1.         Forts de colline du Rajasthan (Inde) (C 247rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2013

Critères  (ii)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/247/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/247/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Menaces identifiées lors de l'inscription en 2013 :

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/247/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 28 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, rapport disponible sur https://whc.unesco.org/fr/list/247/documents/. Il répond à la demande du Comité du patrimoine mondial, lors de l’inscription, notamment sur le grand projet de conservation du Fort de Jaisalmer et les  travaux de conservation des forts de Chittorgarh et de Kumbhalgarh, ainsi que les menaces potentielles à Chittorgarh provenant des activités minières et industrielles comme soulignées dans la décision 37 COM 8B.31 :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Comité du patrimoine mondial a voulu une fois de plus s’assurer, lors de l’inscription, que le grand projet de conservation pour l’infrastructure et la conservation des bâtiments individuels au fort de Jaisalmer soit exécuté en respectant les délais convenus, compte tenu de l’extrême vulnérabilité de la colline sur laquelle s’élève le fort aux infiltrations d’eau et du grand nombre d’édifices à l’intérieur du fort  requérant de l’attention.

L’État partie indique seulement que des travaux sont en cours, sans donner de détails sur ce qui a été entrepris depuis l’inscription ni de garantie sur le maintien du calendrier établi. Fait inquiétant, le rapport précise également que diverses activités de construction non autorisées sont en cours et échappent au contrôle, s’ajoutant ainsi aux sources déjà existantes d’infiltration d’eau .

Lors de l’inscription, il était noté que le plan de gestion du fort de Jaisalmer ainsi que les plans secondaires de gestion des visiteurs, lde préparation aux risques et de création de moyens de subsistance pour la population locale, seraient finalisés d’ici la fin de 2013. Il est donc préoccupant de constater que d’après le rapport de l’État partie aucun progrès concret avec ces plans ne semble avoir été réalisé depuis l’inscription et qu’ils sont tous encore en préparation, nonobstant l’avis exprimé selon lequel le plan est considéré comme le moyen de contrôler le développement illégal.

Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial demande de plus amples détails sur l’avancement du grand projet d’infrastructure et de conservation de Jaisalmer, ainsi que son calendrier, afin de s’assurer que l’authenticité et l’intégrité de cette composante ne sont pas menacées. Il est par ailleurs suggéré que le Comité demande la soumission du plan de gestion achevé du Fort de Jaisalmer à une date convenue.

Les informations fournies par l’État partie sur l’exploitation minière dans les environs de Chittorgarh ne sont pas claires. Selon les informations fournies sur le domaine public, en 2011, la Haute Cour du Rajasthan avait ordonné de n’installer aucune exploitation minière dans un rayon de 10 km autour du Fort, afin de contrer les effets néfastes des vibrations, de la poussière et de la circulation. Cependant, en mai 2013, un mois avant l’inscription, la Haute Cour du Rajasthan, en réponse au défi d’une compagnie minière, a accordé un assouplissement temporaire de l’activité minière dans un rayon de 10 km mais sans explosifs, ce dont personne n’avait eu connaissance lors de l’inscription et qui n’a, jusqu’à présent, pas été officiellement annoncé et qui pourrait avoir des effets néfastes sur le fort. Bien qu’il soit indiqué qu’une étude technique sur les impacts est actuellement soumise à l’examen de la Cour Suprême de l’Inde, il semblerait  que l’usage d’explosifs ainsi que l’exploitation de mines pourraient être envisagés dans un rayon de 10 km. Le 19 mars 2015, le Centre du patrimoine mondial a demandé à l’État partie d’apporter des éclaircissements sur ce sujet. Au moment de la préparation du document de travail, aucune information n’a été fournie.

Les informations fournies par l’État partie sur les mesures de consolidation prises et prévues pour le fort de Kumbhalgarh ne sont pas assez détaillées. Il est recommandé que le Comité demande aussi un complément d’informations sur ce point à l’État partie et exprime son inquiétude du fait que l’engagement donné au moment de l’inscription de faire avancer le projet de conservation à Jaisalmer n’a pas permis d’enregistrer de progrès notoire. De plus, la protection et la gestion aux alentours du fort de Chittorgarh ne semblent pas efficaces.

Décision adoptée: 39 COM 7B.65

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 8B.31, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Se déclare préoccupé de ce qu’en dépit des engagements pris lors de l’inscription, peu de progrès semblent avoir été accomplis au niveau du grand projet de travaux d’infrastructure au fort de Jaisalmer pour empêcher les infiltrations d’eau dans le monticule du fort ou de la conservation des édifices à l’intérieur du fort ;
  4. Note avec inquiétude que :
    1. les constructions illégales dans l’enceinte du fort de Jaisalmer sont répandues et pourraient avoir un impact négatif sur l’authenticité et l’intégrité du site,
    2. le plan de gestion du fort de Jaisalmer qui était censé être achevé en 2013, lors de l’inscription, n’est toujours pas finalisé ;
  5. Demande à l’État partie soumettre au Centre du patrimoine mondial, dès que possible et au plus tard le 1er décembre 2015, un calendrier actualisé du projet d’infrastructure de Jaisalmer et de réitérer ses engagements à faire avancer ce projet ;
  6. Prie instamment l’État partie d’achever le plan de gestion du fort de Jaisalmer, ainsi que les plans secondaires prévus pour la gestion des visiteurs, la préparation aux risques et la création de moyens de subsistance pour la population locale et de les soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  7. Exprime également son inquiétude quant au fait que, le contrôle de l’activité minière dans l’entourage du fort de Chittorgarh, mis en place au moment de l’inscription, semble avoir connu un certain relâchement ;
  8. Demande également à l’État partie de fournir, dès que possible, et au plus tard le 1er décembre 2015, des détails sur les dispositions actuelles de l’exploitation minière dans l’entourage du fort de Chittorgarh ;
  9. Demande en outre à l’État partie de fournir un rapport détaillé sur les mesures de consolidation prises et envisagées pour le fort de Kumbhalgarh ;
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.