1.         Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo (Nigéria) (C 1118)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2005

Critères  (ii)(iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1118/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1999-1999)
Montant total approuvé : 10 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1118/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1118/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 28 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1118/documents/ et étudie quelques-uns des problèmes soulevés par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session, ainsi que la conservation des sculptures, comme suit :

La mission ICOMOS de suivi réactif demandée n’a pas eu lieu, alors que l’État partie a indiqué qu’il allait l’inviter au cours de l’année à venir.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les progrès dans la régénération de plusieurs parties de la forêt sacrée sont satisfaisants. Au moment de l’inscription, il était prévu de régénérer les 30 % de la forêt primaire ayant subi des dommages causés par des plantations et d’autres activités agricoles. On ne voit pas très bien si tout ou partie de cette zone est maintenant régénérée et/ou reboisée. Le nettoyage de la rivière est devenu plus fréquent ; cependant, étant donné le caractère sacré de l’Osun, il est indispensable d’adopter des mesures préventives pour éviter la pollution de l’eau et ne plus être obligé d’avoir à faire un nettoyage régulier.

Un programme de conservation des sculptures a commencé avec les interventions réalisées au sanctuaire du marché. Durant l’année, une demande d’assistance internationale a été reçue pour pouvoir assurer la conservation de nombreuses autres sculptures de la Forêt sacrée. Cette demande a été renvoyée pour obtenir plus de précisions sur l’approche de conservation, la planification prospective et la documentation en raison de l’extrême complexité de la tâche. Il a également été suggéré que la prochaine mission prenne ces questions en considération.

La production d’un plan de conservation/gestion révisé et de plans de préparation aux risques et d’accueil des visiteurs est aussi un progrès appréciable. Étant donné les fortes pressions du développement et des visiteurs sur le bien, ces plans devraient être soumis au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives et être pris en considération par la prochaine mission afin de comprendre les mesures spécifiques sur les restrictions et le contrôle du développement à l’intérieur du bien, la capacité d’accueil de la Forêt sacrée et les approches en matière de conservation des sculptures.

Décision adoptée: 39 COM 7B.43

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.53 adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Salue la régénération progressive de la forêt sacrée et la fréquence accrue du nettoyage de la rivière, mais prie instamment l’État partie de s’attaquer à l’origine de la pollution de l’Osun ;
  4. Se félicite également de la révision du plan de gestion et de la mise en place de plans de gestion du tourisme culturel et de préparation aux risques et demande à l’État partie d’en soumettre des exemplaires au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Note que des travaux de conservation des sculptures ont commencé dans le sanctuaire du marché et que des fonds sont actuellement sollicités pour de nouvelles interventions dans la Forêt sacrée et demande également à l’État partie d’apporter plus de précisions sur l’approche de la conservation, la planification prospective et la documentation, compte tenu de l’extrême complexité de la tâche ;
  6. Note également que l’État partie a l’intention d’inviter la mission ICOMOS de suivi réactif demandée sur le bien au cours de l’année, afin de prendre en considération le développement urbain, la gestion du tourisme et la conservation des ressources naturelles, et suggère que la mission considère également les approches en matière de conservation des sculptures ;
  7. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.