1.         Ksar d'Aït-Ben-Haddou (Maroc) (C 444)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/444/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2001-2001)
Montant total approuvé : 2 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/444/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

août 200: mission d'un expert pour le Centre du patrimoine mondial; octobre-novembre 2002: mission conjointe UNESCO/PNUD 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/444/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2002

Suivant la demande exprimée par le Comité lors de sa vingt-cinquième session, l’Etat partie a soumis, en février 2002, un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations figurant dans un rapport daté d’août 2000, et comprenant :

·  L’achèvement du processus d’inscription du site, en vertu de la loi sur le patrimoine national, y compris les terrains privés qui en font partie ;

·  Le renforcement des capacités du CERKAS, institution responsable de la sauvegarde du site ;

·  La création d’une commission de gestion du site ;

·  La mise en place d’un groupe de travail pour élaborer un plan de gestion, devant être achevé fin 2001.

Le rapport explique que des mesures significatives ont été prises pour l’inscription du site, mais que ce n’est pas encore terminé, en raison de la complexité des procédures administratives requises.

En ce qui concerne le renforcement du CERKAS, l’Etat partie a informé le Centre que des efforts sont en cours pour accorder à cette institution le statut de service géré de manière autonome (SEGMA). Ce statut permettrait à l’avenir au CERKAS d’être rémunéré pour les services techniques fournis aux administrations, ce qui contribuerait à sa capacité financière.

Une Commission interministérielle de gestion du site a effectivement été créée, et, d’après le rapport, se réunit tous les quinze jours pour discuter de l’état de conservation du site et des mesures à prendre. Cette commission, qui comprend des représentants de la plupart des institutions concernées, aux niveaux tant local que national, a lancé une série d’études et d’actions, effectuées par les organismes pertinents, y compris des projets d’infrastructure pour l’eau et l’électricité ; la construction de fosses septiques publiques ; la construction de parkings proches de la route conduisant au site ; l’étanchéité et le plâtrage des maisons et le pavage des rues du ksar ; la construction d’un pont reliant les deux rives du Ouadi ; et la mise en œuvre d’un projet pilote de développement touristique.

Aucune information n’a été fournie quant à la création d’un groupe de travail chargé de préparer  un plan de gestion, ni quant au calendrier de son exécution et de sa mise en œuvre.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 26 COM 21B.61

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Remercie l'Etat partie de s'être engagé à réhabiliter ce site du patrimoine mondial, comme en témoignent les nombreuses initiatives lancées sous l'impulsion de la commission de gestion du site ;

2. Exprime son inquiétude devant le lancement d'une série d'importants projets d'infrastructure sur le site alors même que la procédure d'inscription n'est pas terminée, plus particulièrement en l'absence d'un plan de gestion adéquat élaboré selon des normes scientifiques internationales reconnues, et d'une structure administrative capable de garantir la coordination technique générale et le suivi des diverses initiatives ;

3. Réitère sa demande auprès des autorités marocaines concernant l'adoption, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial, des mesures nécessaires à la création d'une équipe technique et à la préparation de ce plan de gestion et, à cette fin, engage l'Etat partie à demander une assistance internationale au titre du Fonds du patrimoine mondial ;

4. Demande à l'Etat partie de fournir avant le 1er février 2003 un rapport d'avancement pour examen par le Comité à sa 27e session en juin/juillet 2003.