1.         Parc national de Keoladeo (Inde) (N 340)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/340/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/340/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 80 000 dollars EU (projet « Valoriser notre patrimoine » sur l'évaluation de l'efficacité de la gestion). Le bien a bénéficié en 2008 du programme de l’Inde sur le patrimoine mondial financé par la Fondation des Nations Unies (FNU)(améliorer l’efficacité de la gestion et renforcer les compétences du personnel ; accroître l’engagement des communautés locales dans la gestion du site du patrimoine mondial et promouvoir leur développement durable ; et mobiliser le public à travers des campagnes de communication et de sensibilisation). 

Missions de suivi antérieures

Mars 2005 : Visite du Centre du patrimoine mondial sur le site ; mars 2008 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/340/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 11 février, dont un résumé est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/340/documents. L’État partie rapporte ce qui suit :

Aucune information n’a été fournie sur le développement dans le voisinage immédiat du bien, comme le demandait le Comité dans sa Décision 36 COM 7B.11.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

L’achèvement de la voie d’écoulement de Govardhan est noté comme un développement positif. L’alimentation en eau du bien semble s’en trouver améliorée. Toutefois, aucune information n’est fournie sur les autres projets d’alimentation en eaux, tels que le Projet Dholpur–Bharatpur d’eau potable, qui avait été mentionné à la 36e session du Comité comme apportant une quantité importante d’eau au bien. Ce projet devait réduire sa contribution en eau après 2014, par conséquent il serait crucial de s’assurer que le bien continue de recevoir une quantité suffisante d’eau. D’autres informations sont aussi requises sur le lâcher d’eau du barrage de Panchana. L’absence de données de séries chronologiques sur le total d’apport en eau sur le bien rend difficile de tirer des conclusions sur l’adéquation de l’apport en eau avec l’apport minimum de 550 millions de pieds cubes d’eau par an déterminé pour maintenir les valeurs des terres humides du bien, comme le recommandait la mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de 2008. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent par conséquent au Comité de demander à l’État partie qu’il fournisse des données de séries chronologiques des apports en eau, y compris les données spécifiques aux projets, afin de démontrer que le minimum requis de 550 millions de pieds cubes d’eau par an est atteint.

Tandis que les données fournies indiquent une croissance des populations d’oiseaux, deux ensembles de données différents pour la héronnière et les oiseaux aquatiques du bien sont largement contradictoires et ne permettent pas une évaluation claire de l’état des populations d’oiseaux dans le bien. Il est par conséquent recommandé que le Comité demande à l’État partie de fournir des données plus précises, incluant des analyses de données et des informations détaillées sur les méthodes utilisées afin de démontrer le rétablissement clair et continu des populations d’oiseaux.

La mise en œuvre signalée des programmes de suivi écologiques pour les terres humides satellites autour du bien devrait également être notée. Étant donné l’importance des terres humides satellites pour le maintien des valeurs du bien, en particulier en période de sécheresse, il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à poursuivre le suivi et la gestion de ces sites.

La participation des villageois dans la gestion du bien et ses environs, y compris la gestion des espèces envahissantes, est appréciée. Sachant que la jacinthe d’eau et Prosopis juliflora réagiront différemment à des niveaux d’eau croissants dans le bien, davantage d’informations sur la répartition de ces espèces est nécessaire pour évaluer si les efforts déployés actuellement sont suffisants pour contrôler leur propagation dans des conditions d’apport en eau différentes. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent aussi que le Comité encourage l’État partie à développer une stratégie adaptative d’éradication et de contrôle des espèces envahissantes dans le cadre d’un plan de gestion actualisé, notant que le plan de gestion actuel prend fin en 2014.

Il est en outre recommandé que le Comité réitère sa demande à l’État partie de fournir des informations sur le développement dans le voisinage immédiat du bien et sur les règlementations en vigueur pour éviter des impacts négatifs sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Décision adoptée: 38 COM 7B.66

Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné le Document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la Décision 36 COM 7B.18, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),
  3. Accueille favorablement les efforts continus de l’État partie de reconstituer le régime hydrologique dans le système des terres humides du bien et, à cet égard, note avec appréciation l’achèvement du projet de la voie d’écoulement de Govardhan ;
  4. Encourage l’État partie à poursuivre les programmes de suivi écologique des terres humides satellites afin de s’assurer que celles-ci continuent de jouer leur rôle primordial de soutien pour la conservation de la valeur universelle exceptionnel du bien, et demande à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015 :
    1. des données en séries chronologiques claires sur les apports en eau dans le bien de tous les projets concernés afin de démontrer que l’apport minimum de 550 millions de pieds cubes d’eau par an requis pour maintenir les valeurs des terres humides du bien, comme le recommandait la mission conjointe de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial/UICN de 2008, a bien été atteint,
    2. des données et des analyses claires et précises sur le comptage des oiseaux, y compris des informations détaillées sur les méthodologies utilisées afin de démontrer le rétablissement durable des populations d’oiseaux,
    3. trois copies imprimées et une copie électronique du projet de plan de gestion révisé pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l’UICN,
    4. de plus amples informations sur le développement dans le voisinage immédiat du bien, y compris des informations sur les règlementations relatives au développement afin d’éviter des impacts négatifs sur la valeur universelle exceptionnelle du bien ;
  5. Accueille également favorablement la participation signalée des communautés locales dans différents aspects de la gestion du bien, et prie instamment l’État partie de s’assurer que le contrôle des espèces envahissantes est suffisant par rapport à leur dispersion selon les différentes conditions d’apport en eau ;
  6. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.