1.         Site maya de Copán (Honduras) (C 129)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1980

Critères  (iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/129/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1979-1999)
Montant total approuvé : 226 513 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/129/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

2003 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; 2005 : mission de suivi réactif ICOMOS ; novembre 2011 mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/129/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 1er février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien. Le 26 février 2015, il a soumis une version actualisée de ce rapport qui est disponible à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/list/129/documents/. En septembre 2014, il avait soumis un rapport sur le plan de gestion, sur l’étude sur la capacité d’accueil du bien et sur les progrès accomplis dans la conception d’une structure de protection de l’escalier hiéroglyphique. En ce qui concerne l’aérodrome dans la zone de Rio Amarillo, le rapport indique qu’il est en construction et ouvrira en mars 2015. Le rapport précise en outre que les travaux sont réalisés conformément aux recommandations du Comité du patrimoine mondial et de la mission de conseil de 2011 et que la longueur de la piste est de 1200 mètres auxquels s’ajoutent 200 mètres pour des raisons de sécurité (cf. annexe 7). Une évaluation d’impact sur le patrimoine culturel (EIP), réalisée par l’Association Copán, a été achevée en juin 2014. Des missions d’inspection appropriées et des travaux de recherche archéologique ont été entrepris et des mesures de sauvetage ont été prises. Ces éléments sont documentés et annexés au rapport.

Les informations cartographiques sur la zone tampon sont présentées dans le plan de gestion (pages 62-63).

Le plan de gestion 2014-2020 a été élaboré sur la base des conclusions d’une série de rencontres réunissant le personnel technique et scientifique de l’Institut hondurien d’anthropologie et d’histoire (IHAH), des chercheurs associés et le personnel d’autre institutions nationales telles que, entre autres, le Comité permanent de prévention des risques (COPECO) et l’Institut de conservation de la forêt (ICF). La participation des communautés et des institutions issues de la société civile a été moins forte que prévue. Les propriétaires terriens ont toutefois accepté de reprendre les négociations au sujet des cessions de terres au gouvernement. Le Plan de prévention des risques du parc archéologique de Copán est intégré au plan de gestion et concerne les catastrophes naturelles telles que les inondations, les incendies et les tremblements de terre. Il prévoit des mesures tant préventives que correctives. Le COPECO est l’institution nationale en charge de sa mise en œuvre en collaboration avec l’IHAH.

La conception de l’abri de protection de l’escalier hiéroglyphique, dont les plans ont été soumis au Centre du patrimoine mondial en septembre 2014, se poursuit et les maquettes équipées de différents tissus sont en cours de préparation avant d’être testées. Un nouveau laboratoire, destiné à la conservation des sculptures, a été construit et des projets spécifiques de suivi des sculptures en stuc dans les tunnels seront mis en œuvre.

L’État partie conclut que, dans l’ensemble, les conditions du bien sont optimales en raison de l’absence de catastrophe naturelle au cours des derniers mois et du nombre considérablement peu élevé de visiteurs, tant nationaux qu’internationaux, depuis 2009.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’aéroport de Rio Amarillo a été inauguré le 10 mars 2015. Les travaux ont été réalisés en conformité avec les recommandations spécifiques faites par la mission de suivi réactif de 2011. Comme demandé par une décision du Comité du patrimoine mondial, la taille de la piste est limitée à 1200 mètres auxquels s’ajoutent 200 mètres pour des raisons de sécurité. Les observations, recommandations et conclusions de l’EIP culturel, réalisée par l’Association Copán conformément au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, devraient être prises en compte par les institutions concernées. Les efforts entrepris par l’État partie pour sauver et déplacer les vestiges archéologiques autour de l’aéroport entre 2013 et 2014 devraient être soulignés. Il est pris note de la proposition de définition d’une zone tampon du bien. Le Comité est invité à demander à l’État partie de soumettre une modification mineure des limites du bien, conformément aux procédures définies dans les paragraphes 163-165 des Orientations.

L’ICOMOS a réalisé un examen technique du plan de gestion et de l’étude sur la capacité d’accueil de Copán, qui ont été transmis à l’État partie le 19 mars 2015. Au terme de cet examen, il s’avère que la capacité d’accueil, la gestion des visiteurs, la préparation aux risques et la participation communautaire doivent être améliorées. À cette fin, les recommandations suivantes sont faites :

Décision adoptée: 39 COM 7B.91

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.99 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Prend note de la limitation à 1200 mètres de la piste de l’aéroport de Rio Amarillo, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial et les recommandations de la mission de suivi réactif de 2011, et reconnaît les efforts entrepris par l’État partie afin de sauver et de déplacer les vestiges archéologiques situés aux alentours de Rio Amarillo ;
  4. Accueille avec satisfaction l’évaluation d’impact sur le patrimoine culturel (EIP) réalisée par l’Association Copán pour la zone de l’aéroport et invite les institutions concernées à prendre en considération les observations, recommandations et conclusions de cette évaluation ;
  5. Prend également note des informations cartographiques fournies par l’État partie et demande à celui-ci d’achever la précision et la clarification des limites du bien dans le cadre de la procédure d’inventaire rétrospectif et de soumettre une proposition finale de zone tampon conformément aux paragraphes 163-165 des Orientations sur les modifications mineures de limites ;
  6. Apprécie les efforts entrepris par l’État partie pour élaborer le plan de gestion et réaliser l’étude sur la capacité d’accueil pour le bien du patrimoine mondial et invite également l’État partie à entreprendre leur révision en prenant en considération les recommandations de l’ICOMOS, en particulier en ce qui concerne le plan d’action et la stratégie de financement, les prévisions touristiques et la gestion des visiteurs, et la participation des communautés ;
  7. Demande également à l’État partie de le tenir informé des progrès accomplis dans la conception de la structure de protection de l’escalier hiéroglyphique, et du résultat des tests ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.