1.         Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne) (C 314bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1984

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/314/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1998-1998)
Montant total approuvé : 15 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/314/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/314/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1998

Suite à la décision du Comité du patrimoine mondial à sa vingt et unième session, des actions en faveur de ce site ont été entreprises pour la résolution du problème créé par la construction du Rey Chico, pour la préparation d'un nouveau plan de gestion et pour la revitalisation du quartier de l'Albaicin. Un séminaire organisé par le Centre UNESCO d'Andalousie, basé à Grenade, a réuni des participants de la Junte d'Andalousie, de la Ville de Grenade et des associations d'habitants de l'Albaicin, permettant de dresser un bilan des actions déjà entamées et d'émettre des propositions concrètes en vue de la revitalisation du quartier et de la participation des habitants à ce processus.

Nouvelle construction du Rey Chico

Les interventions répétées du Directeur général de l'UNESCO et du Comité et du Secrétariat du patrimoine mondial ont fini par déboucher sur une solution dont le Centre a été averti par lettre de l'Ambassadeur d'Espagne auprès de l'UNESCO en date du 15 avril 1998. Conformément à la loi 16/1985, article 37, la Mairie de Grenade a ainsi informé le Ministère de la culture et la Junte d'Andalousie qu'elle avait entamé les procédures d'expropriation du bâtiment. En même temps, la Mairie avait conclu un accord avec le promoteur du Rey Chico pour échanger la nouvelle construction du Rey Chico avec le "Carmen de las Palmas", propriété de la Mairie située à l'extérieur du site.

Révision du plan de gestion du site

La demande du Comité qui était d'arriver à la révision du plan de gestion de l'Alhambra et du Généralife, à un plan de gestion unique pour l'ensemble du site et à la création d'un comité scientifique Espagne-UNESCO n'a pas encore été suivie d'effet. Dans une correspondance récente, la Conseillère à la culture de la Junte d'Andalousie écrivait au Directeur général pour l'informer qu'il était impossible de créer une structure institutionnelle de coordination de la gestion de l'Alhambra et Généralife d'une part, qui dépend du Patronat de l'Alhambra et de la gestion de l'Albaicin d'autre part, qui dépend de la Ville de Grenade.

Revitalisation de l'Albaicin

Un séminaire organisé par le Centre Unesco d'Andalousie avec l'aide de la Caisse des dépôts de Grenade s'est tenu du 2 au 6 février 1998 dans les locaux de la Escuela de Estudios Arabes dans l'Albaicin. Bien que la préparation du séminaire ait eu lieu dans des conditions difficiles (cas du Rey Chico et manque de moyens du Centre UNESCO), le séminaire a eu des effets positifs et plusieurs engagements y ont été confirmés :

  1. la population a pris conscience de son patrimoine et de son rôle dans sa conservation,
  2. la Caisse d’épargne de Grenade s’est engagée à offrir des prêts à bas taux d’intérêt pour la réhabilitation des demeures,
  3. la Chambre de commerce créera un label d’artisanat de l’Albaicin,
  4. la Mairie réhabilite les routes et enterre les câbles, améliore les voies d’accès et a établi un réseau de minibus; son bureau technique pour l’Albaicin est apprécié par les habitants,
  5. la Junte financera pour 300 millions de pesetas la réhabilitation du patrimoine de l’Albaicin en 4 ans, sans compter les investissements prévus dans les autres secteurs,
  6. l’Episcopat ouvrira une partie du Monastère Santa Isabel La Réal et les églises aux visites et créera une école d’artisanat;
  7. la Escuela de Estudios Arabes continuera la réhabilitation de demeures mauresques avec le financement du World Monument Fund (American Express) et de la Fondation de l’Agha Khan.

Action requise

Le Bureau remercie les autorités nationales, régionales et locales pour les efforts entrepris et pour les résultats atteints dans la conclusion heureuse de l'affaire de la nouvelle construction du Rey Chico. Le Bureau félicite aussi le Centre UNESCO d'Andalousie pour le succès du séminaire sur la revitalisation de l'Albaicin et remercie ceux qui ont contribué à sa tenue et au succès de ses travaux. Il remercie enfin la Mairie, la Junte et les autorités religieuses et économiques pour les travaux entrepris dans la réhabilitation du quartier, son ouverture au tourisme et le développement de son artisanat. Le Bureau rappelle cependant aux autorités l'impérieuse nécessité d'appliquer la Convention et les Orientations quant au plan de gestion et à l'unicité du site. En conséquence, le Bureau prie instamment les autorités espagnoles de mettre en place sans tarder le comité scientifique Espagne-UNESCO et de le réunir au plus tôt pour que les mesures nécessaires pour la bonne gestion du site soient enfin détaillées et programmées.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1998

Néant

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 22 BUR V.B.60

Après avoir pris connaissance du rapport du Secrétariat et des informations fournies par l’observateur de l’Espagne, le Bureau a remercié les autorités nationales, régionales et locales pour les efforts entrepris et pour les résultats atteints dans la conclusion de l'affaire de la nouvelle construction du Rey Chico. Le Bureau a félicité aussi le Centre UNESCO d'Andalousie pour le succès du séminaire sur la revitalisation de l'Albaicin et remercié ceux qui ont contribué à sa tenue et au succès de ses travaux. Il a remercié enfin la Mairie, la Junte d'Andalousie et les autorités religieuses et économiques pour les travaux entrepris dans le cadre de la réhabilitation du quartier, son ouverture au tourisme et le développement de son artisanat. Le Bureau a rappelé cependant aux autorités l'impérieuse nécessité d'appliquer la Convention et les Orientations quant au plan de gestion et à l'unicité du site. En conséquence, le Bureau a prié instamment les autorités nationales espagnoles de mettre en place sans tarder le comité scientifique Espagne-UNESCO et de le réunir au plus tôt pour que les mesures nécessaires pour la bonne gestion du site soient enfin détaillées et programmées.