1.         Parc national Sangay (Équateur) (N 260)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1985-1993)
Montant total approuvé : 58 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

mars 1989: UICN; juin 1999: mission d'expert de l'UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/260/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

Par lettre datée du 6 février 2003, le Centre a demandé à l’Etat partie de présenter un rapport sur la conservation du site. A ce jour, aucun rapport n’a été reçu.

Le Parc national Sangay est l’un des sites concernés par le projet pilote UICN/UNESCO financé par la Fondation des Nations Unies (FNU) et intitulé « Mise en valeur de notre patrimoine : réussir le suivi et la gestion sur les sites du patrimoine mondial naturel » (PMVP). A sa 25e session, le Comité a demandé à recevoir régulièrement des rapports d’avancement sur les activités de ce projet. Le projet a été mis au point en 2001 et la première phase de mise en œuvre a commencé en avril 2002. Les gestionnaires de ce projet, mené en coopération avec le Bureau régional de l’UICN pour l’Amérique du Sud, ont organisé deux ateliers nationaux pour discuter de l’établissement d’indicateurs et de repères ; ceux-ci devraient permettre de suivre l’état de conservation de ce site, et d’associer le suivi à la prévision d’un éventuel retrait du site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le rapport du projet montre que divers inventaires et études nécessaires à l’établissement des repères et indicateurs manquent encore : notamment des inventaires biologiques et des ressources archéologiques, des études socioéconomiques, une analyse des partenaires concernés, des informations sur le droit de propriété, le budget nécessaire à la bonne gestion du Parc, etc.

Le projet a identifié entre autres les points forts et lacunes de gestion suivants :

·  De manière générale, la législation nationale fournit un cadre juridique adéquat à cette aire protégée. Il existe cependant plusieurs lois et politiques sectorielles qui menacent l’intégrité de l’aire en favorisant des activités qui sont incompatibles avec elle.

·  Le plan de zonage a été conçu et mis en œuvre sans vérification sur le terrain ni consultation de la communauté ; cela a donc entraîné plusieurs problèmes, dont des conflits non résolus sur le droit de propriété dans les zones andines au Nord et au Sud de ce site.

·  Les informations sur le droit de propriété restent incomplètes et aucune stratégie de résolution des conflits n’a été mise en place.

·  Le plan de gestion du Parc est dans l’ensemble inefficace et peu clair. Il est dépassé et manque d’indicateurs permettant d’analyser la mise en œuvre et les réalisations. Les communautés locales et le personnel du Parc ne sont pas familiarisés avec ce plan et ne l’utilisent pas pour orienter le plan de fonctionnement annuel ni le plan de travail mensuel.

·  On constate des insuffisances au niveau du personnel. La capacité de gestion de l’aire protégée est réduite en raison du personnel trop peu nombreux, aux qualifications et compétences insuffisantes.

·  Le déboisement pose un problème dans la partie amazonienne du site à cause des zones habitées créées dans le Parc et aux alentours. Des pratiques agricoles inadaptées, le pacage du bétail, la pêche et la chasse à l’intérieur du Parc aggravent encore le problème. Une étude d’évaluation de la qualité de l’habitat a cependant révélé un bon état général de la végétation naturelle du Parc.

·  Les défauts d’application de la réglementation et la faiblesse institutionnelle réduisent la capacité de l’autorité de gestion.

 

Le processus d’évaluation de la gestion a identifié les besoins prioritaires suivants :

·  Il faut d’urgence actualiser et réviser le plan de gestion du site.

·  L’établissement d’un programme de liaison communautaire centré sur la résolution des conflits et la création de partenariats est nécessaire pour améliorer les relations entre le personnel du Parc et les communautés résidant dans le Parc et aux alentours.

·  Il faut développer les capacités en gestion du personnel du Parc, y compris en entretien, suivi, résolution des conflits et application de la réglementation.

·  Il faut disposer de ressources complémentaires pour couvrir les frais de fonctionnement et d’entretien dans les hautes terres où l’administration et la réalisation des services laissent à désirer.

·  Il faut aborder la question du développement durable par l’établissement d’un programme éducatif et d’une stratégie génératrice de nouveaux revenus, incluant une étude de faisabilité de différentes options de création de ces nouveaux revenus.

·  Il faudrait préparer une étude socioéconomique détaillée des communautés vivant dans le Parc et à proximité.

 

L’UICN note que la Fundación Natura, en collaboration avec EcoCiencia et le Ministère de l’Environnement, coordonne le processus d’évaluation du Projet MVP. Le rapport du projet présente également les résultats du « Projet Sangay » de la Fundación Natura initialement présentés dans un document de 2002 intitulé « Evaluación de Eficiencia de Manejo del Parque Nacional Sangay » (Evaluation de l’efficacité de la gestion du Parc national Sangay). Le Projet Sangay a montré que la construction d’un tronçon de la route Guamote-Macas dans le Parc menace l’intégrité du site et que pour réduire cette menace, il faut s’efforcer d’intensifier le suivi social et environnemental et faire appliquer la réglementation.

 

L’UICN :

 Les nouvelles informations ci-dessus ont été fournies après accord entre l’UICN et le Centre du patrimoine mondial.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7A.13

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Constate avec satisfaction l'avancement du Projet UICN/UNESCO/FNU « Mise en valeur de notre patrimoine » (MVP) ;

2. Félicite l'Etat partie de sa coopération à ce projet et engage vivement l'Etat partie à poursuivre sa collaboration pour améliorer la protection du bien ;

3. Recommande que l'Etat partie travaille en étroite coopération avec le coordonnateur du projet « Mise en valeur de notre patrimoine » et la Fundación Natura à la recherche d'un financement approprié pour la révision prioritaire du plan de gestion, et pour le développement participatif d'une liaison communautaire et d'un programme de renforcement des capacités ; 

4. Se déclare préoccupé du fait que la route Guamote-Macas menace toujours l'intégrité du bien et engage vivement l'Etat partie à envisager toutes les mesures palliatives permettant de réduire les impacts routiers sur le bien ;

5. Recommande que l'Etat partie, en coopération avec les coordonnateurs des projets MVP et de la Fundación Natura, fournisse les informations détaillées les plus récentes sur l'état de conservation de Sangay au Centre du patrimoine mondial avant le 1er février 2004, y compris les repères et indicateurs qui pourraient être utiles pour décider de la planification du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, pour étude à la 28e session du Comité en 2004 ;

6. Décide de maintenir le Parc national Sangay sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 27 COM 8B.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-03/27.COM/7A),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :