1.         Les Sundarbans (Bangladesh) (N 798)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/798/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/798/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Les gouvernements du Bangladesh et de l'Inde ont été encouragés à coopérer avec les parties intéressées et à envisager d'instaurer des mesures qui pourraient aboutir à l'inscription conjointe du site du patrimoine mondial des Sundarbans au Bangladesh et du site du patrimoine mondial du Parc national des Sundarbans en Inde pour devenir un site unique sur la Liste du patrimoine mondial

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/798/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

En juin 2001, la vingt-cinquième session du Bureau a été informée de l’intention du gouvernement du Bangladesh d’engager des opérations d’exploration dans le « Bloc 5 » de la Réserve forestière des Sundarbans à la recherche de pétrole et de gaz. Shell a déclaré publiquement n’avoir aucun projet d’exploration à l’intérieur de la Réserve forestière spéciale (SRF). Le site du Patrimoine mondial comprend trois sections de la forêt du côté du littoral (voir la carte en Annexe 1 au présent document). Dans une lettre adressée à l’UICN-Bangladesh, Shell précise que : 

·       les Sundarbans sont également un site du Ramsar. La Convention Ramsar a confirmé que l’expression « site du Ramsar » était synonyme de SRF et n’allait pas au-delà ;

·       la compagnie effectuera des études environnementales et sociales poussées, et consultera les parties concernées avant d’entreprendre toute activité dans d’autres parties du Bloc 5 ;

·       en ce qui concerne la zone d’impact socio-économique au-delà de la périphérie nord de la SRF, Shell discutera des implications de l’exploration pétrolière avec le ministère de l’Environnement et des Forêts ;

·       la compagnie reconnaît que l’un des principaux objectifs du Projet de préservation de la biodiversité des Sundarbans, initiative conjointe de la Banque asiatique de développement (BAsD) et du gouvernement du Bangladesh, est de réduire le niveau de pauvreté des 3,5 millions de personnes qui vivent dans la zone d’impact, de leur proposer d’autres moyens d’assurer leur subsistance et de les amener à quitter la forêt ;

·       en développant des activités économiques et en fournissant du gaz propre (si les résultats de l’exploration sont positifs), Shell pourrait accroître la valeur des objectifs du SBCP et créer des possibilités de développement durable dans la région ;

·       Shell-Bangladesh est conscient de la nécessité d’étudier les impacts indirects potentiels sur la SRF de toute activité future éventuelle dans un autre endroit. Ces activités d’exploration, que ce soit dans la zone d’impacts socio-économiques ou ailleurs dans le Bloc 5, ne seront poursuivies qu’après avoir effectué toutes les évaluations d’impacts environnementaux et sociaux qui s’imposent et consulté toutes les parties concernées ;

·       la phase actuelle du projet comporte uniquement des activités d’exploration. Si des hydrocarbures sont découverts et s’il est décidé de les exploiter, de nouvelles études d’évaluation des impacts environnementaux et sociaux seront entreprises, et la compagnie poursuivra ses consultations auprès des parties concernées.

 

Le 20 septembre 2001, Shell a organisé un premier atelier à Dhaka sur le programme de travaux à venir, la recherche de pétrole et de gaz, les nouveaux problèmes et questions. La compagnie a remis des documents d’information aux parties intéressées et les a invitées à répondre aux questions et à participer aux débats. Un site Web d’informations régulièrement mises à jour sur les activités de Shell au Bangladesh a été créé : http://www.shell.com/bd. L’UICN-Bangladesh a engagé des discussions avec Shell à propos des activités de la compagnie et continuera à apporter ses conseils selon les besoins et l’opportunité du moment. En coopération avec la Banque mondiale, Shell organise les 21 et 22 octobre 2001, à Washington (Etats-Unis), une discussion sur les industrie extractives (essentiellement le pétrole et le gaz). Des représentants du Centre et de l’UICN/WCPA participeront à cette manifestation et un compte rendu des principales conclusions sera remis au Bureau lors de sa session.

 

Le Comité directeur créé par le gouvernement du Bangladesh pour faciliter la mise en œuvre du SBCP a invité l’UICN-Bangladesh à faire partie du comité. Dans le cadre du SBCP, l’UICN-Bangladesh assurera le suivi objectif de la biodiversité des Sundarbans, en faisant appel aux spécialistes en zones humides, zones marines et zones protégées de son réseau international. L’UICN-Bangladesh indique que le gouvernement du Bangladesh a donné son accord à un second projet sur la biodiversité qui concerne le site du Patrimoine mondial. La Fondation des Nations Unies a octroyé une subvention pour la préparation d’un projet conjoint des bureaux du PNUD au Bangladesh et en Inde, qui vise à promouvoir la coopération transfrontière entre les deux pays pour améliorer la préservation de la biodiversité du Patrimoine mondial. Les activités de la phase de préparation ont débuté et devraient déboucher essentiellement sur une proposition plus large de financement éventuel par la Fondation des Nations Unies et le PNUD. Le PNUD a nommé des consultants pour travailler à l’élaboration de cette proposition.

 

L’attention de l’UICN a été attirée sur un article paru dans la presse et selon lequel « 30 tigres du Bengale sont morts au cours des 10 dernières années à cause du haut degré de salinité. Les rapports d’autopsie ont révélé que des atteintes du foie sont à l’origine de la mort de ces animaux ». L’article mentionne une proposition du ministère bangladais des Forêts concernant un projet sur cinq ans de 2 millions de dollars US baptisé « Tiger Project: Sundarbans » qui, bien que proposé en 1991, n’a pas encore été mis en œuvre. L’UICN a reçu des avis selon lesquels les niveaux de salinité dans les Sundarbans ne constitueraient pas une menace spéciale pour les tigres, dans la mesure où ceux-ci se sont adaptés à une eau plus salée que dans d’autres parties de son territoire de parcours en Asie du Sud. Il est possible qu’il existe des menaces indirectes, si des changements induits par la salinité ont un impact sur d’autres composantes de leur habitat; c’est-à-dire leurs principales proies, ainsi que la structure et la répartition de leur habitat.

 

L’UICN a été informée que la mort de la cime des Sundri, l’essence de mangrove dominante dans les Sundarbans, pouvait être imputée à la salinité, à la sédimentation, à des attaques de ravageurs et à des processus naturels successifs, bien que la salinité soit souvent citée comme la cause première. Le SBCP a engagé une étude sur la mort des Sundri. L’UICN a reçu des médias des informations relatives à un « Projet de biodiversité » qui serait prévu et qui comprendrait la création d’un « écoparc » et d’un arboretum de mangrove à Karamjal, dans la partie Est des Sundarbans, sous la zone de parcours de Chandpai. Karamjal est un centre de reproduction en captivité de nombreuses essences des Sundarbans menacées d’extinction. L’écoparc s’étendrait sur 30 hectares et jouerait un rôle vital dans la conservation des ressources forestières, tout en constituant une attraction touristique pour les visiteurs du monde entier.  

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 25 BUR V.119-121

V.119     Le Bureau a noté que le Gouvernement du Bangladesh a approuvé un plan permettant à Shell de prospecter dans certaines parties des Sundarbans à la recherche de pétrole et de gaz. La partie appelée « Bloc 5 » comprend la Réserve forestière des Sundarbans qui inclut le site du patrimoine mondial. Quarante pour cent de cette parcelle constituent la réserve forestière des Sundarbans. Le Bureau de l'UICN au Bangladesh entretient des contacts avec Shell qui a indiqué qu'elle comptait effectuer des levés aéromagnétiques et sismiques du Bloc 5. Les levés aéromagnétiques nécessiteront des vols à basse altitude avec des avions spéciaux. Les activités associées aux levés sismiques seront menées dans des zones situées à l'extérieur du site du patrimoine mondial des Sundarbans. Shell a assuré l'UICN-Bangladesh par ses lettres d'août et de décembre 2000 qu'elle ne comptait pas faire de levés du site du patrimoine mondial des Sundarbans et que toutes ses activités se dérouleraient hors de la Réserve forestière.

V.120     Suite au classement du site des Sundarbans au patrimoine mondial en 1999, le Gouvernement du Bangladesh a engagé un Projet sur six ans sur la préservation de la biodiversité des Sundarbans (SBCP), d'un montant de 77 millions de dollars EU. Le projet, qui a commencé le 1er avril 2000, mettra au point un système pour la préservation de la biodiversité de la Réserve forestière des Sundarbans – y compris une zone marine de 20 km au large des côtes. Ce projet tentera également de réduire les pressions causées par la population locale sur la forêt et favorisera une sensibilisation à l'environnement et un appui en faveur de la préservation de la Réserve forestière des Sundarbans.

V.121     Le Bureau a demandé à l'Etat partie de fournir un rapport au Centre, avant le 15 septembre 2001, sur les activités de Shell concernant la prospection pétrolière et de gaz et sur les impacts potentiels sur le site du patrimoine mondial pour permettre à la vingt-cinquième session extraordinaire du Bureau d'entreprendre une étude de l'état de conservation du site. Le Bureau a félicité l'Etat partie de son travail en cours pour protéger ce site, en particulier par le Projet de préservation de la biodiversité des Sundarbans.

Décision adoptée: 25 COM VIII

Rapports sur l'état de conservation de biens naturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial dont le Comité a pris note

La Grande Barrière (Australie)

Ile Fraser (Australie)

Les Sundarbans (Bangladesh)

Forêt Belovezhskaya Pushcha / Bialowieza (Bélarus et Pologne)

Parc national du Gros-Morne (Canada)

Pac national Nahanni (Canada)

Parc national de Los Katios (Colombie)

Grottes du karst aggtelek et du karst slovaque (Hongrie et Slovaquie)

Le Comité a noté que les questions soulevées concernaient exclusivement la partie slovaque de ce site transfrontalier.

Parc national des Sundarbans (Inde)

Le Délégué de l'Inde a informé le Comité qu'il n'y a pas de projet de construction de voies navigables prévu ou risquant d'avoir un impact quelconque sur le site.

Parc national de Kaziranga (Inde)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national de Lorentz (Indonésie)

L'Observateur de l'Indonésie a remercié les autorités australiennes de leur assistance financière. Il a informé le Comité qu'il serait difficile de respecter la date limite du 1er février et qu'un rapport pourrait être présenté fin mars 2002.

Isole Eolie (Iles Eoliennes) (Italie)

L'Observatrice de l'Italie a confirmé qu'il y avait eu une décision de justice le 4 décembre 2001, qui n'était pas encore publique, mais qu'elle serait disponible prochainement. Elle a informé le Comité qu'il serait difficile de respecter la date limite du 1er février et qu'un rapport pourrait être fourni vers la fin du mois de mars 2002.

Parc national du Gunung Mulu (Malaisie)

Parc national du Banc d'Arguin (Mauritanie)

Le Délégué de l'Egypte a attiré l'attention du Comité sur l'importance de protéger les zones humides qui servent de haltes aux oiseaux migrateurs le long de leurs itinéraires. Il a suggéré que le Centre du patrimoine mondial dispose d'un plan définissant les zones humides importantes pour les oiseaux et qu'il utilise ces informations pour créer des sites « satellites » du patrimoine mondial. Le représentant de l'UICN a évoqué la coopération entre le Centre du patrimoine mondial et la Convention de Ramsar et BirdLife International pour protéger les zones humides. Il a également souligné l'importance des aires qui entourent les aires classées au patrimoine mondial et les liens avec le Programme sur l'Homme et la biosphère pour la protection des sites. Le Secrétariat a donné des détails sur les discussions en cours avec le Secrétariat de la Convention des Espèces Migratrices pour établir un mémorandum d'accord entre ces deux Conventions.

Sian Ka'an (Mexique) 

La Déléguée du Mexique a indiqué que la confirmation du Plan écologique d'utilisation des terres en est actuellement à sa phase finale et elle a donc demandé que la date limite de remise du rapport au Bureau soit fixée au 15 mai 2002 pour examen par la vingt-sixième session du Comité en juin.

Parc national de Royal Chitwan (Népal)

Caucase de l'Ouest (Fédération de Russie)

Montagnes de l'Altaï (Fédération de Russie)

Parc national de Doñana (Espagne)

Réserve forestière de Sinharaja (Sri Lanka)

Baie d'Ha Long (Viet Nam)

Chaussée des Géants et sa côte (Royaume-Uni)

Ile de St Kilda (Royaume-Uni)

Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Parc national des Great Smoky Mountains (Etats-Unis d'Amérique)

Parc national Canaima (Venezuela)