1.         Le Caire historique (Égypte) (C 89)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (i)(v)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/89/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1979-1992)
Montant total approuvé : 110 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/89/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/89/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1993

Le Comité, lors de sa seizième session tenue à Santa Fé, Nouveau Mexique, Etats-Unis d'Amérique, en décembre 1992, a approuvé une somme de 50.000$EU pour la restauration des monuments endommagés par le tremblement de terre survenu en octobre 1992 au Caire et dans le pays. Un fonctionnaire du Centre s'est rendu en Egypte pour évaluer l'ampleur des dégâts subis par quelques-uns des monuments importants de la Vieille Ville. Le Gouvernement égyptien a alloué une somme d'environ 20 millions de dollars des Etats-Unis pour les projets de restauration et plusieurs missions étrangères se trouvent déjà sur le terrain pour réaliser des projets financés par leurs propres fonds. Il semble qu'il y ait un manque de coordination entre les différentes initiatives égyptiennes et étrangères; la qualité des travaux risque également de souffrir de l'absence de règles communes. Afin de répondre à l'exigence du Gouvernement égyptien d'engager les $20 millions offerts par lui avant la date limite du 30 juin 1993, l'Organisation des Antiquités a lancé des appels d'offre pour 80 projets de restauration. Toutefois, des offres ne sont parvenues que pour 20 projets et aucune des entreprises qui ont répondu n'était spécialisée en restauration. Le Président de l'Organisation des Antiquités était d'avis que la somme allouée par le Comité à Santa Fé ($50.000) soit utilisée pour la coordination et le suivi des différentes initiatives de restauration dans la ville historique pour mieux assurer l'application de normes et techniques de conservation appropriées.

Le fonctionnaire du Centre a rencontré le Représentant résident du PNUD pour étudier la possibilité d'obtenir une aide financière du PNUD pour un projet d'assistance technique. Le Représentant résident semblait favorable au lancement d'un tel projet si le Centre prenait l'initiative de préparer un document de projet. Un consultant de l'UNESCO se rendra au Caire en mai à cet effet.

Plusieurs monuments visités montraient des signes de détérioration avancée. Il semblerait, cependant, que le tremblement de terre récent n'ait fait qu'amplifier une situation déjà dégradée. La cause principale de dégradation provient de l'humidité rampante provoquée par la montée de la nappe phréatique. Cette montée s'est accentuée considérablement presque partout en Egypte durant les dernières 15 à 20 années et résulterait de la construction du barrage d'Assouan et de l'introduction de l'eau courante dans toutes les maisons de la Vieille Ville du Caire alors que le système d'égouts est totalement défaillant. L'eau s'infiltre dans les fondations des monuments historiques à la fois au niveau du sous-sol et de la chaussée. La plupart de ces monuments ont été construits il y a 700 à 1.200 ans, leur rez-de-chaussée se trouve bien au-dessous du niveau de la rue.

Action requise

Le Bureau pourrait discuter de l'état de conservation de la ville historique du Caire à la lumière de ces informations ainsi que d'autres rapports que soumettrait l'ICOMOS, en vue de faire des recommandations pour la conservation des monuments de la Vieille Ville du Caire.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1993

Néant

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 17 BUR VIII.2

Le Bureau a exprimé sa préoccupation quant à l'état de détérioration des monuments du quartier islamique du Caire et a pris note de l'accord du PNUD pour lancer un projet d'assistance technique qui serait réalisé par l'UNESCO ; il a soutenu la participation du Centre du patrimoine mondial à ce projet.