1.         La Grande Muraille (Chine) (C 438)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/438/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/438/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Effondrement partiel de plusieurs plateformes

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/438/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1994

Le Gouvernement de Chine a demandé au Centre du Patrimoine mondial d'entreprendre une mission pour évaluer l'état de conservation de cinq sites culturels du patrimoine mondial.

La Grande Muraille, qui mesure plus de 50.000 km de long, constitue un réseau de défenses datant d'époques diverses â travers la Chine du Nord. La reconnaissance aérienne a récemment permis d'identifier un nouveau tronçon de 300 km de muraille dans la région du Ningxia.

La mission a effectué un suivi de la Muraille de la dynastie Ming (période médiévale et sous-médiévale) â Badaling et Mutianyu, deux localités situées au nord de Pékin (Beijing). A Mutyanyu, 300 m de remparts (comprenant trois tours de guet) ont été restaurés en 1990-1992 grâce aux 146.000 $EU fournis par le Fonds du patrimoine mondial (WHF) . Ces fonds avaient été donnés en 1988 au WHF par le "Comité international pour la sauvegarde de Venise et de la Grande Muraille". A Badaling, 3.720 m de remparts sont ouverts au public et 5.720 m â Mutyanyu. Les visiteurs se comptent par millions et la pression touristique sur ce monument est donc considérable. A Badaling, des équipements touristiques ont pu empiéter sur les remparts et un funiculaire a été installé malgré les avis de la mission commune UNESCO/ICOMOS/ICCROM de 1988 et du Bureau d'Etat des biens culturels.

La présente mission a noté avec satisfaction que les travaux récents de conservation étaient d'un plus haut niveau que les anciennes restaurations, mais a cependant recommandé qu'un atelier de formation soit organisé pour enseigner les techniques de réparation de la maçonnerie spécifiques des monuments de pierre en ruine. Elle a également fait des recommandations sur le contrôle des équipements et installations touristiques, notamment à Badaling.

La mission a également effectué un suivi de la Grande Muraille de la dynastie Han en plusieurs endroits de la province du Gansu, dans le désert de Gobi, ainsi que des forts de terre sèche de Yu Men et He Cang. Bien que cette partie de la Grande Muraille, construite en terre avec des couche de roseaux, date d'environ 2.000 ans, les conditions climatiques de ce désert aride ont permis une longévité étonnante de ces matériaux fragiles. Heureusement, le nombre de touristes est très peu élevé actuellement ; toute augmentation du nombre de visiteurs nuirait fortement à la préservation du monument.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1994

Néant

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 18 BUR VI.B

Le Bureau a été informé des résultats de.la mission de suivi effectuée par le Centre du patrimoine mondial sur les cinq sites culturels du patrimoine mondial que compte actuellement laChine : La Grande Muraille, le Palais impérial des Dynasties Ming et Qing, Le Mausolée du Premier Empereur Qin, Les Grottes de Mogao et Le Site de l'Homme de Pékin à Zhoukoudian.

D'une manière générale, la mission a été impressionnée par la qualité de l'entretien des sites du patrimoine mondial en Chine et par le professionnalisme dont fait preuve le personnel qui en est responsable. Toutefois, la mission a pu aborder plusieurs questions techniques spécifiques avec le Bureau d'Etat des Biens culturels et d'autres instances responsables en Chine ; notamment la nécessité d'une formation en matière de conservation des monuments de pierre en ruine, la conservation des structures en terre, la conservation du marbre, les nouvelles techniques d'assemblage en matière de conservation du bois d'oeuvre, la conservation des peintures murales, l'enregistrement assisté par ordinateur du relevé des monuments et les techniques de relevé géophysique archéologique. La mission a fait remarquer que le suivi était un processus à double sens et que les représentants de l'État partie dont les sites faisaient l'objet d'un suivi pouvaient souvent fournir des informations techniques inappréciables et pertinentes pour des sites du patrimoine mondial situés dans d'autres pays. En ce qui concerne la gestion des sites du patrimoine mondial en Chine, le rapport a traité des équipements et installations touristiques, de la pression exercée par les visiteurs et des constructions abusives sur les sites du patrimoine mondial, un certain nombre d'entre-elles ayant été érigées depuis l'inscription des sites.

Le Représentant de la Chine a exprimé ses remerciements pour le travail de la mission et expliqué qu'un certain nombre de problèmes soulevés par la mission étaient aussi des sujets de préoccupation pour les experts chinois et que le Bureau d'Etat pour les biens culturels était déjà en relation à ce sujet avec les autorités provinciales et les autres instances responsables. La Chine désire en effet s'assurer que les travaux de conservation étaient en conformité avec les normes internationalement reconnues. Il a déclaré que l'intérêt général pour le patrimoine culturel se développait en Chine, ce qui rendait le travail de la mission particulièrement utile. Il s'est félicité du fait que la mission avait pu éclaircir un certain nombre de malentendus au sujet des plans relatifs aux Grottes de Mogao, malentendus qui ont pu causer une certaine inquiétude en Chine comme à l'étranger, et a exprimé son désir que les résultats de la mission puissent être disponibles sous forme d'un rapport écrit.

En réponse à la demande du Représentant de la Thaïlande, le Directeur du Centre du patrimoine mondial a dit qu'il se mettrait en rapport avec les autorités chinoises et les membres de la mission, dans l'espoir que ses résultats puissent être disponibles à temps pour la prochaine réunion du Bureau. Il s'est félicité par avance des suites de cette mission qui allaient se concrétiser par le renforcement des relations entre le Centre et les autorités chinoises et a indiqué qu'il avait déjà reçu des demandes d'assistance technique à propos des besoins en matière de formation identifiés par la mission.