1.         Parc national de Kaziranga (Inde) (N 337)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/337/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1997-1997)
Montant total approuvé : 50 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/337/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

février 2002: mission conjointe UNESCO / UICN de suivi 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/337/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2002

Une mission conjointe de l’UICN et du gouvernement indien en Assam, avec le soutien du Centre et du Bureau de l’UNESCO à New Delhi, a été organisée du 5 au 16 février 2002 avec une visite de deux jours à Kaziranga. Cette mission a noté les points suivants :

(a)  les activités illégales semblent être plus ou moins sous contrôle, bien que la situation globale du rhinocéros à une corne (principale victime du braconnage) reste préoccupante. Des affrontements armés entre le personnel du parc et les braconniers se produisent de temps à autre. Tout est fait pour limiter le nombre d’animaux tués chaque année, mais un contrôle total de tout braconnage des rhinocéros semble impossible, car les braconniers pénètrent dans le parc à partir de nombreux endroits le long de la rivière (Brahmaputra) et sont fréquemment accueillis et aidés par quelques-uns des nombreux fermiers qui vivent et pratiquent une agriculture de subsistance dans la zone tampon et dans d’autres zones entourant le parc ;

(b)  l’extrême pauvreté et les fortes densités de population autour du parc rendent difficiles l’élaboration et la mise en œuvre de solutions alternatives économiques au sein des populations locales en vue de lutter contre la pauvreté, tâche qui dépasse en outre probablement les capacités et ressources limitées du personnel actuel ;

(c)  il n’existe aucun plan de gestion approuvé, mais un projet est en cours d’achèvement. Par manque de données; il a été difficile de formuler des stratégies de gestion appropriées et/ou de proposer des activités de développement rural durable, et le processus de planification de la gestion manque de mécanismes consultatifs ;

(d)  le budget d’exploitation, les infrastructures, le matériel et l’organisation actuelle de la gestion sont inappropriés ; en particulier, il n’y a pas assez de personnel possédant une bonne expérience et une formation solide en matière de gestion d'aires protégées ;

(e)  le caractère fluctuant et imprévisible des ressources financières et techniques limite la possibilité pour le directeur et le personnel du parc de mettre en œuvre des programmes de gestion et d’aménagement de façon progressive et ordonnée ;

(f)  les programmes d’écodéveloppement des populations locales semblent axés sur la mise en place d’infrastructures de développement rural; mais leur mise en œuvre n’est pas reliée à la mobilisation d'appui pour la réalisation de l'objectif principal du parc, à savoir la conservation de la nature, et par conséquent n’aident pas comme ils le pourraient à supprimer les menaces anthropiques qui pèsent sur le site. De plus, il semble que l’amélioration des relations avec les populations qui vivent autour du parc ne recueille pas l’attention et les ressources qu’elle mérite. Il faudrait peut-être organiser des stages de formation pour permettre au personnel d’acquérir les compétences nécessaires pour communiquer et travailler avec les populations locales ;

(g)  le parc a élaboré et mis en œuvre une série de mesures efficaces contre le braconnage, notamment l’interdiction de la pêche, car on s’est aperçu que les pêcheurs locaux utilisaient la pêche comme couverture pour s’adonner à d’autres activités illégales, notamment le braconnage des rhinocéros ;

(h)  les conflits homme-éléphants recouvrent un ensemble complexe d’événements mettant en jeu des facteurs écologiques et sociaux. Des rapports indiquent que chaque année une allocation est versée aux villageois pour compenser les dégâts causés par les éléphants aux récoltes, aux maisons et aux biens . Il ne semble pas y avoir de dispositions spéciales pour compenser les pertes de vies humaines provoquées par ces conflits ;

(i)  toutes les infrastructures financées par la subvention de 50 000 dollars accordée en 1997 par le Comité au titre de l’assistance d’urgence sont terminées et opérationnelles. Plusieurs postes de surveillance mis en place grâce à cette subvention ont été inspectés et leur construction semble de qualité acceptable. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 26 COM 21B.10

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite les autorités nationales et locales pour les ressources mobilisées en vue d'établir et de maintenir le contrôle du braconnage, des empiètements et des activités illégales;

2. Prend note que le niveau de présence du personnel sur le terrain, ainsi que les mécanismes d'application de la loi et de patrouille appuyés par des infrastructures de communication adéquates, sont satisfaisants;

3. Invite les autorités nationales et locales à accélérer la finalisation du plan de gestion, à assurer un soutien financier et technique régulier et prévisible, et à prendre conscience de la nécessité d'adopter des mécanismes consultatifs et transparents pour planifier la gestion. Cela permettrait de prendre en compte les besoins des populations locales tout en les informant et en leur faisant comprendre l'importance du parc à l'échelon local, national et mondial;

4. Prie instamment les autorités concernées à étudier les moyens d'élaborer dans le cadre du processus de planification de la gestion, (a) une stratégie de vulgarisation et d'approche du public, (b) des programmes de sensibilisation et d'éducation à la conservation, (c) un programme de recherche axé sur les principaux problèmes de gestion, (d) des activités et des programmes orientés vers le tourisme;

5. Prie instamment le Centre de coopérer avec l'État partie pour trouver les moyens d'accroître l'aide directe du Fonds du patrimoine mondial, de bailleurs comme la Fondation des Nations Unies et d'autres organismes.