1.         Ville de Potosí (Bolivie (État plurinational de)) (C 420)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2014-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

En cours de rédaction

Mesures correctives identifiées

En cours de d'identification

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours d'identification

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/420/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1988-2015)
Montant total approuvé : 83 777 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/420/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé: 10 000 dollars EU pour une mission technique du Centre du Patrimoine Mondial/ICOMOS en 2005, financée par le Fonds-en-dépôt espagnol pour le patrimoine mondial.

Missions de suivi antérieures

Novembre 2005 et février 2011: mission technique du Centre du patrimoine mondial/ICOMOS. Décembre 2013 et janvier 2014: mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/420/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 19 février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/420/documents.  Les avancées sont présentées comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le rapport sur l’état de conservation du bien ne donne pas d’informations précises sur la mise en œuvre des recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial en vue d’évaluer la situation actuelle.

Les travaux de stabilisation au sommet du Cerro Rico doivent commencer de toute urgence. Les avancées effectuées par l’État partie dans cette zone sont très limitées et doivent être poursuivies, en particulier le processus de sélection de la société chargée de combler le sommet. L’évaluation et la définition de la stratégie la plus appropriée pour entreprendre ces travaux doivent être une priorité, comme indiqué dans les décisions précédentes. Par ailleurs, aucun calendrier n’est communiqué s’agissant de la finalisation des procédures et des travaux de stabilisation du Cerro Rico.

L’adoption d’une nouvelle règlementation en remplacement du Décret suprême 27787 est accueillie favorablement tout en prenant en considération les difficultés d’application du moratoire visant toute exploration au-dessus de 4 400 m et la mise en œuvre effective de la réinstallation des mineurs. L’arrêt de tous les travaux dans les cinq zones à risque identifiées est également en cours, ainsi que les négociations pour la réinstallation des ouvriers entre le ministère des Mines et de la Métallurgie, la COMIBOL et les coopératives minières. Néanmoins, aucun calendrier ou explication spécifique sur le processus de réinstallation des mineurs et le texte de loi n’a été communiqué par l’État partie. Il est recommandé à ce stade que le Comité demande à l’État partie de communiquer ce projet de loi au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives.

Il est noté que l’État partie, malgré la demande du Comité, n’a pas proposé d’État souhaité de conservation en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) ni d’ensemble de mesures correctives. Ces éléments sont essentiels pour la planification et le suivi des interventions qui devraient finalement conduire au retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Les avancées effectuées s’agissant de renforcer le mécanisme interinstitutionnel qui doit être mis sur pied pour l’élaboration et la mise en œuvre du système de gestion intégré du bien doivent être soulignées. Comme cela était indiqué dans les décisions précédentes, la gestion et le suivi de chaque élément reposent sur des niveaux de gestion divers, conduisant à un manque de cohérence et d’articulation en matière de prise de décision. Le nouveau système de gestion devrait comprendre un cadre de référence prenant en compte tous les éléments du bien inscrit pour garantir la protection intégrale de sa Valeur universelle exceptionnelle (VUE) et prendre en considération les recommandations de la mission de suivi réactif de 2013. Il s’agit là d’une question cruciale pour laquelle les Organisations consultatives et le Centre du patrimoine mondial joueront un rôle afin de soutenir les efforts accomplis par l’État partie. La mise en œuvre de l’assistance internationale approuvée dans ce but est accueillie très favorablement.

La définition de la zone tampon du bien devrait être traitée dans le cadre de la définition du système de gestion intégré prévu afin de prendre en compte une définition claire de la protection des zones visuellement sensibles autour du bien.

Décision adoptée: 39 COM 7A.44

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.38, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Encourage l’État partie à finaliser les accords en vue de la mise en place du comité interinstitutionnel pour répondre de manière intégrée à tous les sujets de préoccupation qui touchent les éléments du bien, y compris le Cerro Rico ;
  4. Note avec préoccupation que les travaux de stabilisation du sommet du Cerro Rico sont à l’arrêt et qu’aucune stratégie révisée ni aucun calendrier de réalisation du projet de stabilisation n’ont été définis, et prie instamment l’État partie de finaliser le processus d’adoption de la nouvelle règlementation pour répondre à la question de la réinstallation des mineurs et au moratoire visant toute exploration entre 4 400 m et 4 700 m d’altitude ;
  5. Prie aussi instamment l’État partie d’œuvrer en étroite coopération avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives pour finaliser, dans le cadre de l’assistance internationale approuvée, le processus d’élaboration du plan de gestion intégré et participatif qui englobe tous les attributs du bien afin de garantir le maintien de sa Valeur universelle exceptionnelle (VUE) et de fournir une version électronique et trois exemplaires imprimés du projet de plan pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  6. Réitère ses demandes à l’État partie pour développer, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, une proposition d’État souhaité de conservation pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et un ensemble de mesures correctives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016 ;
  7. Demande à l’État partie d’inclure dans le processus d’élaboration du plan de gestion intégré une proposition de définition des zones tampons du bien et l’invite à soumettre, conformément aux paragraphes 163-165 des Orientations, une modification mineure des limites permettant une définition claire de la protection des zones visuellement sensibles autour du bien ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016 ;
  9. Décide de maintenir la Ville de Potosí (État plurinational de Bolivie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 39 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-15/39.COM/7A et WHC-15/39.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :