1.         Ruines du Vihara bouddhique de Paharpur (Bangladesh) (C 322)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (i)(ii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/322/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1986-2003)
Montant total approuvé : 55 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/322/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

avril 2002: mission du Centre du patrimoine mondial ; février 2003: mission de l'UNESCO 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/322/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

A sa 26e session en 2002, après avoir examiné l’état de conservation du bien, le Comité a demandé aux autorités, en les y encourageant vivement, d’envisager l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril afin de mobiliser les importantes ressources financières et techniques internationales nécessaires pour faire face aux difficultés que pose la conservation du bien. Le Comité leur a également demandé d’élaborer un plan d’action pour améliorer la conservation et la gestion à long terme du site, de supprimer les menaces avérées et potentielles qui pèsent sur le bien et de soumettre une demande d’assistance internationale.

A la suite des décisions du Comité, une deuxième mission de l’UNESCO organisée à Paharpur en octobre 2002 a abouti à la conclusion que le site n’était plus exposé à des menaces et dangers immédiats dans la mesure où des travaux malencontreux de restauration avaient été malheureusement effectués, altérant de façon irréversible le caractère authentique du bien. Toutefois, afin de corriger dans la mesure du possible ces travaux mal inspirés, les mesures suivantes ont été recommandées : adoption et application d’un moratoire sur tous les travaux futurs, notamment les nouvelles fouilles et les nouveaux travaux de restauration ; actions de formation sur la conservation des plaques en terre cuite et d’autres objets archéologiques ; inventaire numérique et publication de toutes les plaques en terre cuite, à titre de précaution contre le vol et pour faciliter leur étude future ; meilleure gestion des visiteurs ; organisation d’un atelier spécialisé pour définir la stratégie à moyen et long termes des études archéologiques et de la conservation du site.

Une troisième mission de l’UNESCO a été organisée en février 2003 pour aider les autorités à poursuivre la mise en œuvre des recommandations formulées à l’issue de la deuxième mission de l’UNESCO en octobre 2002. La mission a constaté que le moratoire antérieurement recommandé avait été respecté et qu’aucuns travaux majeurs de restauration ou de construction n’avaient été effectués sur le site. Mais elle a toutefois noté plusieurs dégradations, notamment sur la terrasse supérieure où une plaque en terre cuite est presque détachée du mur, ainsi que des inscriptions sur les murs, quelques briques manquantes et une paroi en train de s’effondrer.

La mission a recommandé qu’une surveillance régulière du monument soit maintenue. Elle a également recommandé, afin de mieux protéger le monument, d’interdire l’accès à la terrasse supérieure, conformément à une recommandation de la deuxième mission de l’UNESCO, le nombre actuel de gardiens étant insuffisant pour contrôler efficacement les flux de visiteurs.

Une première partie de l’inventaire a été menée à bien entre octobre 2002 et février 2003 ; 870 plaques en terre cuite de trois réserves différentes ont ainsi été numérotées, bien qu’aucune information photographique ne soit jointe. Il faudra améliorer le stockage des objets une fois que l’atelier sur la conservation des plaques en terre cuite aura eu lieu. Mais un nombre important de fragments de plaques en terre cuite posés à même le sol de la maison du conservateur ont besoin de toute urgence d’une protection et d’un stockage appropriés.

Le 6 mars 2003, les autorités du Bangladesh ont soumis une proposition portant sur l’organisation d’un atelier pour mettre au point une stratégie et des recherches archéologiques pour les Ruines du Vihara bouddhique de Paharpur, qui pourrait être financé dans le cadre de la convention France/UNESCO. Le 30 mars 2003, les autorités du Bangladesh ont soumis deux demandes d’assistance internationale, une au titre de la formation et l’autre au titre de la coopération technique, qui sont actuellement en cours de reformulation. Ces deux demandes sont présentées dans le document de travail consacré à l’Assistance internationale, sur demande du Comité du patrimoine mondial (26e session). 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 27 COM 12.7

Bangladesh : Ruines du Vihara bouddhique à Paharpur. Formation à la conservation et organisation d'un atelier pour élaborer un plan de gestion

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Décide d'approuver 35 000 dollars EU sur les fonds de 2003, imputés au budget de coopération technique, le budget de formation pour le patrimoine culturel étant épuisé, sous réserve  que la demande soit reformulée avec le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives afin de répondre aux besoins prioritaires de ce bien. Le plan de travail et le budget définitifs et reformulés seront approuvés par le Président.

Décision adoptée: 27 COM 7B.42

Le Comité du patrimoine mondial [27],

1. Ayant examiné l'état de conservation du bien, les progrès faits par les autorités nationales depuis la session précédente du Comité du patrimoine mondial, les conclusions et recommandations des deux missions de l'UNESCO en octobre 2002 et février 2003,

2. Remerciant l'Etat partie d'avoir soumis au Comité des demandes d'assistance internationale pour améliorer la conservation et la gestion du bien, 

3. Encourageant l'Etat partie, le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives à maintenir leurs efforts pour planifier et mettre en œuvre une meilleure conservation du bien,

4. Décide, à la lumière des conclusions et recommandations des missions de l'UNESCO et afin de permettre à l'Etat partie de prendre des mesures correctives pour remédier aux interventions négatives effectuées sur le site, de reporter l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril jusqu'à la 29e session du Comité du patrimoine mondial en 2005 ; 

5. Demande au Centre du patrimoine mondial, au bureau de l'UNESCO à Dhaka, au Conseiller régional pour la Culture en Asie et dans le Pacifique, ainsi qu'aux organisations consultatives, de fournir une aide technique à l'Etat partie pour mettre en œuvre les mesures correctives ;

6. Demande à l'Etat partie de fournir d'ici le 1er février 2004 un rapport sur l'avancement de la mise en œuvre des mesures correctives, afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l'état de conservation du bien à sa 28e session, en 2004.

[27] Décision adoptée sans discussion.