1.         Forts et châteaux de Volta, d'Accra et ses environs et des régions centrale et ouest (Ghana) (C 34)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/34/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1995-1995)
Montant total approuvé : 20 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/34/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/34/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1996

Description et état actuel de conservation : Les forts et châteaux du Ghana témoignent de l'histoire permanente de la rencontre Europe-Afrique pendant plus de cinq siècles et du début de la diaspora africaine. Les principaux problèmes auxquels sont confrontés les sites ghanéens sont les dégradations dues au climat maritime tropical et les effets antagonistes des économies locales sous-développées et/ou appauvries. Le bien du patrimoine mondial, tel qu'il a été inscrit sur la Liste en 1979, comprend trois châteaux et quinze forts en assez bon état, ainsi que dix forts plus ou moins en ruine. Sept autres sites autrefois fortifiés étaient également inclus. Tous les sites sont placés sous la garde du Ghana Museums and Monuments Board (GMBB) et font périodiquement l'objet d'une inspection. Si nécessaire, des réparations urgentes sont effectuées (bien que très peu d'entretien régulier ait été effectué au cours de la période prolongée de dépression économique au Ghana, soit entre les années 70 et la fin des années 80). D'une manière générale, les forts et châteaux habitables, ainsi que les ruines partiellement restaurées, sont dans un relativement bon état, excepté le Fort Prinzensten à Keta qui est menacé de dévastation par la mer et qui a reçu 20.000 dollars du Fonds du patrimoine mondial en décembre 1995.

Sources et montant des financements : Pour la période 1990-1997, le PNUD, l'USAID et la Shell (Ghana) ont fourni un total de 4 à 5 millions de dollars pour des travaux de conservation architecturale et des services de conseil et de formation en ce domaine. Dans le cadre du Projet de préservation des monuments historiques et des ressources naturelles, des ressources sont prévues pour l'établissement d'un Fonds d'affectation spéciale pour l'entretien des châteaux. En dehors de cette assistance internationale, pratiquement tous les fonds pour la conservation et l'entretien des biens sont fournis par le Gouvernement ghanéen au titre de ses budgets annuels ordinaires.

Le rapport sur l'état de conservation fait état de plusieurs facteurs qui ont un effet préjudiciable sur le bien, notamment :

Pressions dues au développement : Ces pressions varient considérablement le long des côtes du Ghana, elles sont très intenses dans la capitale et importantes dans les grandes agglomérations urbaines, légères ou inexistantes dans les endroits reculés ou moins accessibles. La pression démographique est le facteur le plus présent ainsi que les pressions dues au développement économique.

Pressions dues à l'environnement : Les seules pressions graves dues à l'environnement qui aient un effet préjudiciable sur les biens du patrimoine mondial sont celles qui découlent de la situation côtière des forts et châteaux et qui sont inévitables : en fait, le climat maritime tropical et la menace de dévastation par la mer, deux facteurs très apparents dans ces sites situés très peu au-dessus du niveau de la mer et à sa proximité, et qui manquent de fondations rocheuses sous-jacentes. Le Fort Prinzensten est menacé de dévastation par l'avancée de la mer.

Zones tampons des sites : Il n'y a pas eu de définition de zones tampons pour la trentaine de sites de ce bien du patrimoine mondial. Les limites des sites n'ont pas encore été complètement définies et n'ont pas de statut légal.

Action requise

Le Bureau a remercié le Ghana Museums and Monuments Board (GMBB) d'avoir fourni des informations précises sur l'état de conservation de ce site et a complimenté le Gouvernement ghanéen pour ses efforts de mobilisation de l'assistance internationale pour l'établissement d'un Fonds d'affectation spéciale pour l'entretien des châteaux. Il s'est félicité du programme de conservation en cours à Elmina et Cape Coast qui devrait servir de modèle pour la conservation du château d'Osu à Accra. Le Bureau a recommandé que des mesures de protection soient prises pour d'autres forts situés sur la côte et très menacés (p. ex. le Fort Prinzensten à Keta) et qu'une attention particulière soit accordée au projet financé par le Fonds du patrimoine mondial.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1996

Néant

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 20 BUR IV.7

Le Bureau a remercié le Ghana Museums and Monuments Board (GMBB) d'avoir fourni des informations précises sur l'état de conservation de ce site et a félicité le Gouvernement ghanéen pour ses efforts de mobilisation de l'assistance internationale pour l'établissement d'un Fonds d'affectation spéciale pour l'entretien des châteaux. Il s'est félicité du programme de conservation en cours à Elmina et Cape Coast qui devrait servir de modèle pour la conservation du château d'Osu à Accra. Le Bureau a recommandé que des mesures de protection soient prises pour définir des zones tampons et protéger les autres forts côtiers les plus menacés et qu'une attention particulière soit accordée au projet financé par le Fonds du patrimoine mondial: le Fort Prinzensten à Keta.