1.         Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang (Chine) (C 439bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/439/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/439/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/439/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1994

Le Palais impérial, ou Cité interdite, est le plus grand palais du monde. Il reçoit entre 7 et 8 millions de visiteurs par an, ce qui nécessite un entretien important de ses pavages en brique. La mission a discuté de l'érosion grandissante des balustrades de marbre sculpté, due sans doute à la pollution de l'air, ainsi que des mesures contre l'incendie, en cours de réalisation. Elle a été déçue de constater que la recommandation formulée en 1988 (restauration utilisant uniquement des peintures traditionnelles) n'avait toujours pas été suivie.

La mission a visité deux très intéressants chantiers de restauration dans deux secteurs du quartier des eunuques, au nord du Palais, oû l'on pouvait voir différentes réparations du bois d'oeuvre et des techniques traditionnelles de couverture. Après une discussion au sujet de ce travail et des propositions de programmes de conservation pour un certain nombre de monuments sur la Liste indicative, il a été convenu qu'il serait souhaitable d'organiser un Atelier national de formation à la conservation du bois d'oeuvre pour affiner le calcul de la résistance structurelle des bâtiments en bois, étudier la détérioration biologique et les nouvelles techniques d'assemblage du bois qui subit une contrainte.

Dans le cas du Palais impérial comme de la Grande Muraille, il est évident qu'il faudrait introduire l'utilisation des techniques informatiques pour le stockage des données.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1994

Néant

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 18 BUR VI.B

Le Bureau a été informé des résultats de.la mission de suivi effectuée par le Centre du patrimoine mondial sur les cinq sites culturels du patrimoine mondial que compte actuellement laChine : La Grande Muraille, le Palais impérial des Dynasties Ming et Qing, Le Mausolée du Premier Empereur Qin, Les Grottes de Mogao et Le Site de l'Homme de Pékin à Zhoukoudian.

D'une manière générale, la mission a été impressionnée par la qualité de l'entretien des sites du patrimoine mondial en Chine et par le professionnalisme dont fait preuve le personnel qui en est responsable. Toutefois, la mission a pu aborder plusieurs questions techniques spécifiques avec le Bureau d'Etat des Biens culturels et d'autres instances responsables en Chine ; notamment la nécessité d'une formation en matière de conservation des monuments de pierre en ruine, la conservation des structures en terre, la conservation du marbre, les nouvelles techniques d'assemblage en matière de conservation du bois d'oeuvre, la conservation des peintures murales, l'enregistrement assisté par ordinateur du relevé des monuments et les techniques de relevé géophysique archéologique. La mission a fait remarquer que le suivi était un processus à double sens et que les représentants de l'Etat partie dont les sites faisaient l'objet d'un suivi pouvaient souvent fournir des informations techniques inappréciables et pertinentes pour des sites du patrimoine mondial situés dans d'autres pays. En ce qui concerne la gestion des sites du patrimoine mondial en Chine, le rapport a traité des équipements et installations touristiques, de la pression exercée par les visiteurs et des constructions abusives sur les sites du patrimoine mondial, un certain nombre d'entre-elles ayant été érigées depuis l'inscription des sites.

Le Représentant de la Chine a exprimé ses remerciements pour le travail de la mission et expliqué qu'un certain nombre de problèmes soulevés par la mission étaient aussi des sujets de préoccupation pour les experts chinois et que le Bureau d'Etat pour les biens culturels était déjà en relation à ce sujet avec les autorités provinciales et les autres instances responsables. La Chine désire en effet s'assurer que les travaux de conservation étaient en conformité avec les normes internationalement reconnues. Il a déclaré que l'intérêt général pour le patrimoine culturel se développait en Chine, ce qui rendait le travail de la mission particulièrement utile. Il s'est félicité du fait que la mission avait pu éclaircir un certain nombre de malentendus au sujet des plans relatifs aux Grottes de Mogao, malentendus qui ont pu causer une certaine inquiétude en Chine comme à l'étranger, et a exprimé son désir que les résultats de la mission puissent être disponibles sous forme d'un rapport écrit.

En réponse à la demande du Représentant de la Thaïlande, le Directeur du Centre du patrimoine mondial a dit qu'il se mettrait en rapport avec les autorités chinoises et les membres de la mission, dans l'espoir que ses résultats puissent être disponibles à temps pour la prochaine réunion du Bureau. Il s'est félicité par avance des suites de cette mission qui allaient se concrétiser par le renforcement des relations entre le Centre et les autorités chinoises et a indiqué qu'il avait déjà reçu des demandes d'assistance technique à propos des besoins en matière de formation identifiés par la mission.