1.         Ville coloniale de Saint-Domingue (République dominicaine) (C 526)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1990

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/526/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1990-2000)
Montant total approuvé : 82 207 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/526/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

1993: mission de suivi;  août 1998: mission d'expert;  août 2001: mission de conseil de l'ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/526/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

Le Centre du patrimoine mondial a reçu des informations du Bureau dominicain du patrimoine culturel sur des travaux de construction à Saint-Domingue. L’Etat partie a demandé une mission consultative de l’ICOMOS pour discuter du projet de construction. Cette mission a été organisée en août 2001. Pendant cette mission, l’ICOMOS a découvert qu’une chaîne privée internationale d’hôtels, agissant en vertu d’une concession accordée par le précédent gouvernement de l’Etat partie, était en train d’étendre une autorisation préexistante d’utilisation hôtelière de trois à cinq bâtiments, dont tous comportent des vestiges remontant au XVIe siècle, première date de peuplement. La construction d’origine des bâtiments est attribuée à Nicolas de Ovando, fondateur de Saint-Domingue, à l’endroit actuel.

 L’ICOMOS a déclaré que, d’une manière générale, il est clair que les exigences fonctionnelles de la nouvelle utilisation proposée sont incompatibles avec l’agencement actuel des bâtiments. La détermination de la faisabilité du projet exige beaucoup plus d’espace que n’en comporte le site. L’espace exigé pour les nouvelles fonctions était créé en incorporant et en agrandissant deux constructions vers le sud, en creusant sur trois niveaux pour loger en partie un bâtiment souterrain (donnant sur le fleuve et attenant aux falaises à pic qui marquent la limite naturelle de la ville) et en ajoutant une construction en surface. Les demandes programmées de ces nouvelles constructions pourraient écraser et dénaturer le tissu historique existant dans la partie sud du site. En conclusion, l’ICOMOS a estimé que des dégâts avaient déjà été causés au tissu historique ainsi qu’au paysage culturel urbain historique du site :

a)         Des murs datant du XVIe au XVIIIe siècle ont été démolis dans les deux bâtiments prévus pour être intégrés à l’hôtel ;

b)         Du matériel archéologique non enregistré du XVIe au XVIIIe siècle a été perdu lors des travaux d’excavation profonde ;

c)         La grande excavation dans le patio des bâtiments a détruit la dernière partie naturelle de la falaise qui domine le fleuve.

Des dommages supplémentaires pourraient être causés par les difficultés infrastructurelles auxquelles on peut s’attendre vu l’emplacement de l’hôtel.

Un autre point soulevé par l’ICOMOS est l’absence de cadre juridique fiable régissant des interventions dans le quartier historique et permettant de protéger efficacement le patrimoine de l’Etat partie.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Le Bureau pourrait souhaiter adopter la décision suivante :

«  Le Bureau félicite l’Etat partie de son initiative consistant à demander l’avis de l’ICOMOS. Il constate cependant avec une vive inquiétude les dégâts déjà causés au site par les travaux de construction. Il encourage l’Etat partie à prendre toutes les mesures possibles pour atténuer l’impact du projet sur les valeurs de patrimoine mondial du site. De plus, le Bureau conseille à l’Etat partie d’améliorer sa législation en matière de protection du patrimoine pour éviter de telles situations à l’avenir. Le Bureau demande à l’Etat partie de fournir un rapport sur l’état de conservation du bien avant le 1er février 2002. »