1.         Site des premiers hommes de Sangiran (Indonésie) (C 593)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1996

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/593/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1998-2005)
Montant total approuvé : 40 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/593/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Septembre 2006 :mission d'expertisede l'UNESCO;janvier-février 2008 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/593/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

L'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le l0 février 2014, disponible sur https://whc.unesco.org/fr/list/593/documents:

a) Protection juridique, contrôle du développement et gestion

Le rapport indique que la protection du bien a été améliorée par :

Le Bureau de conservation du site des premiers hommes de Sangiran (BPSMP), établi en 2007, est désormais financé d’une manière appropriée au sein du ministère de l’Éducation et de la Culture et gère le site efficacement. 

La nouvelle loi nationale sur le patrimoine culturel (11/2010) crée des Bureaux de gestion intégrée afin de faciliter la gestion coordonnée. La nécessité d’une amélioration est reconnue, surtout concernant la conservation et les problèmes touristiques, et l’ouverture d’un Bureau pour Sangiran est en cours de préparation.

b) Implication des résidents en tant que parties prenantes

Le rapport reconnaît que cette implication doit être renforcée et des programmes nouveaux intègrent l’engagement des communautés locales dans la conservation, des programmes d’éducation pour la formation d’artisans locaux, des mécanismes de compensation pour la découverte de fossiles et la fourniture d’emplois locaux. Cependant il n'y a aucune mention de l’implication des communautés dans le processus décisionnel, le programme d'achat de terres, ou l'assistance aux agriculteurs locaux, tous ces points ayant fait l’objet d’une recommandation dans le rapport de mission 2008.

c) Extraction illégale du sable

Ce problème est désormais très atténué. Un nouveau guide technique (2013) a été mis en œuvre par le Bureau de conservation, qui assure des programmes de sensibilisation pour les communautés, le suivi du bien deux fois par mois et la coordination avec le gouvernement local pour réprimer des entrées illicites avec des moyens juridiques. Cependant, l’identification de sites alternatifs pour l’exploitation minière en dehors du bien n’est pas mentionnée, alors que la création d’une nouvelle zone industrielle à l’extérieur du bien était décrite dans le rapport 2009.

d) Aménagements récents à l’intérieur du bien/interprétation du site

Les seuls aménagements récents, des édifices muséaux, ont tous été précédés d’une évaluation archéologique, contrôlée par les archéologues du BPSMP. Aucun plan de ces édifices n’a été donné. Les préoccupations du rapport de mission 2008, quant à l’interprétation inappropriée du site, peuvent être dissipées grâce à ces nouveaux musées.

e) Cartographie

Une lettre accompagnant le rapport se réfère à une nouvelle carte du bien, ainsi répondant à la question de la cartographie inappropriée, qui était l’un des points soulevés dans le rapport de mission 2008.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’État partie a obtenu des résultats en renforçant le contrôle sur l’aménagement et la législation afin de régler le problème de la prise de décision non-coordonnée en matière de développement, de tourisme et de conservation. Toutefois, dans les premières étapes de son installation, le Bureau de Sragen proposé devrait être bientôt établi à un niveau approprié pour garantir une prise de décision intégrée et l’adhésion à ces décisions prises. Des plans de conservation et de tourisme, recommandés dans le rapport de mission 2008, devraient être soumis ou entérinés par le Bureau de Sragen pour qu’il dirige des actions coordonnées dans ces domaines.

L’État partie a déployé des efforts considérables pour traiter l’aménagement du territoire, qui fait désormais l’objet d’une réglementation sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans les Régences de Sragen et de Karanganyar. Cependant, aucune référence spécifique à cette réglementation n’est faite à Karanganyar.

En ce qui concerne la participation communautaire dans la conservation et la gestion du bien, des stratégies d’augmentation du bénéfice économique par le biais de la production, de l’emploi et de l’éducation en sont encore à un stade précoce de la planification et devraient être mises en œuvre dès que possible. L’État partie devrait améliorer l’implication des communautés dans la prise de décision comme recommandé dans le rapport de mission 2008.

Toutefois, il convient de saluer les mesures prises pour limiter l’extraction illégale du sable et le trafic de fossiles et pour assurer le suivi continu du bien par du personnel qualifié, même si l’identification à plus long terme d’autres sources de sable ne semble pas encore avoir été abordée.

L’aménagement de bâtiments muséaux dans le périmètre du bien pour améliorer l’interprétation suscite cependant quelques inquiétudes quant au caractère approprié de la conception de ces bâtiments. Le système intégré de gestion, supervisé par le nouveau Bureau, devrait améliorer la prise de décision consensuelle et les règles exigeant des évaluations de l’impact sur l’environnement et sur le patrimoine devraient aider à prendre des décisions sur la conception des bâtiments. Il est présumé que les nouveaux musées vont améliorer d’une manière remarquable l’interprétation du site.

Décision adoptée: 38 COM 7B.13

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 35 COM 7B.70, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011);
  3. Note les progrès accomplis par État partie en renforçant la protection législative et les mesures de contrôle de l’aménagement relatives au bien par le biais des règles d’évaluation de l’impact sur l’environnement, qui sont désormais en place pour la Régence de Sragen, et souhaite avoir l’assurance que ces mesures ont été adoptées dans l’ensemble du bien ;
  4. Prie instamment l’État partie de mettre en place le Bureau de gestion intégrée du bien afin d’améliorer la gestion coordonnée et d’élaborer des plans globaux de conservation et de gestion du tourisme pour le bien ;
  5. Note également les stratégies visant à impliquer des résidents en tant que parties prenantes dans le périmètre du bien et prie aussi instamment l’État partie de mettre en œuvre les autres recommandations du rapport de mission 2008 dès que possible ;
  6. Note en outre les politiques et actions adoptées pour empêcher l’extraction illégale du sable sur le bien, et les mesures prises pour améliorer sa cartographie et son interprétation ;
  7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, incluant un résumé exécutif d’une page, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.