1.         Ksar d'Aït-Ben-Haddou (Maroc) (C 444)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/444/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2001-2007)
Montant total approuvé : 52 333 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/444/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Septembre 2003 : mission de suivi réactif ; novembre 2003 : mission du Centre du patrimoine mondial ; avril 2006 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; février 2007 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/444/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

L’État partie a soumis, le 31 janvier 2013, un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible sur : https://whc.unesco.org/fr/list/444/documents/.

Le rapport indique que la nouvelle entité de gestion, créée en 2010, est sous l’autorité de la Direction du patrimoine culturel (Ministère de la Culture) et dirigée par un conservateur des monuments historiques basé sur le bien. L’entité de gestion bénéficie d’un budget annuel de fonctionnement alloué par la Direction du patrimoine culturel et dispose d’un mandat clairement défini visant à lui permettre de remplir son rôle. Le rapport rappelle l’existence d’un comité de gestion, présidé par le gouverneur de la province. Ce comité est chargé du suivi et de l’exécution des décisions, en concertation avec les représentants des habitants du Ksar d'Aït-Ben-Haddou. En termes de fonctionnement, le rapport précise que l’entité de gestion assure le secrétariat de ce comité. Concernant la relation de l’entité de gestion avec le Centre de restauration et de réhabilitation du patrimoine architectural des zones atlasiques et sub-atlasiques (CERKAS), le rapport indique que ce dernier a un rôle technique essentiel et qu’il travaille en étroite collaboration avec le conservateur des monuments historiques qui dirige l’entité de gestion.

En termes de conservation, l’Etat partie confirme que les travaux de construction du pont reliant le bien du Patrimoine mondial et le nouveau village sur l’oued El Maleh ont été achevés en 2011. Il revient également sur les bénéfices de la construction du pont pour la population locale et surtout les habitants du ksar. En effet, il est indiqué que la réalisation de cet ouvrage, dont l’usage est exclusivement réservé aux piétons, a permis entre autres l’augmentation du nombre d’habitants résidants dans le ksar de par l’amélioration de l’accessibilité au site. Il a également permis la mise en place d’infrastructures nécessaires et la création d’activités génératrices de revenus pour la population, notamment liées au tourisme. Enfin, le rapport fournit des informations au sujet du budget destiné à la restauration des habitations du ksar en 2014 et en 2015, sous la supervision du CERKAS.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le rapport confirme le renforcement du système de gestion. La mise en service du pont reliant la zone classée au patrimoine mondial et le nouveau village sur l’oued El Maleh, dont les travaux ont été achevés en 2011, a eu un impact positif sur la vie des habitants et a permis le renforcement du système de gestion du bien.

Le Comité du patrimoine mondial pourrait ainsi demander à l’état partie de fournir plus d’informations au sujet du mécanisme de coopération mis en place entre l’entité de gestion et le comité de gestion ainsi que de l’impact positif de la mise en service du pont reliant les deux rives de l’oued El Maleh. Ces informations pourraient être utilisées comme référence à une bonne pratique en matière de gestion intégrée d’un ensemble urbain incluant une zone historique inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. Ils recommandent également que l’Etat partie adopte l’approche centrée sur le paysage urbain historique comme outil supplémentaire de gestion durable du bien.

Décision adoptée: 38 COM 7B.3

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.55, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),
  3. Félicite l’Etat partie des efforts accomplis pour la gestion et la conservation du bien ;
  4. Demande à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial des informations plus détaillées sur le système de gestion mis en place ainsi que sur l’impact positif de la mise en service du pont reliant les deux rives de l’oued El Maleh, afin que celles-ci soient utilisés comme référence à une bonne pratique en matière de gestion intégrée d’un ensemble urbain incluant une zone historique inscrite sur la Liste du patrimoine mondial ;
  5. Recommande à l’Etat partie d’adopter l’approche centrée sur le paysage urbain historique comme outil supplémentaire de gestion durable du bien.