1.         Ancienne ville de Damas (République arabe syrienne) (C 20bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/20/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1981-1994)
Montant total approuvé : 106 800 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/20/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Travaux de reconstruction

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/20/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1994

Au mois de décembre 1993, deux consultants de l'UNESCO ont effectué une mission en Syrie, et notamment dans le site de Damas, afin d'examiner en concertation avec les autorités syriennes, l'état de conservation du patrimoine culturel national et de définir avec elles les modalités possibles d'une assistance de l'UNESCO.

a)     Mosquée des Omeyyades. La mission de l'UNESCO ne consistait pas à trancher dans les discussions suscitées en Syrie et â l'étranger par les restaurations en cours. Elle a cependant attiré l'attention des autorités syriennes sur quatre points essentiels : la nécessité du respect des caractères historiques et originaux du monument dans l'approche â retenir pour la restauration, l'adoption, après étude physico-chimique et mécanique des pierres, d'une solution plus douce que la pose de plaquette de recouvrement fixées par des crampons, et l'amélioration de l'aspect esthétique des restaurations par l'utilisation de pierres de remplacement taillées manuellement et non

Mécaniquement, enfin, l'importance d'un approfondissement des études et de la réflexion quant aux solutions â mettre en oeuvre pour renforcer la stabilité du minaret situé au Sud-Est de la mosquée, sans risquer d'altérer gravement son aspect.

b)      Citadelle. En s'appuyant sur leurs propres constatations et sur le rapport du consultant envoyé sur place en juin 1993 par le Centre du patrimoine mondial comme suite à la décision du Comité du patrimoine mondial lors de sa 16e session de Santa Fé (décembre 1992), les experts de l'UNESCO ont proposé aux autorités syriennes un certain nombre de travaux d'urgence (notamment la mise hors d'eau des murs, des terrasses et des fondations de l'édifice) et un certain nombre d'études et d'examens préalables intégrés dans le cadre d'un plan d'action pour la sauvegarde de la citadelle, telles que des études d'hydro-géologie et d'étanchéité, des études sur la dégradation des pierres et des maçonneries, des relevés sur plan des déformations, fissures et éboulements.

Par lettre en date du 9 février 1994, l'UNESCO a attiré l'attention du Ministre de la Culture de la Syrie sur plusieurs recommandations des experts, concernant notamment la Vieille ville de Damas et Palmyre. Le Bureau pourrait appuyer cette démarche en recommandant aux autorités syriennes de prendre en compte les recommandations des experts dans le cadre immédiat du crédit de 60.000 $EU attribués par le Directeur général de l'UNESCO sur le Programme régulier à la Vieille ville de Damas et des sommes non encore employées sur les crédits de coopération technique de 19.500 $EU attribués en 1992 par le Président du Comité du patrimoine mondial.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1994

Néant

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 18 BUR VI.B

Le Bureau a été informé qu'à la suite des recommandations formulées par la mission d'experts de l'UNESCO effectuée en décembre 1993, une réunion de travail a été organisée au Siège avec le Délégué de la République arabe syrienne auprès de l'UNESCO et les autorités nationales chargées de la conservation du patrimoine culturel, le 31 mai 1994.

Un programme de travaux pour ce site a ainsi été établi, qui sera financé sur le crédit de 19.500 dollars des Etats-Unis accordés par le Président du Comité du patrimoine mondial en 1992. Un partenariat technologique a été établi par l'UNESCO avec Electricité de France qui mettra à disposition un ou deux experts hydrogéologues, ce qui permettra de faire d'importantes économies. Un contrat pour l'utilisation du solde disponible sur ces 19.500$ des EU est en cours d'établissement avec le Ministère de la culture de la Syrie. Le Bureau a pris note avec satisfaction des progrès accomplis.