1.         Abou Mena (Égypte) (C 90)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2001-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/90/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2001-2001)
Montant total approuvé : 7 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/90/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

septembre 2001: mission du Centre du patrimoine mondial ; septembre 2002: mission d'un spécialiste en hydrologie à la demande du Centre du patrimoine mondial 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/90/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

A la demande des autorités égyptiennes, un spécialiste en hydrologie du patrimoine mondial a mené une mission sur le site en septembre 2002, afin d’évaluer les propositions techniques faites par le Conseil suprême des Antiquités (SCA) pour réduire les effets négatifs de l’élévation du niveau de la nappe phréatique sur les monuments historiques.

Selon le rapport de l’expert, le projet en trois phases du SCA en est actuellement à sa première phase de mise en œuvre. Une évaluation de la documentation et de la conception du projet a montré que les mesures proposées sont généralement réalisables et sans doute adaptées et que l’on peut abaisser le niveau de la nappe phréatique par les interventions structurelles proposées – une installation conjointe de systèmes de drainage et de puits de rabattement. Cependant, les phases II et III du projet, récemment proposées, devraient prendre en compte la configuration d’écoulement de l’eau provenant des zones irriguées, et évaluer les coûts de mise en œuvre pour exécuter les mesures d’ingénierie qui se seront révélées durables et économiques.

 

Les méthodologies d’ingénierie et les mesures palliatives, bien que très efficaces à court terme, peuvent rapidement s’avérer dépassées par de soudaines modifications de l’aménagement urbain, de nouveaux projets de mise en valeur des terres, des programmes d’irrigation reconduits, etc. Deux ensembles hiérarchiquement associés de mesures palliatives sont donc suggérés : des mesures de politique générale/d’organisation à long terme, centrées sur la source des problèmes ;et des mesures d’ingénierie pour les problèmes techniques.

En fait, les mesures structurelles peuvent être adaptées uniquement si elles sont coordonnées avec d’autres mesures, à savoir la réorganisation de la pratique agricole et la planification méthodique des futures activités de mise en valeur des terres dans la région.

Afin de surmonter l’absence actuelle de coordination entre les différents organismes publics et les autorités locales dont les activités affectent le site, le rapport recommande de créer une Unité de planification des ressources culturelles au sein du SCA, chargée de la coordination avec le Ministère des Ressources hydrauliques et de l’Irrigation, les responsables de la planification urbaine, le Ministère de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire et le Ministère du Tourisme. Objectif : passer en revue tous les projets d’infrastructure susceptibles d’avoir un impact sur les principaux sites du patrimoine national.

Un projet de cadre pour la procédure d’Evaluation d’impact sur les ressources culturelles – qui devrait être obligatoire pour toute initiative susceptible d’affecter le patrimoine historique – pourrait être établi en tant que projet pilote pour Abu Mena. Qui plus est, il faudrait préparer un plan de gestion du site, en consultation avec toutes les institutions compétentes, et en particulier avec le Groundwater Research Instituteainsi qu’avec les agriculteurs locaux et leurs représentants. Ce plan devrait inclure un programme de suivi régulier de l’état de conservation du site, afin de permettre de répondre rapidement aux menaces potentielles.

 

L’ICOMOS :

L’ICOMOS approuve chaleureusement ces propositions et félicite le Centre et son expert de son rapport clairvoyant. Il engage en outre l’Etat partie à suivre sans délai la ligne de conduite recommandée étant donné l’urgence des menaces qui mettent en danger les monuments et la certitude qu’elles se maintiendront à moins d’une action ferme. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7A.18

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant pris note des informations fournies par le Centre du  patrimoine mondial sur les résultats de la mission menée sur le bien,

2. Félicitant l'Etat partie des efforts déployés pour achever le programme de protection de l'aire concernée,

3. Souligne, cependant, que les solutions d'ingénierie aux problèmes de nappe phréatique pourraient ne pas s'avérer économiques et durables si la cause du problème n'est pas traitée dans le cadre d'un effort général et coordonné ;

4. Recommande à l'Etat partie d'interrompre les interventions d'ingénierie en cours et de passer en revue les phases II et III du projet, en tenant compte des recommandations de l'expert du Centre du patrimoine mondial ;

5. Recommande à l'Etat partie d'envisager de créer une Unité de coordination du patrimoine culturel au sein du Conseil suprême des Antiquités (SCA), chargée de maintenir les contacts avec toutes les institutions engagées dans la planification d'activités susceptibles d'avoir un impact sur le patrimoine, et de favoriser l'évaluation proactive, la planification, le suivi et la gestion de toutes les activités dans le périmètre de ces biens ;

6. Suggère à l'Etat partie d'envisager de demander une assistance internationale pour de la coopération technique, si nécessaire, en vue de créer cette Unité et d'élaborer ses procédures de fonctionnement ;

7. Demande à l'Etat partie de présenter un rapport au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2004, sur l'avancement de la mise en œuvre de ces recommandations, pour étude par le Comité du patrimoine mondial à sa 28e session en 2004 ;

8. Décide de maintenir le bien d'Abu Mena sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 27 COM 8B.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-03/27.COM/7A),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :