1.         Liverpool – Port marchand (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) (C 1150)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2012-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Projet d’aménagement « Liverpool Waters »

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

En cours.

Mesures correctives identifiées

En cours de rédaction

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours de rédaction

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1150/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1150/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Octobre 2006 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS; Novembre 2011 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS; Février 2015 : mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1150/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 26 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, qui peut être consulté à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/list/1150/documents/. Le rapport aborde les points soulevés par le Comité du patrimoine mondial relatifs au projet d’aménagement Liverpool Waters et précise que toutes les autorités concernées et le promoteur du projet ont mis en place des mesures destinées à apporter des éléments de réponse aux préoccupations exprimées par le Comité.

La révision du plan de gestion, qui est actuellement en cours, est considérée par l’État partie comme une opportunité d’envisager avec un œil neuf la vision du bien dans son ensemble.

Le rapport résume les progrès accomplis dans l’amélioration de l’état de conservation du bien suite à la réparation d’un certain nombre de bâtiments historiques exceptionnels, qui étaient auparavant en péril, en vue de leur réutilisation. Il est également fait état de la révision en cours du Plan local, destinée à actualiser les politiques nécessaires à la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE), et des efforts entrepris pour une meilleure compréhension du bien du patrimoine mondial.

En outre, à l’invitation de l’État partie, une mission conjointe consultative Centre du patrimoine mondial / ICOMOS a été organisée les 24 et 25 février 2015. Le but de cette mission était d’engager une discussion avec l’État partie pour voir si un accord pouvait être trouvé concernant l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et de possibles mesures correctives. Il convient de rappeler qu’en amont de la mission, un premier projet de DSOCR, élaboré par le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS, a été transmis à l’État partie le 29 avril 2013 ; un deuxième projet a été élaboré par l’État partie le 15 avril 2014, en collaboration et avec l’accord des principales parties prenantes du bien. L’ICOMOS a estimé que ce deuxième projet de DSCOR était une « déclaration sur les procédures à suivre » peu concluante quant à l’élimination définitive des menaces pesant sur le bien. Le rapport de la mission de conseil est également disponible à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/list/1150/documents/.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

La mission de conseil a confirmé que les vives préoccupations du Comité du patrimoine mondial quant à la menace potentielle que représente le projet d’aménagement Liverpool Waters pour la VUE sont reconnues par toutes les autorités et parties prenantes. La mission a estimé qu’en dépit d’un certain nombre de réussites significatives dans la protection de la VUE du bien, grâce à des réutilisations de bâtiments après adaptation, le Conseil municipal doit encore prendre des mesures globales afin d’éliminer les menaces qui pèsent sur la VUE, en particulier en ce qui concerne le problème des bâtiments de moyenne et de grande hauteur du projet d’aménagement de Liverpool Waters, qui n’est pas encore résolu. Au stade de planification actuel, ce problème ne peut être résolu qu’au moyen de négociations proactives entre les trois principaux acteurs (le Conseil municipal de Liverpool, le promoteur et English Heritage).

Liverpool Waters étant un projet d’aménagement à long terme qui doit s’étendre sur trois décennies, il est susceptible d’évoluer dans des contextes changeants. La mission a néanmoins remarqué que les plans du projet sont actuellement envisagés comme des plans définitifs de mise en œuvre. Les autorités ont précisé qu’à ce jour, les travaux de construction n’avaient pas commencé sur le site de la zone d’aménagement de Liverpool Waters (située en partie sur le territoire du bien et en partie sur la zone tampon). Aucun permis d’aménagement ne sera soumis en 2015 pour les docks centraux et aucune construction ne devrait débuter avant 2016.

Après avoir constaté un décalage entre l’obligation faite à l’État partie de sauvegarder la VUE du bien et les actions concrètes du Conseil municipal de Liverpool pour mettre en œuvre des mécanismes de planification appropriés, la mission a recommandé qu’en l’absence de soumission d’un projet détaillé de planification pour les docks centraux au cours de l’année 2015, l’État partie soumette au Centre du patrimoine mondial un DSOCR modifié d’ici le 1er décembre 2015.

Ce DSOCR modifié devrait être fondé sur les éléments de la note rédigée conjointement par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives en avril 2013, et sur la réponse fournie par l’État partie en avril 2014. Il devrait faire clairement état :

En outre, le DSOCR devrait inclure une documentation sur le système de gestion à mettre en place afin d’intégrer l’investissement public/privé au sein d’un processus de planification réaliste.

Il est également recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 39 COM 7A.43

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7A.19, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Prend note de la mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial / ICOMOS, organisée en février 2015 à l’invitation de l’État partie, laquelle a confirmé que toutes les parties prenantes reconnaissent les vives préoccupations du Comité du patrimoine mondial relatives à la menace que pourrait représenter le schéma d’aménagement de Liverpool Waters pour la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Approuve les conclusions de la mission de conseil de 2015, en particulier la nécessité de réduire la densité urbaine et la hauteur des aménagements proposés par rapport aux normes retenues pour le projet Liverpool Waters ;
  5. Prie instamment l’État partie de mettre en œuvre les recommandations de la mission relatives à la révision du projet d’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives. Dans ce but, invite l’Etat partie à demander l’assistance et l’orientation techniques et organiser, conjointement avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, une série d’ateliers techniques ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre2016, un DSOCR modifié pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, étant entendu qu’aucun nouveau plan détaillé affectant le bien ne sera approuvé avant cette date ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016 ;
  8. Décide de maintenir Liverpool – Port marchand (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 39 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-15/39.COM/7A et WHC-15/39.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :