1.         Églises creusées dans le roc de Lalibela (Éthiopie) (C 18)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1978

Critères  (i)(ii)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/18/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-2000)
Montant total approuvé : 93 300 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/18/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 800 000 dollars EU pour le « Plan d’action pour la conservation de Lalibela » - Phase 1 et Phase 2 (Fonds en dépôt norvégien).

Missions de suivi antérieures

2004, 2005, 2008, 2009 : missions de suivi du Centre du patrimoine mondial ; 2006 : mission de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / ICCROM ; 2007, 2008 : mission de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial / ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/18/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Faisant suite à la décision 36 COM 7B.42, adoptée par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012), l’État partie a soumis le 28 janvier 2014 un rapport sur l’état de conservation des Églises creusées dans le roc de Lalibela, disponible à : https://whc.unesco.org/fr/list/18/documents/. Il a également soumis le plan de gestion du bien.

L’État partie indique, concernant les cartes des limites du bien et de sa zone tampon, que toutes les données demandées ont été collectées et qu’elles seront incluses au projet de loi portant sur la gestion du bien devant être ratifié par le Conseil des ministres. Aucune information supplémentaire n’est transmise sur les dispositions de cette loi se rapportant spécifiquement au bien.

Le plan de gestion a été élaboré en suivant une démarche participative et un atelier de validation s’est réuni en décembre 2013 pour le finaliser. Ce plan a pour objectif de gérer le bien comme un paysage culturel afin d’y inclure les corridors naturels, les collines et vallées allant de pair avec lui ainsi que les éléments immatériels liés au bien. Concernant le plan de réinstallation, l’État partie indique qu’il s’agit de l’un des quatre thèmes du projet de la Banque mondiale et que le déplacement du bien inscrit vers une zone nouvellement désignée comme zone d’installation a commencé. S’agissant de l’évaluation des abris temporaires, des actions ont été lancées en janvier 2014 et un premier projet de rapport a été reçu. Des informations sur la mise en œuvre du projet de développement touristique de la Banque mondiale sont également incluses. Suite au rapport établi par l’État partie, l’Autorité pour la recherche et la conservation du patrimoine culturel (Authority for Research and Conservation of Cultural Heritage) a accepté le projet à l’église Biet Gabriel Rufael et les travaux devraient commencer incessamment. Enfin, une évaluation d’impact patrimonial des propositions de projets en cours a été menée en août 2012 s’agissant des églises de Lalibela et est jointe au rapport sur l’état de conservation.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent qu’un rapport ultérieur au Comité n’est pas nécessaire à ce stade, ce qui laissera du temps supplémentaire à l’État partie pour terminer l’évaluation des abris et étudier les orientations potentielles. Ils continueront à échanger des informations avec l’État partie sur l’évaluation du plan de gestion, sur le projet de loi pour la gestion du bien et sur la mise en œuvre des projets spécifiques garantissant une protection et un maintien adéquats de la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Décision adoptée: 38 COM 7B.98

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B.Add,
  2. Prend note avec satisfaction des mesures prises par les États parties concernés pour répondre à ses demandes antérieures visant à atténuer les menaces qui pèsent sur la valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial suivants:
  1. Encourage les États parties concernés à poursuivre leurs efforts visant à assurer la conservation des biens du patrimoine mondial
  2. Rappelle aux États parties concernés d'informer le Centre du patrimoine mondial, en temps utile de tout projet de développement majeur qui pourrait nuire à la valeur universelle exceptionnelle d'un bien, avant toute décision irréversible, conformément au Paragraphe 172 des Orientations.