1.         Parc national de Coiba et sa zone spéciale de protection marine (Panama) (N 1138rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2005

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1138/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1138/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien: 350 000 dollars EU (planification de gestion, installation de bouées d'amarrage pour les bateaux de plongée, travail avec les communautés locales, renforcement des capacités, plan d'utilisation du bien par le public, travaux visant à une meilleure compréhension par les intervenants locaux des mesures de protection juridique)

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/1138/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Une mission de suivi réactif de l’UICN s’est rendue sur les lieux en janvier 2014. Suite à cette visite, le 31 janvier 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien et un résumé accessible au public. Le rapport de mission et le résumé sont disponibles à https://whc.unesco.org/fr/list/1138/documents/. L’État partie répond à un certain nombre de questions de conservation posées par le Comité lors de ses précédentes sessions, comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Des progrès ont été accomplis par l’État partie pour effectuer le retrait du bétail présent sur le bien, en s’engageant à mener toute cette opération d’ici la fin 2014. La mission a conclu que la base navale sur l’île de Coiba ne semble pas constituer une réelle menace pour la Valeur universelle exceptionnelle du bien et les avancées de l’État partie dans la mise en œuvre des mesures de biosécurité et la formation du personnel naval sont positives.

La mission a conclu que les activités de pêche, en particulier des pêches illicite et sportive, mais aussi de la pêche industrielle, constituent une menace pour la VUE du bien. Le manque d’informations explicites sur l’étendue de l’extraction et l’absence d’une bonne gestion et application des règlements de la pêche pose un sérieux problème. La pratique de la pêche sportive est d’autant plus préoccupante qu’elle semble se développer rapidement en prenant pour cible des zones où se trouvent des frayères, des coraux rares et un fort endémisme. La mise en application d’un règlement approprié pour la pêche dans la Zone spéciale de protection marine (ZSPM) est une priorité absolue, tout comme la nécessité d’établir une gestion efficace à effet immédiat dans les territoires les plus menacés et les plus critiques pour la VUE du bien. La mission a également conclu qu’une augmentation du nombre de touristes, si elle était mal gérée, allait représenter une menace pour la conservation à long terme de la VUE du bien. La nouvelle législation qui est en cours de rédaction autoriserait les aménagements privés sur les îlots dans la partie septentrionale du bien, ce qui est interdit dans le règlement actuel du plan de gestion. Le nouveau projet de loi est manifestement contraire à la VUE du bien. Le Fonds de Coiba doit être opérationnel dès que possible et prévoir l’établissement et la maintenance d’un système de surveillance et de patrouille adéquat sous la conduite d’un personnel professionnellement qualifié et soucieux de faire respecter les règlements de la pêche et du tourisme dans l’ensemble du bien. Le pouvoir de décision du Conseil de direction a besoin d’être renforcé et devrait inclure des représentants du secteur du tourisme et des communautés locales des zones côtières situées face au bien, notamment celles des municipalités de Zoná et Mariato.

Il est recommandé que le Comité salue les progrès de l’État partie concernant le retrait du bétail et sa volonté d’étendre le plan de gestion au parc national, mais demander à l’État partie de compléter et de mettre en vigueur une réglementation de la pêche pour la ZSPM en priorité, qui devrait inclure les zones de pêche interdite et les fermetures saisonnières des zones critiques (en particulier le banc Hannibal, l’île Montuosa et l’île d’Uva), établir les limites relatives au nombre et à la capacité des bateaux de pêche dans le bien et fixer des quotas pour le total admissible des captures et les tailles minimales pour les espèces clés. Le Comité pourrait recommander que le Fonds de Coiba soit pleinement opérationnel dès que possible et appuie la gestion efficace du bien, notamment de la pêche. Il est enfin recommandé le Comité de prier instamment l’État partie de veiller rigoureusement à ce qu’aucun aménagement ne soit autorisé à l’intérieur des limites du bien et de renouveler sa demande à l’État partie d’assurer le traitement effectif des impacts cumulatifs et combinés causé par  des projets de développement dans le continent sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Décision adoptée: 38 COM 7B.84

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.31, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Salue les progrès de l’État partie pour retirer le bétail présent sur le bien et l’encourage à tenir fermement son engagement de procéder au retrait de tout le bétail d’ici la fin 2014 ;
  4. Salue également les progrès de l’État partie pour développer et mettre en place des mesures de biosécurité et assurer la formation du personnel naval, et encourage l’État partie à rester vigilant en veillant à ce que la base navale ne devienne pas une menace pour la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  5. Note la conclusion de la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN de 2014 qui laisse entendre que le bien reste sous pression et demande à l’État partie de mettre en œuvre toutes ses recommandations ;
  6. Se déclare préoccupé par l’incidence négative de la pêche, en particulier de la pêche illicite et sportive, sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et prie instamment l’État partie de compléter et mettre en œuvre en priorité le plan de gestion pour la Zone spéciale de protection marine (ZSPM), qui devrait inclure une réglementation explicite de la gestion des pêches, indiquant les zones interdites et les fermetures saisonnières de zones critiques telles que le banc Hannibal, l’île Montuosa et l’île d’Uva, et demande également à l’État partie de fournir une version électronique et trois exemplaires imprimés du projet de plan de gestion de la ZSPM dès qu’il sera disponible, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ;
  7. Demande en outre à l’État partie de veiller rigoureusement à ce qu’aucun projet d’aménagement ne soit autorisé dans les limites du bien et à traiter de manière effective les impacts cumulatifs et combinés causé par des projets de développement dans le continent sur la Valeur universelle exceptionnelle du bien ;
  8. Prie aussi instamment l’État partie de faire en sorte que le Fonds de Coiba soit pleinement opérationnel le plus tôt possible et que le Conseil de direction renforce son pouvoir de décision, en y intégrant les représentants du secteur du tourisme et des communautés locales des zones côtières face à Coiba ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la recommandation de la mission de suivi réactif, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.

Décision adoptée: 38 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/8E,
  2. Félicite les États Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-14/38.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

AMERIQUE LATINE ET CARAIBES :

ASIE ET PACIFIQUE :

EUROPE ET AMERIQUE DU NORD :

4.  Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;
5.  Décide également que, compte tenu du grand nombre de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :
6.  Prend note que le Centre du patrimoine mondial a lancé le processus d'harmonisation de l'ensemble des sous-titres dans les Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle et, le cas échéant, reflète les modifications de noms des biens du patrimoine mondial dans le texte des Déclarations comme requis par le Comité lors de sa 37e session, et demande au Centre du patrimoine mondial de mettre à jour également la taille de la propriété et/ou de sa zone tampon, le cas échéant, à la suite des décisions ultérieures du Comité du patrimoine mondial concernant des modifications mineures de limites 
7.  Demande aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande finalement au Centre de publier les versions dans les deux langues sur son site Internet.