1.         Ville de Quito (Équateur) (C 2)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1978

Critères  (ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/2/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1981-1999)
Montant total approuvé : 391 800 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/2/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Novembre 1988 : mission d’experts ; mars 2009 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; octobre 2013: mission de conseil ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/2/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis en 2014 et 2015 des informations sur le plan de gestion du centre historique de Quito ; les évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) des projets de stations de métro, le complexe de la mission jésuite, le projet de revitalisation du centre historique et la proposition globale pour la rue Jose Mejía.

L’État partie a soumis le 14 décembre 2015 un rapport sur l’état de conservation  qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/2/documents/. Des informations supplémentaires sur l’EIP de la station de métro San Francisco ont été soumises le 17 mars 2016.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le rapport sur l’état de conservation très concis et complet ainsi que l’engagement de l’administration municipale pour mettre en œuvre les recommandations du Comité et des Organisations consultatives sont accueillis favorablement. Cette réponse constructive contribuera assurément à la conservation du bien et au développement durable de la ville et de son centre historique.

La soumission d’informations détaillées et pertinentes sur les projets de 2014 et 2015 situés au sein des limites du bien est notée avec satisfaction, en particulier s’agissant du plan de gestion et de l’EIP sur le projet du métro (station Place San Francisco) ainsi que sur la revitalisation des espaces publics, ce qui a permis à l’ICOMOS de répondre en temps utile.

S’agissant de la structure de gestion, les éléments suivants constituent des développements très positifs :

S’agissant du projet de métro, on notera que la station Place San Francisco est la seule actuellement située au sein du centre historique et que d’exhaustives évaluations d’impact ainsi que d’autres études sont finalisées. Toutefois, aucune localisation alternative n’a été prise en considération, ce qui rend difficile la validation de la localisation de la station et de son impact. Dans ce contexte, l’invitation faite par l’État partie pour une nouvelle mission de conseil ICOMOS est accueillie très favorablement.

Considérant que la conservation et le développement durable d’une ville historique nécessitent une approche intégrée et large, il est recommandé que la seconde mission de conseil évalue les réponses apportées par l’État partie aux recommandations de la mission de 2013 et aux examens techniques de l’ICOMOS, prenant également en compte la Recommandation de l’UNESCO de 2011 concernant le paysage urbain historique (PUH). Un examen des avancées du projet de l’ensemble de la Compañía de Jesús devrait aussi être envisagé.

Décision adoptée: 40 COM 7B.5

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.43, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Félicite l’État partie pour son engagement à mettre en œuvre les recommandations du Comité du patrimoine mondial, de la mission de conseil ICOMOS de 2013 et des récents examens techniques ;
  4. Accueille favorablement l’adoption du Plan métropolitain d’aménagement et de gestion territoriale 2015-2025 (PMDOT) qui intègre explicitement le patrimoine culturel en tant qu’élément primordial, son adéquation avec le plan de gestion, et encourage l’État partie à finaliser le processus d’actualisation du plan de gestion dès que possible, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Notant que le projet de métro comprend dorénavant une seule station au sein du centre historique, située précisément sur la place emblématique San Francisco et que l’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) n’a pas évalué l’impact potentiel des emplacements alternatifs, demande à l’Etat partie, avant que toute décision finale ne soit prise quant à l’emplacement de la station de métro, d’appliquer la méthodologie de l’EIP pour tout emplacement alternatif potentiel, afin de permettre un examen rigoureux des options proposées et de soumettre les résultats de cette évaluation au Centre du patrimoine mondial pour examen de l’ICOMOS ;
  6. Accueille favorablement l’initiative de l’État partie d’inviter une seconde mission de conseil de l’ICOMOS chargée de donner ses conseils supplémentaires en vue de soutenir la conservation et la gestion du bien et de favoriser une mise en œuvre réussie du projet de métro, de manière à ce qu’il n’ait pas d’incidence négative sur la VUE du bien ;
  7. Recommande que les termes de référence de cette mission de conseil comprennent l’examen du suivi effectué par l’État partie aux recommandations précédentes du Comité et de l’ICOMOS, l’évaluation des nouveaux mécanismes de suivi et de planification, le projet de métro y compris les emplacements de station alternatifs et toute autre question soulevée par l’ICOMOS dans l’examen technique de l’EIP, ainsi que d’autres projets tels que celui de la Compañia de Jesús, entre autres, prenant également en compte la Recommandation de l’UNESCO de 2011 concernant le paysage urbain historique (PUH) ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.