1.         Réserve de faune du Dja (Cameroun) (N 407)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/407/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1987-1997)
Montant total approuvé : 84 700 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/407/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/407/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

La réserve de faune du Dja fait partie des sites du patrimoine mondial signalés depuis quelques années comme fortement touchés par les prélèvements d’espèces sauvages telles que la viande de brousse et par l’empiètement des concessions en bois sur la zone tampon. A sa 25e session, le Comité a été informé par le Centre et l’UICN qu’une nouvelle initiative de l’UNESCO et de la FAO en faveur des forêts du patrimoine mondial africain était en cours de préparation pour soumission à la Fondation des Nations Unies qui s’intéresse au Dja. Le Comité a également été informé du lancement d’une initiative du groupe spécial sur la viande de brousse et de l’organisation, en 2001 à Yaoundé (Cameroun), d’un atelier intitulé : « Liens entre conservation de la biodiversité, moyens de subsistance et sécurité alimentaire ; utilisation de la viande d’animaux sauvages ».

 

L’Etat partie a soumis au Centre un rapport sur l’état de conservation du bien daté du 16 février 2003. Il a également adressé une demande d’assistance internationale afin d’organiser un atelier destiné à élaborer un plan de gestion pour la Réserve de faune du Dja. Le rapport reçu indique que, depuis octobre 2002, le « Service de conservation du Cameroun » financé par le programme ECOFAC de l’UE (Conservation et utilisation rationnelle des Ecosystèmes Forestiers d'Afrique Centrale) travaille à la préparation d’un Plan de gestion pour le site. La première phase est achevée. Une réunion de consultation s’est tenue le 14 février 2003 avec le ministre de l’Environnement et des Forêts. Ce dernier a approuvé le projet de plan de gestion qui lui a été présenté à cette occasion. La seconde phase du projet prévoit l’organisation aux « quatre coins » stratégiques de la Réserve du Dja d’une série d’ateliers de formation sur les techniques de restitution à l’intention du personnel administratif et de représentants des populations qui vivent à la périphérie du site. Elles seront suivies d’un séminaire national interministériel destiné à valider le plan de gestion.

Le Centre du patrimoine mondial a obtenu le soutien du fonds en dépôt néerlandais qui s’élève à 60 000 dollars et sera utilisé pour effectuer une évaluation rapide de la biodiversité de la réserve de faune du Dja. Cette aide permettra d’organiser les activités d’évaluation rapide, ainsi que les ateliers susmentionnés. L’Etat partie a déjà soumis un rapport préliminaire d’évaluation de la biodiversité. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7B.1

Le Comité du patrimoine mondial [1],

1. Rappelant que le Comité et le Bureau ont demandé à plusieurs reprises à l'État partie de prendre de toute urgence des mesures pour cesser le braconnage illicite dans la réserve et pour mettre en œuvre les recommandations de l'atelier de Sangmelima (« Participative Management and Sustainable Development », 23-26 mars, 1998, organisé par le Centre du patrimoine mondial),

2. Notant que l'État partie a intensifié ses efforts pour améliorer la gestion de la réserve de faune de Dja en élaborant un projet de plan de gestion,

3. Accueille avec satisfaction les mesures actuellement prises par l'État partie pour mettre en œuvre les recommandations de l'atelier de Sangmelima, comme l'avaient demandé plusieurs sessions du Comité et du Bureau dans le cadre de l'exercice soumission de rapport périodique ;

4. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial et à l'UICN, avant le 1er février 2004, une copie du projet de plan de gestion pour examen afin que le Comité du patrimoine mondial puisse examiner l'état de conservation du bien à sa 28e session en 2004 ;

5. Apprécie le soutien apporté dans le cadre de l'accord de fonds en dépôt conclu entre les Pays-Bas et l'UNESCO dans le but d'aider le Cameroun à prendre les mesures recommandées par le Comité pour protéger la réserve du Dja, notamment une évaluation rapide de la biodiversité du site.

[1] Décision adoptée sans discussion