1.         Monastère de Ghélati (Géorgie) (C 710bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2010-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Interventions irréversibles dans le cadre de la reconstruction majeure de la structure de la cathédrale de Bagrati 

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4196

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4196

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4196

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/710/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/710/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Novembre 2003, juin 2008, mars 2010 et avril 2012 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; octobre 2014 : mission d’évaluation technique de l’ICOMOS au monastère de Ghélati ; janvier 2015 : mission de conseil de l’ICOMOS.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/710/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 1er février 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/710/documents/ et rend compte des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la décision 39 COM 7A.39 du Comité, y compris des avancées d’un certain nombre de mesures mises sur pied concernant le monastère de Ghélati, l’une des composantes du bien :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie a répondu à presque toutes les questions soulevées par le Comité du patrimoine mondial dans ses précédentes décisions et a communiqué des informations sur la mise en œuvre des mesures correctives adoptées par le Comité du patrimoine mondial concernant le monastère de Ghélati, l’un des éléments constitutifs du bien. Il a également traité les questions posées dans la décision 39 COM 8B.35 quand la demande de modification importante des limites pour le retrait de la cathédrale de Bagrati avait été renvoyée à l’État partie afin de lui permettre de clarifier les procédures et les responsabilités de gestion, fournir des précisions sur la manière dont un niveau d’engagement supérieur pourrait être mis en place par les principales parties prenantes pour assurer une protection et une gestion du bien appropriées ; soumettre le projet de plan de gestion révisé pour examen ; fournir un calendrier précisant quand la protection physique et visuelle de la zone tampon sera formalisée et quand des directives et des orientations claires seront mises en place pour la gestion et tout aménagement à l’intérieur de la zone tampon.

Il convient de noter, en particulier, les progrès de l’État partie pour ce qui est du plan de gestion du monastère de Ghélati qui a été finalisé et présenté au Centre du patrimoine mondial le 1er juillet 2015. L’ICOMOS a entrepris une étude technique et considère que le plan est pragmatique et repose sur une analyse très sensible et pertinente de la situation actuelle du bien. L’ICOMOS a quelques questions mineures dans son étude au sujet de la zone tampon et de ses utilisations, et formule également des recommandations sur la gestion du tourisme par rapport au développement des offres d’emploi, tout en assurant la durabilité socio-économique, puisque cela est défini comme l’un des enjeux fondamentaux du plan de gestion.

Les compétences et les responsabilités des autorités publiques et de l’Église (aux niveaux supérieur et local) sont bien établies en ce qui concerne la préservation et la protection du site.

Il convient aussi de remarquer les progrès accomplis dans l’élaboration d’un projet de code sur le patrimoine culturel, ainsi que la création de la plateforme de formation dans le domaine du patrimoine culturel en Géorgie.

Bien que le rapport sur l’état de conservation soumis par l’État partie contienne des réponses à la décision 39 COM 8B.35 du Comité en ce qui concerne la modification des limites du bien, il convient de noter que l’État partie n’a pas de nouveau présenté la modification importante des limites du bien au Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 159 des Orientations, pour examen par le Comité du patrimoine mondial, à la suite de son renvoi par le Comité.

Décision adoptée: 40 COM 7A.28

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7A,
  2. Rappelant les décisions 39 COM 7A.40 et 39 COM 8B.35, adoptées à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Se félicite des progrès accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre des mesures correctives concernant le monastère de Ghélati, l’un des éléments constitutifs du bien ;
  4. Prend note des informations fournies par l’État partie, notamment en réponse à la décision 39 COM 8B.95, en ce qui concerne la modification importante des limites du bien et, en particulier :
    1. les procédures et responsabilités de gestion des différentes agences et organisations impliquées clarifiées,
    2. les détails sur l’instauration de mesures par les principales parties prenantes, y compris l’élaboration du projet de code sur le patrimoine culturel, pour assurer une protection et une gestion du bien appropriées,
    3. le projet de plan de gestion révisé soumis, examiné ensuite par l’ICOMOS,
    4. la zone tampon étendue du monastère de Ghélati préparée et légalement adoptée,
    5. les ressources adéquates mobilisées pour des programmes à long terme de restauration du tissu du monastère et de ses peintures murales,
    6. le système de documentation établi pour le travail de conservation et de restauration,
    7. les détails sur la construction du centre d’accueil des visiteurs à l’extérieur du monastère de Ghélati coordonnée à une stratégie de gestion des visiteurs lancée en 2015, en conformité avec les recommandations de l’étude de l’ICOMOS de juin 2013 ;
  5. Prie instamment l’État partie de présenter de nouveau au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, la modification importante des limites du bien, conformément au paragraphe 159 des Orientations, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017 ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017 ;
  7. Décide de maintenir la Cathédrale de Bagrati et le monastère de Ghélati (Géorgie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 40 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/16/40.COM/7A, WHC/16/40.COM/7A.Add et WHC/16/40.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :