1.         Site maya de Copán (Honduras) (C 129)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1980

Critères  (iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/129/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1979-1999)
Montant total approuvé : 226 513 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/129/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/129/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Précédentes délibérations : Le Secrétariat a informé le Comité à sa vingt-deuxième session des dommages causés par l’ouragan Mitch à certains biens du patrimoine mondial d’Amérique centrale. Le Comité a demandé au Secrétariat, en collaboration avec les organes consultatifs, de fournir un rapport complet sur l’état du patrimoine mondial dans la région de l’Amérique centrale à la vingt-troisième session du Bureau.

Nouvelles informations : Le Secrétariat a demandé à l’UICN et à l’ICOMOS de préparer un tel rapport.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter étudier le rapport qui sera fourni lors de sa session et prendre la décision appropriée à cet égard.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Néant

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.B.15

L’ICOMOS a présenté un rapport sur l’état des biens du patrimoine mondial culturel en Amérique centrale après le passage de l’ouragan Mitch en octobre/novembre 1998. Le rapport a été rédigé par un expert de l’ICOMOS à la suite d’une mission récente sur les sites. L’ICOMOS a fourni des informations sur cinq sites culturels :

Joya de Ceren (El Salvador) : Les toits protecteurs se sont avérés inadaptés pour protéger les parties fouillées de ce site. Le fait que le sol volcanique ait été détrempé de manière prolongée a entraîné un développement rapide de plantes et de moisissures sur les constructions mises au jour. L’expert a recommandé des mesures préventives et l’inclusion totale de planification préventive des risques dans le plan de gestion qui est en préparation avec l’appui de l’Institut Getty de conservation.

Antigua Guatemala (Guatemala) : L’inondation très étendue qui est survenue a atteint un mètre de haut, en particulier dans le secteur d’Alameda del Calvario. Les autorités ont immédiatement pris des mesures décisives, la ville a été nettoyée et la plupart des dégâts ont déjà été réparés.

Parc archéologique et ruines de Quirigua (Guatemala) : C’est le site le plus endommagé que l’expert ait visité. Les canaux et les systèmes d’irrigation des bananeraies environnantes ont été détruits, la boue et l’eau ont envahi le site et imprégné de produits chimiques destinés à l’agriculture les constructions et les sculptures. Le nettoyage des pierres exige un processus long et coûteux. La plupart des infrastructures du site, les installations de stockage, les clôtures, etc. ont également été détruites. Il est nécessaire de disposer d’un plan de gestion avec des dispositions de planification préventive.

Site maya de Copan (Honduras) : La Copan a débordé et a repris son cours initial, détruisant des vestiges archéologiques (Las Sepulturas) ainsi qu’un mur de retenue. Les tunnels de fouilles non stabilisés à l’intérieur des pyramides ont été endommagés. Selon l’ICOMOS, il faudra les remblayer immédiatement dès que la documentation et la recherche seront terminées. Il faudrait entreprendre une étude approfondie de la politique en matière de fouilles à Copan.

Ruines de Leon Viejo (Nicaragua) : Ce site a été proposé pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial il y a quelques années et il a été reconnu comme possédant des valeurs de patrimoine mondial. Il a été sérieusement endommagé par un ouragan en 1982. A la suite de l’ouragan Mitch, le cours d’eau qui était stabilisé à l’époque a débordé et a repris son cours initial. Le site a été recouvert de boue et les murs ont été ébranlés. Des nettoyages et des réparations ont été immédiatement entrepris. Il faudra procéder à la construction de murs  protecteurs et draguer le cours d’eau.