1.         Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie) (N 156)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/156/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1989-1999)
Montant total approuvé : 59 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/156/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/156/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2002

Le Centre et l’UICN ont rendu compte à la 25e session du Bureau (Helsinki, décembre 2001) des impacts potentiels sur les écosystèmes de Serengeti et du Mara du projet de centrale hydroélectrique sur le fleuve Ewaso Ng’iro, au Kenya, notamment la migration des gnous dans le site du patrimoine mondial. Ils ont noté l’importance, dans ce contexte, du bassin hydrographique du Mara pour le site.

 

Comme mentionné dans la section précédente consacrée au mont Kenya, le gouvernement kenyan a donné en novembre 2001 le feu vert pour le déclassement de plus de 85 000 hectares de ce qui reste des forêts kenyanes (estimées couvrir entre 2 et 10 % de la surface du pays). 

 

La forêt de Mau devait ainsi perdre quelque 60 000 hectares de terres au profit d’établissements humains. Cette forêt, qui est l’une des dernières forêts denses humides du Kenya, sert de bassin hydrographique à une rivière, l’Amala, principal affluent du Mara. Le Mara joue un rôle capital dans la migration annuelle vers Serengeti, migration pour laquelle le site est inscrit au patrimoine mondial. Selon certaines informations, le déclassement de la forêt de Mau aura des répercussions significatives sur les utilisateurs traditionnels de la forêt, les Ogiek. La forêt de Mau alimente en eau 40 % du Kenya et cinq des six principaux cours d’eau qui arrosent la vallée du Rift sont devenus saisonniers depuis quelques années ; la déforestation du bassin hydrographique est considérée comme un facteur majeur de ce phénomène. L’UICN note que le défrichage annoncé de la forêt de Mau et ses impacts potentiels sur le Mara rendent encore plus impératives une gestion intégrée du bassin hydrographique et la collaboration transfrontalière. 

 

L’UICN a rappelé qu’il valait la peine que les Etats parties concernées, à savoir le Kenya et la Tanzanie, créent un comité commun par le biais de la Commission sur la coopération en Afrique de l’Est pour entreprendre diverses études approfondies sur tous les bassins hydrographiques de l’Ewaso Ng’iro, du lac Natron, du Mara, notamment des analyses coûts-bénéfices des impacts du défrichage de la forêt. Ces études pourraient également évaluer les impacts potentiels sur le site du patrimoine mondial de Serengeti.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 26 COM 21B.23

Le Comité du patrimoine mondial,

Exhorte la République-Unie de Tanzanie et le Kenya à instaurer le dialogue sur les effets transfrontaliers des modifications du bassin hydrographique en amont sur le site de Serengeti et à demander à l'UICN, par l'intermédiaire de son Bureau régional pour l'Afrique de l'Est, de les aider dans leurs démarches pour instaurer ce dialogue.