1.         Falaises de Bandiagara (pays dogon) (Mali) (C/N 516)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1989

Critères  (v)(vii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/516/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1988-2001)
Montant total approuvé : 93 640 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/516/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Nécessité d'améliorer la conservation du patrimoine naturel et culturel (problème résolu) 

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/516/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

L’État partie, dans un courrier électronique adressé au Centre et daté du 8 avril 2003, a confirmé un rapport antérieur faisant état d’une menace de famine grave sur Bandiagara. L’État partie décrit la situation comme catastrophique et demande très vite un programme alimentaire d’urgence. L’État partie rapporte qu’en conséquence de la famine et pour permettre aux communautés locales de survivre, des ventes massives d’objets culturels ont eu lieu. Conformément à la déclaration commune sur la coopération concernant la protection du patrimoine culturel et national mondial passée entre le gouvernement italien et l’UNESCO, une équipe de trois experts italiens a entrepris une mission au Mali en juillet 2002. Au cours de cette mission, l’équipe a eu la possibilité de visiter trois sites du patrimoine culturel mondial, Tombouctou, Djéné et la falaise de Bandiagara. En ce qui concerne Bandiagara, l’équipe a présenté dans son rapport au Centre les recommandations spécifiques suivantes :

(i)  le besoin d’urgent d’élaborer un plan de gestion pour le site ;

(ii)  le besoin de passer en revue les limites réelles du site pour y inclure une partie des zones sensibles du territoire de Bandiagara ;

(iii)  le besoin de trouver une solution à l’abandon des villages par la population active en raison de la sécheresse.

Une assistance internationale représentant 20 000 US$ a été approuvée par le Président et fournie en 2002 pour permettre au Mali : de sensibiliser les communautés locales par une série d’ateliers sur la protection du site du patrimoine mondial ; de réhabiliter le temple d’Arou qui a été pillé ; et de promouvoir les activités de tourisme local afin de générer des recettes pour la population locale en même temps que des activités orientées vers la protection du site. Dans le cadre du programme Africa 2009 d’activité de formation, l’un des professionnels travaillant pour la mission culturelle a assisté en 2002 au quatrième cours régional de gestion et de conservation du patrimoine culturel inamovible. Dans ses efforts pour préserver le site, l’État partie a créé en 2001 un Directorat national du patrimoine culturel auquel la mission culturelle de Bandiagara est à présent rattachée.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7B.27

Le Comité du patrimoine mondial [17],

1. Prenant note des actions entreprises jusqu'ici par le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives pour améliorer et assister Bandiagara,

2. Considérant l'importance d'entreprendre toutes les mesures nécessaires d'action préventive pour protéger un bien inscrit sur la Liste du patrimoine mondial,

3. Demande au Directeur général de l'UNESCO de porter à l'attention du Directeur général du Programme alimentaire mondial les problèmes suscités par la famine grave signalée à Bandiagara.

[17] Décision adoptée sans discussion.