1.         Parc national de la Comoé (Côte d'Ivoire) (N 227)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2003-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1050

Mesures correctives identifiées

Adoptées, voir pages https://whc.unesco.org/fr/decisions/1050  et  https://whc.unesco.org/fr/decisions/4336 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1050

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/227/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1988-2013)
Montant total approuvé : 97 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/227/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé: 50.000 dollars EU dans le cadre du programme de l’UNESCO « L’homme et la biosphère » et par le Fonds de réponse rapide

Missions de suivi antérieures

Janvier 2013 : mission de suivi réactif UICN ; Juin 2006 : mission de suivi conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/227/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 27 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible en ligne à https://whc.unesco.org/fr/list/227/documents/. Ce rapport donne les informations suivantes :

Les avancées permettant d’atteindre l’État souhaité de conservation en vue d’un retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) sont également présentées dans ce rapport.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

La confirmation qu’aucun permis d’exploitation minière n’a été accordé au sein du bien est accueillie favorablement. Néanmoins, on doit rappeler que la mission de 2013 avait mis en évidence deux permis d’exploration minière concernant des terrains immédiatement situés au nord du bien. Les impacts potentiels de ces permis sur la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien devraient être évalués, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale.

Il est noté avec préoccupation que le nombre de mines d’or illégales a beaucoup augmenté depuis la fin 2014. Étant donné que les effets des mines d’or illégales n’affectent pas seulement le bien, mais la plupart des aires protégées en Côte d’Ivoire, un soutien politique de niveau national est crucial, en particulier par la dotation de ressources appropriées pour répondre à cette menace, ainsi qu’une application réglementaire forte pour empêcher les transgressions.

L’État partie a effectué des avancées importantes en répondant aux pressions anthropiques sur le bien. La réduction de l’empiètement agricole et des pâturages illégaux entre 2010 et 2014 (environ 71 % et 98 % respectivement) est particulièrement louable, tout comme l’est la participation accrue des communautés locales aux patrouilles. Le braconnage a également diminué, mais demeure une menace importante en particulier au regard de la forte augmentation du nombre de mines d’or illégales, y compris dans des zones de grande biodiversité situées au sein du bien.

L’actualisation du plan de gestion, qui comprend le plan de réhabilitation, est accueillie favorablement. Le plan de réhabilitation devrait être prioritairement mis en œuvre afin de permettre la mise en place efficace d’autres activités de gestion, dont des patrouilles. Des ressources humaines et financières adaptées devraient être fournies pour garantir la mise en œuvre efficace de ces deux plans.

Les résultats du recensement aérien permettront de mieux définir les indicateurs du DSOCR qui concernent la conservation des bovidés. Néanmoins, afin de définir les indicateurs biologiques du DSOCR de manière globale, les données devraient aussi concerner la démographie des chimpanzés et des éléphants. Même si le recensement des chimpanzés, qui devrait être terminé d’ici la fin avril 2015, rassemble également des résultats préliminaires sur les éléphants, un recensement propre à ces derniers est toujours nécessaire afin d’établir des résultats mieux étayés. Il est noté qu’une étude a été menée en juin 2014 pour définir une méthodologie de suivi biologique du bien, méthodologie qui devrait être finalisée et mise en œuvre afin de garantir un suivi régulier du rétablissement de la faune sauvage au sein du bien, afin de faciliter la revue des avancées en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Il est recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 39 COM 7A.2

Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7A.35, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Accueille favorablement les progrès continus effectués par l’État partie pour répondre aux menaces anthropiques qui pèsent sur le bien, et félicite en particulier l’État partie pour la réduction importante du nombre d’incidents signalés en matière d’empiètement agricole et de pâturage illégal, ainsi que pour la participation accrue des communautés locales aux patrouilles ;
  4. Accueille également favorablement la confirmation par l’État partie qu’aucun permis d’exploitation minière n’a été accordé au sein des limites du bien , et réitère sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial une Évaluation d’impact environnemental (EIE) pour les deux permis d’exploration qui concernent des terrains immédiatement situés au nord du bien, qui devrait inclure une évaluation de leur impact potentiel sur la Valeur universelle exceptionnelle (VUE), conformément à la Note de conseil de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale ;
  5. Note avec préoccupation l’augmentation rapide signalée du nombre de mines d’or illégales et du risque associé de braconnage, et prie instamment l’État partie d’apporter son soutien politique au niveau national pour garantir une mise à disposition adaptée des ressources humaines et financières et une application stricte de la loi pour répondre à cette menace ;
  6. Demande à l’État partie de mettre en œuvre prioritairement le plan de réhabilitation afin de garantir la mise en œuvre effective des autres activités de gestion ;
  7. Note également que les résultats du recensement aérien permettront la définition des indicateurs biologiques de l’État souhaité de conservation en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), et demande également à l’État partie, en concertation avec l’UICN et le Centre du patrimoine mondial, de définir les indicateurs biologiques et le calendrier de leur élaboration dès que des données supplémentaires seront disponibles sur la démographie des chimpanzés et des éléphants, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016 ;
  8. Demande en outre à l’État partie de mettre en œuvre une méthodologie de suivi biologique solide et cohérente pour garantir le suivi régulier du rétablissement démographique de la faune sauvage au sein du bien, ce qui devrait faciliter la future revue des avancées effectuées en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN sur le bien pour examiner l’état de conservation du bien et les progrès effectués dans la mise en œuvre des points susmentionnés ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016 ;
  11. Décide de maintenir Parc national de la Comoé (Côte d’Ivoire) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 39 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-15/39.COM/7A et WHC-15/39.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :