1.         Tombouctou (Mali) (C 119rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1990-2005, 2012-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

En cours de rédaction

Mesures correctives identifiées

En cours de rédaction

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours de rédaction

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/119/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1981-2012)
Montant total approuvé : 188 315 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/119/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé: 100 000 dollars EU du fonds en dépôt italien ; Fonds d’urgence de l’UNESCO : 25 000 dollars EU

Missions de suivi antérieures

2002, 2004, 2005, 2006 : missions du Centre du patrimoine mondial ; 2008, 2009 et 2010 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ ICOMOS ; mai, octobre et décembre 2012 : Missions d’urgence de l’UNESCO au Mali, juin 2013 : Mission d’évaluation de l’UNESCO à Tombouctou

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/119/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

L’Etat partie a soumis le rapport sur l’état de conservation de Tombouctou le 22 mars 2014. Ce rapport est disponible sur le lien https://whc.unesco.org/fr/list/119/documents/. Il fait état des actions suivantes mises en place dans le cadre du plan d’action de l’UNESCO  adopté le 18 février 2013, suite à la décision 37 COM 7A.19 :

Le rapport de l’Etat partie fait également mention d’un attentat perpétré le 28 septembre 2013, et qui visait le camp militaire Albakaye Kounta situé à 200 m de la mosquée de Djingareyber. Cet attentat suicide a provoqué d’importants dégâts sur les trois mosquées de la ville et sur les nombreux bâtiments et habitations alentour. Des travaux urgents de consolidation ont été menés grâce à un appui financier mis à disposition par l’UNESCO.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

A ces informations fournies dans le rapport, il faut rajouter les efforts de levée de fonds fournis par l’UNESCO et le Mali qui ont déjà permis de récolter près de 3 millions de dollars sur les 11 millions nécessaires à la réhabilitation et à la reconstruction du patrimoine culturel malien affecté par la crise, incluant Tombouctou, de la part des donateurs suivants : Suisse, Union européenne, Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), Norvège, Pays-Bas, Royaume du Bahreïn, Fonds pour le patrimoine mondial africain (AWHF), Croatie, Andorre, et Ile Maurice. 

Il convient de noter les nombreuses actions positives qui ont été mises en œuvre par l’Etat partie dans le but d’assurer une reconstruction des mausolées visant à ne pas aggraver les risques de perte de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Les différentes études historiques et architecturales qui ont été menées permettront de mieux comprendre la signification culturelle de ces éléments, de documenter les destructions en leur état, et de mieux envisager la logique des choix de reconstruction de chacun des mausolées. Il convient également de rappeler l’importance du travail de collecte de toute documentation sur chacun des mausolées, compte-tenu du caractère et de la spécificité uniques de chacun d’entre-deux, et de rappeler également la nécessité de fournir une justification détaillée des choix techniques ayant abouti à leurs reconstructions respectives. L’Etat partie est encouragé à achever le travail de documentation commencé en juin 2013, ainsi que toutes les études et diagnostics qui sont encore nécessaires pour définir les différentes solutions techniques de reconstruction, et l’état physique auquel chacun des mausolées sera reconstruit.

Il est recommandé que le Comité prenne note avec satisfaction de la préparation d’une stratégie de réhabilitation et de reconstruction du patrimoine culturel endommagé du nord du Mali, qui détaille la méthode de reconstruction des mausolées détruits, et apprécier particulièrement la large place donnée au rôle des communautés et plus particulièrement aux familles responsables et à la corporation des maçons dans ce processus. L’approche qui consiste à procéder par étape, d’abord avec les 2 mausolées de la mosquée de Djingareyber, et qui a consisté à documenter au quotidien cette reconstruction, afin de mieux comprendre l’organisation du chantier, les relations de travail entre les maçons et les familles propriétaires, et planifier la reconstruction du restant des mausolées, est également la bienvenue. Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial recommande à l’Etat partie de lancer la révision du plan de conservation et de gestion du bien. Le retour progressif des communautés déplacées à cause du conflit est aussi un indicateur positif qui permettra le maintien durable et la conservation des éléments architecturaux du bien.

Enfin, Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial demande à l’Etat partie d’inviter une mission de suivi réactif à Tombouctou, afin de faire le point sur les travaux de reconstruction des mausolées, sur la réhabilitation des mosquées, et sur l’état global de conservation du bien.

Décision adoptée: 38 COM 7A.24

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7A.19, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Félicite l’Etat partie pour avoir accompli des progrès significatifs qui ont permis de lancer la reconstruction des mausolées le 14 mars 2014 ;
  4. Note avec satisfaction la préparation d’une stratégie de réhabilitation et de reconstruction du patrimoine culturel endommagé du nord du Mali, qui détaille la méthode de reconstruction des mausolées détruits, et apprécie la place donnée au rôle des communautés, aux familles responsables et à la corporation des maçons dans ce processus ;
  5. Accueille avec satisfaction la reconstruction des deux mausolées contigus au mur d’enceinte ouest de la mosquée de Djingareyber (Sheik Babadjer et Amadou Fulani), ainsi que le travail de documentation quotidienne qui a été entrepris tout au long de cette reconstruction, dans le but de mieux comprendre l’organisation du chantier, les relations de travail entre les maçons et les familles propriétaires, et planifier la reconstruction du restant des mausolées.
  6. Rappelle l’importance du travail de constitution d’une documentation fournie sur chacun des mausolées, compte-tenu du caractère et de la spécificité uniques de chacun d’entre-deux, et encourage l’Etat partie à achever le travail de documentation commencé en juin 2013, ainsi que toutes les études et diagnostics qui sont encore nécessaires pour définir les différentes solutions techniques de reconstruction, et l’état physique auquel chacun des mausolées sera reconstruit et de soumettre les résultats pour examen;
  7. Remercie l’ensemble des pays et institutions qui ont contribué financièrement au plan d’action de l’UNESCO et du Mali, adopté le 18 février 2013 à Paris, et plus particulièrement la Suisse, l’Union européenne, l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume du Bahreïn, le Fonds pour le patrimoine mondial africain (AWHF), la Croatie, Andorre, et l’Ile Maurice ;
  8. Demande à l’Etat partie d’inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM pour évaluer l’état général de conservation du bien et les progrès réalisés dans la reconstruction des mausolées et la réhabilitation des mosquées, préparer l’ensemble des mesures correctives, ainsi qu’un Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  9. Demande également à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et faisant état de la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;
  10. Décide de poursuivre l’application du Mécanisme de suivi renforcé du bien;
  11. Décide également de maintenir Tombouctou (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Décision adoptée: 38 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-14/38.COM/7A et WHC-14/38.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :