1.         Centre ville historique de Paramaribo (Suriname) (C 940rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2002

Critères  (ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/940/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/940/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Août 2013 : mission consultative de l’ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/940/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

conditions régnant dans le bien et sur le plan de réaménagement des zones situées au bord de l’eau. Ces documents avaient été soumis et examinés en 2012 et une mission consultative de l’ICOMOS avait eu lieu en août 2013 pour évaluer l’état du bien. Elle recommandait à l’État partie d’élaborer un plan d’urgence afin d’identifier des mesures pour traiter des facteurs affectant le bien.

Le rapport sur l’état de conservation, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/940/documents/, ainsi que le plan d’urgence approuvé par le Conseil des ministres, avaient été soumis par l’État partie le 31 janvier 2014. Conditions actuelles : la mission a noté que les programmes de conservation n’étaient pas mis en œuvre régulièrement étant donné que le financement n’avait pas été assuré. L’État partie indique qu’un plan d’entretien va être mis en œuvre pour tous les édifices historiques appartenant à l’État et qu’il explore des possibilités d’incitations fiscales pour créer un Fonds Suriname pour les monuments afin de soutenir les tentatives de conservation.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Il est pris note de l’élaboration du plan d’urgence recommandé par la mission consultative et de l’identification de mesures pour traiter des facteurs affectant actuellement le bien. L’approbation de sa mise en œuvre est capitale pour garantir qu’une attention appropriée est accordée à des questions qui entravent actuellement la gestion et la conservation efficaces du bien, en particulier les cadres juridique et institutionnel. Le plan de gestion existant est considéré comme étant un outil important pour orienter la prise de décision concernant le bien, mais il faut qu’il soit adopté à tous les niveaux du gouvernement pour garantir sa mise en œuvre. De même, des dispositions ont besoin d’être complétées avec la définition d’un plan de zonage et d’une réglementation urbaine, en particulier en ce qui concerne les constructions et aménagements nouveaux à l’intérieur du bien et de ses zones tampons, comme par exemple pour le bâtiment 1790, pour Waterkant 20-32 et pour Henck Arronstraat 1. La création d’une zone tampon complémentaire, avec des mesures réglementaires appropriées, constituera également un pas important pour améliorer la protection des attributs du bien et de son environnement.

Décision adoptée: 38 COM 7B.47

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 26 COM 23.20, adoptée à sa 26e session (Budapest, 2002),
  3. Accueille favorablement l’élaboration et l’approbation du plan d’action d’urgence pour le bien et les efforts déployés par l’État partie pour répondre aux préoccupations en matière de conservation et de gestion ;
  4. Prie instamment l’État partie de poursuivre la mise en œuvre des actions prévues, en particulier :
    1. mettre à jour et harmoniser les cadres législatif et réglementaire pour traiter les chevauchements et renforcer le rôle de l’Autorité de gestion,
    2. finaliser le processus officiel d’adoption du plan de gestion pour le centre historique de la ville de Paramaribo et diffuser largement son contenu afin d’assurer sa mise en œuvre par toutes les parties prenantes,
    3. élaborer un plan de zonage et une réglementation urbaine pour compléter les dispositions existant dans le plan de gestion,
    4. établir le comité de travaux publics et constructions afin d’évaluer les conceptions de nouveaux projets,
    5. finaliser le processus officiel de création de zones tampons et leurs mesures réglementaires et soumettre une proposition de modification mineure des limites, conformément à la procédure établie dans les Orientations, pour examen par le Comité du patrimoine mondial ;
  5. Reconnaît l’engagement de l’État partie à s’assurer que toutes les demandes de démolition de bâtiments historiques soient rejetées ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre, conformément au paragraphe 172 des Orientations, des propositions de projets pour le réaménagement de la zone située en bordure de l’eau, ainsi que des spécifications et détails techniques sur les interventions de conservation et de réhabilitation prévues à l’intérieur du bien ou dans sa zone tampon, pour examen avant de prendre des engagements quant à leur mise en œuvre.
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.

Décision adoptée: 38 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/8E,
  2. Félicite les États Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-14/38.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

AMERIQUE LATINE ET CARAIBES :

ASIE ET PACIFIQUE :

EUROPE ET AMERIQUE DU NORD :

4.  Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;
5.  Décide également que, compte tenu du grand nombre de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :
6.  Prend note que le Centre du patrimoine mondial a lancé le processus d'harmonisation de l'ensemble des sous-titres dans les Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle et, le cas échéant, reflète les modifications de noms des biens du patrimoine mondial dans le texte des Déclarations comme requis par le Comité lors de sa 37e session, et demande au Centre du patrimoine mondial de mettre à jour également la taille de la propriété et/ou de sa zone tampon, le cas échéant, à la suite des décisions ultérieures du Comité du patrimoine mondial concernant des modifications mineures de limites 
7.  Demande aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande finalement au Centre de publier les versions dans les deux langues sur son site Internet.