réalisés, qui les a réalisés ni comment ils ont été documentés. De plus amples détails sont nécessaires sur la mise en œuvre des travaux, y compris le programme de réhabilitation général de l’État partie sur le site afin d’évaluer les progrès accomplis en réponse à la décision 36 COM 7B.48 du Comité, qui priait l’État partie de protéger, conserver et consolider les preuves archéologiques sur le bien et en particulier sur le site K2, signalé comme sérieusement détérioré par la mission de 2012.

Le projet d’extension de la mine de diamants de Venetia, de mine à ciel ouvert en exploitation souterraine, est noté. Bien que ce projet demande des infrastructures supplémentaires, il restera dans l’empreinte de la mine existante. Les évaluations d’impact ont indiqué que cela apporterait des avantages en matière de réduction des déchets, demande en eau, bruit, poussière et perturbation des sols en surface.

Décision adoptée: 40 COM 7B.19

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 7B.48, 37 COM 7B.43 et 38 COM 8B.48, adoptées à ses 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013) et 38e (Doha, 2014) sessions respectivement ;
  3. Félicite l’État partie pour l’élaboration du cadre de gestion de l’environnement et les mesures adoptées pour contrôler le traitement des droits miniers existants et interdire l’octroi de nouvelles licences de prospection dans la nouvelle zone tampon ;
  4. Note que le projet d’extension de la mine de diamants de Venetia, de mine à ciel ouvert en exploitation souterraine, va nécessiter des infrastructures supplémentaires qui vont rester dans l’empreinte de la mine existante, que les évaluations d’impact ont indiqué que le changement de traitement réduirait les impacts environnementaux de la mine et que les aménagements relatifs aux infrastructures hydrauliques au sein du bien seront atténués, et demande à l’État partie de poursuivre la surveillance régulière des activités minières ;
  5. Reconnaît que les éléments clés du plan de gestion intégrée (PGI) ont été mis en œuvre et reconnaît également que l’Etat partie a clarifié le fait qu’il n’y a aucune proposition de projet de centrale électrique et de gisement houiller/gazier au nord du Soutpansberg, comme indiqué dans le PGI ;
  6. Note également que certains travaux de stabilisation ont été entrepris sur le site archéologique K2 et note en outre que l’Etat partie a soumis le 11 juillet 2016 au Centre du patrimoine mondial de nouvelles informations sur les avancées en matière d’élaboration des plans de conservation pour tous les sites archéologiques et un programme afin de répondre à la sérieuse détérioration signalée par la mission de 2012, conformément à la décision 36 COM 7B.48, et que ces informations seront revues par l’ICOMOS ;
  7. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points qui précèdent, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.