1.         Cité préhispanique de Teotihuacan (Mexique) (C 414)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/414/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/414/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Novembre – décembre 2004 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Pressions dues au développement urbain dans les zones environnantes ;

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/414/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

L'État partie a remis un rapport sur l'état de conservation du bien le 7 février 2012.

Le rapport a été rédigé par l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH) et présente des informations sur le processus d'évaluation de l'état physique de conservation du bien inscrit et les recommandations faites. Les formulaires d'enregistrement de chacun des monuments et zones du bien sont également joints au rapport. Le travail entrepris constitue une vaste base de données destinée à aider à la prise de décisions et à identifier les priorités d'interventions. Les principaux facteurs et causes de détérioration du tissu sont identifiés. Outre la détérioration provoquée par des causes naturelles et environnementales, le rapport souligne que le manque d'entretien et les problèmes liés à des systèmes ou des abris de drainage inadaptés ou hors service sont importants dans des zones fermées au public. L'aspect et l'homogénéité des abris de protection est également évoquée, ceux-ci ayant des formes et des matériaux différents selon l'époque à laquelle ils ont été installés.

Le rapport signale également que l'accès aux zones non creusées ou fermées au public doit être plus restreint afin d'atténuer les détériorations générées par l'accumulation d'ordures, la faiblesse structurelle et le vandalisme. Le rapport fait également état du besoin d'installer des passages et des barrières dans les zones qui reçoivent le plus grand nombre de visiteurs afin d'atténuer leur impact sur les reliefs en stuc et les peintures murales. Le rapport précise enfin que l'entretien et le suivi requis par les zones où des fouilles ont lieu ne peuvent être pris en charge avec les ressources accordées au vu de l'étendue de la tâche.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment que bien que le rapport remis par l'État partie apporte des informations sur l'état actuel de conservation physique des zones monumentales du bien, il n'apporte pas de réponse aux recommandations faites par la Comité du patrimoine mondial lors de sa 34e session (Brasilia, 2010). Aucune orientation n'a été soumise pour des actions de conservation et aucune information n'est donnée sur les progrès accomplis dans la mise en place concrète du système de gestion prescrit par le plan de gestion. Le rapport ne donne par ailleurs aucune information actualisée sur la façon dont les autres problèmes identifiés tels que les pressions exercées sur le bien, sa zone tampon et son environnement, en particulier par les vendeurs à la sauvette, l'occupation des terrains et le développement urbain, ont été traités. Aucune information n'est donnée sur les projets de spectacle son et lumière ou sur l'état d'avancement du projet mentionné. Enfin, aucune explication n'est donnée sur le fonctionnement de la commission inter-institutionnelle proposée par le plan de gestion.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent que l'État partie donne des informations complémentaires sur les sujets ci-dessus évoqués et l'encourage à mettre en oeuvre pleinement son plan de gestion du bien et à garantir les ressources pour sa mise en oeuvre sur le long terme. 

Décision adoptée: 36 COM 7B.101

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

2.   Rappelant la décision 34 COM 7B.111, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3.   Prend acte des informations présentées par l’État partie sur les conditions de la conservation du bien et l’encourage à utiliser la documentation de la base de données afin d’élaborer un plan d’action prioritaires et un suivi à long terme des conditions ;

4.   Prie instamment l’État partie de prendre les mesures nécessaires afin d’assurer la mise en œuvre complète du plan de gestion et de garantir les ressources financières et humaines nécessaires à  son application méthodique et sur le long terme ;

5.   Demande à l’État partie de donner des informations complémentaires sur l’état de conservation du bien, de sa zone tampon, de son environnement et des règlementations qui s’y rattachent, sur les actions entreprises afin de régler les problèmes urgents qui pèsent sur le bien, y compris  celles exercées par les vendeurs à la sauvette, l’occupation des sols et le développement urbain et réitère sa demande afin que soient définies des orientations de conservation pour les interventions, y compris pour celles concernant les systèmes de drainage et les abris de protection ;

6.   Invite l’État partie à soumettre au Centre du patrimoine mondial et à l’ICOMOS tout nouveau projet d’aménagement et d’infrastructure publique pour la visite du bien, conformément au Paragraphe 172 des Orientations, pour examen avant tout accord d’autorisation et toute mise en œuvre ;

7.   Demande également à l’État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2014, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien sur la mise en place des éléments ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.