1.         Établissements de chefferies précolombiennes avec des sphères mégalithiques du Diquís (Costa Rica) (C 1453)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2014

Critères  (iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1453/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2004-2004)
Montant total approuvé : 17 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1453/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Menaces identifiées au moment de l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondiale en 2004 :

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1453/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation le 26 novembre 2015, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1453/documents, dans lequel des informations sont communiquées sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations adoptées lors de l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial à la 38e session du Comité (Doha, 2014). Ils sont décrits comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’engagement déterminé de l’État partie en faveur de la conservation et de la gestion du bien devrait être souligné. Toutes les recommandations faites par le Comité lors de l’inscription en 2014 ont été appliquées et, malgré la complexité des tâches à entreprendre, les premiers résultats fort utiles ont déjà été obtenus, comme l’illustre cette analyse :

Aéroport international Sud

Le rapport donne les précisions suivantes :

À la lecture de ces premières informations, il semble évident que si l’aéroport est construit selon le projet actuel, il aura des impacts négatifs sur la composante Finca 6, sur son cadre archéologique et paysager, demeuré jusqu’alors principalement rural. La création d’une vaste zone imperméable (voies asphaltées, parkings et routes) pourrait également accroitre la vulnérabilité du bien aux inondations dans la zone du delta de la rivière avec des impacts potentiels négatifs sur les couches archéologiques et sur l’activité de l’aéroport.

Projet de barrage hydroélectrique El Diquís (PHD)

Le rapport précise que le projet en est à la phase de faisabilité avec la mise en œuvre d’une EIE. S’il est construit, le barrage sera le plus grand ouvrage de ce type en Amérique centrale. Le réservoir s’étendra sur une superficie de 6 815 hectares, la production prévue sera de 3 050 GWh. Le réservoir devant submerger des terres autochtones (915 hectares), une procédure consultative est nécessaire. La centrale électrique (casa de máquinas) ainsi que d’autres structures et services liés à l’infrastructure  hydroélectrique seront situés à moins d’un kilomètre de la composante Batambal dont l’une des valeurs reconnues est la vue sur le paysage environnant qui subira l’impact négatif du projet.

L’analyse des attributs du bien et des impacts potentiels met en évidence de nombreuses menaces graves que les deux projets font peser sur la VUE du bien et suggère que les projets soient totalement reconsidérés.

L’État partie a acquis 5,6 hectares de terres autour des sphères mégalithiques, en ayant recours à des expropriations, contrairement à ce qui avait été suggéré par les recommandations du Comité.

Les Plans de prévention aux risques et de gestion des catastrophes sont prévus pour le premier trimestre 2016, ils débuteront avec une étude de l’hydrologie et du système de drainage, ils sont d’ores et déjà approuvés. Le plan de réglementation pour les zones tampon est en cours d’élaboration sous la responsabilité de la Municipalité de Osa, il sera accompagné d’un Manuel des sites archéologiques (achèvement prévu pour la fin 2015).

Décision adoptée: 40 COM 7B.3

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 8B.44, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Félicite l’État partie pour les progrès réalisés dans la réponse aux recommandations du Comité ;
  4. Apprécie l’engagement de l’État partie et les efforts entrepris pour réaliser des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) pour les projets de l’aéroport et du barrage hydroélectrique El Diquís, et note que l’analyse préliminaire des impacts met en évidence de menaces potentielles pour la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et suggère que les deux projets doivent être reconsidérés ;
  5. Recommande vivement que ces EIP soient achevées dès que possible et soumises au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Recommande aussi vivement que l’État partie achève le plan de réglementation pour les zones tampon et qu’il soumette le projet final au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, ainsi que le Manuel des sites archéologiques ;
  7. Demande à l’État partie de communiquer des informations actualisées sur les progrès réalisés dans l’acquisition des 5,6 hectares de terres sur le site de El Silencio ;
  8. Demande également à l’État partie de communiquer des informations actualisées sur la demande de personnel supplémentaire faite auprès du Ministère des finances et des informations détaillées sur les nouvelles structure administrative et unité de gestion actuellement mises en place ;
  9. Recommande à l’État partie de poursuivre les actions entreprises en réponse aux recommandations du Comité, à savoir :
    1. préparer et finaliser les Plans de prévention aux risques et de gestion des catastrophes,
    2. mettre en place des mécanismes de coopération avec les communautés locales et les groupes et associations autochtones, dans un objectif de gestion,
    3. encourager les activités et les projets éducatifs afin de faire participer les équipes locales aux tâches de suivi et de documentation et à la définition d’indicateurs de suivi ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.