1.         Ville coloniale de Saint-Domingue (République dominicaine) (C 526)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1990

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/526/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1990-2000)
Montant total approuvé : 82 207 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/526/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

1993: mission de suivi;  août 1998: mission d'expert;  août 2001: mission de conseil de l'ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/526/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Le Secrétariat a reçu le 14 mars 2003 un rapport de l’Etat partie sur l’avancement du projet de restauration et de restructuration de l’Hostal Nicolás de Ovando dans la ville coloniale de Saint-Domingue, et du projet de loi sur le patrimoine monumental. Dans une lettre datée du 6 février 2003 du Sous-Secrétaire d’Etat à l’Environnement et aux Ressources naturelles au Directeur de l’Office national du Patrimoine monumental, il est mentionné que pour obtenir une certification sur l’impact environnemental des interventions à l’Hostal Nicolás de Ovando, le projet est en cours d’évaluation par le Secrétaire à l’Environnement. Il est mentionné, d’autre part, que la nature du projet exige de faire une déclaration sur son impact environnemental et humain. Avant l’exécution des travaux, le bureau du Secrétaire à l’Environnement a présenté un cadre de référence pour préparer les informations nécessaires.

Le promoteur du projet n’a pas communiqué les informations requises par le Secrétaire à l’Environnement pour pouvoir prendre une décision sur l’impact environnemental et délivrer ensuite une certification, et il a continué les travaux d’infrastructure sans en avoir l’autorisation.

De plus, le projet de restauration, de restructuration et d’agrandissement de l’hôtel était déjà avancé, selon le rapport, et les travaux devaient s’achever dans les premiers mois de 2003. Le projet prévoit la transformation d’anciennes demeures résidentielles en un hôtel de trois à cinq bâtiments qui présentent tous des vestiges du XVIe siècle, première période de peuplement. Dans deux maisons, Ovando et Dávila, l’aménagement intérieur, les salles de bain et les travaux de peinture sont presque terminés. Dans deux autres maisons coloniales, no. 51 et 53 rue de Las Damas, les installations techniques sont presque terminées. Le rapport indique également que le mur extérieur en direction de l’Ozama est recouvert de pierres jusqu’à la hauteur du mur adjacent, qu’une usine de traitement des eaux usées a été construite et que l’égout existant a été nettoyé jusqu’au fleuve. Malgré la demande spécifique qui avait été faite, la petite batterie défensive en arrière des maisons, dénommée « El Fuerte Invencible », n’a pas encore été restaurée. Selon le rapport, le projet a été exécuté avec l’approbation et sous la supervision de la Dirección Nacional de Patrimonio Monumental, pour ce qui est de l’atmosphère des anciennes constructions coloniales.

Le Secrétariat note, cependant, que l’Etat partie n’a pas suivi la recommandation du Comité (25COM/CONF.208/24, p.37) « de rechercher un usage plus compatible pour le site », car la transformation en hôtel suppose d’importantes interventions sur le site et les bâtiments historiques. Le rapport donne également des précisions sur les sections et les articles du projet de loi sur le patrimoine monumental, la « Ley del Patrimonio Monumental de la República Dominicana ». Selon les informations reçues de l’ICOMOS le 24 avril 2003, cette nouvelle loi a été soumise au Congrès national, mais n’a pas été approuvée. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7B.90

Le Comité du patrimoine mondial [54],

1. Prend note du rapport transmis par l'Etat partie ;

2. Regrette que les travaux de restauration et d'agrandissement soient presque achevés sans qu'une évaluation environnementale correcte ait été faite concernant l'impact de ces travaux sur le cadre et le tissu historique du bien du patrimoine mondial ;

3. Recommande fortement d'établir une coordination institutionnelle plus étroite entre les différents services gouvernementaux chargés d'approuver et de superviser les travaux de restauration et de reconstruction de la ville coloniale de Saint-Domingue ;

4. Encourage l'adoption et l'application rigoureuse de la nouvelle loi sur le patrimoine monumental ;

5. Demande à l'Etat partie d'informer le Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2004, des progrès réalisés en ce qui concerne l'adoption de la nouvelle loi sur le patrimoine monumental, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l'état de conservation du bien à sa 28e session, en 2004.

[54] Décision adoptée sans discussion.