1.         Fort de Bahla (Oman) (C 433)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1987

Critères  (iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1988-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/433/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1988-1988)
Montant total approuvé : 57 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/433/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

octobre 1988: mission ICOMOS; mars 1994: mission UNESCO Centre du patrimoine mondial; décembre 1994: mission d'expert de l'ICOMOS; mai-juin 1995; septembre 1996; octobre 1997; septembre-octobre 1998: mission d'experts

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/433/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2001

Précédents débats :
Vingt-quatrième session du Comité – paragraphe VIII.19
Vingt-quatrième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.19

Nouvelles informations : Suite à la demande de la vingt-quatrième session du Comité, deux consultants ont mené une mission à Oman en décembre 2000 pour étudier l'état de conservation du Fort de Bahla, préciser le cahier des charges d'un plan de gestion et débattre des objectifs d'un séminaire sur la conservation de l'architecture en brique crue.

Les deux consultants ont constaté que l'arrivée d'un nouvel architecte-conservateur chargé de la restauration du Fort (2000) avait très nettement amélioré la situation par rapport à l'année précédente. Plusieurs interventions sont en cours pour préserver l'ensemble architectural et corriger de précédentes erreurs de restauration du Fort. Ces travaux s'effectuent maintenant avec des matériaux traditionnels.

S'agissant de l'élaboration du plan de gestion, les experts ont défini l'ampleur du travail requis et ils ont proposé deux autres plans pour sa préparation et sa mise en œuvre : (1) Intervention d'une équipe multidisciplinaire d'experts pendant 6 mois ; et (2) Intervention d'un cabinet-conseil extérieur sous la supervision d'experts de l’UNESCO.

Selon la demande de la vingt-quatrième session du Bureau, le Ministère du Patrimoine national et de la Culture a présenté au Secrétariat un définition générale d'un séminaire régional sur la conservation des constructions en terre, qui doit être organisé en coopération avec l'ICCROM, l'ICOMOS et CRAterre. Les deux experts ont ajouté des suggestions utiles au programme que les autorités omanaises et le Centre du patrimoine mondial vont étudier à l'occasion d'une mission d'un fonctionnaire du Secrétariat prévue la deuxième quinzaine de mai 2001. La mission permettra également de définir la meilleure stratégie pour la préparation du plan de gestion, de préciser les rôles et les responsabilités et de fixer un calendrier bien arrêté.

Action requise

Le Bureau félicite les autorités omanaises de leurs efforts qui ont permis une très nette amélioration de l'état de conservation du Fort de Bahla. Le Bureau souhaite également inciter les autorités omanaises à poursuivre le financement de la conservation du Fort, la préparation d'un plan de gestion et la création d'une structure de gestion permanente sur le site.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

Questions essentielles :

Plan de gestion

Nouvelles informations :

Conformément aux recommandations faites à la vingt-cinquième session du Bureau, la préparation du plan de gestion du Fort et de l’oasis de Bahla a commencé. Un atelier est prévu à la fin de novembre 2001 avec les experts du Centre et la société britannique qui dirige l’étude, afin de faire le point sur le travail accompli jusqu’à maintenant. En ce qui concerne le Séminaire régional sur la Conservation des structures en terre, les autorités omanaises ont fait une demande d’assistance internationale soumise à l’étude du Comité. Le Séminaire, qui devrait se tenir à la fin de 2002, favorisera une large participation de toute la région arabe.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

 

Décision adoptée: 25 BUR V.75-78

V.75       Le Secrétariat a informé le Bureau des résultats de la mission récemment menée par le Centre à Oman, et particulièrement de la perspective positive de la restauration du Fort, ainsi que de la portée et des objectifs du plan de gestion à préparer pour la conservation et la présentation de ce site. Le Bureau a été informé de la décision des autorités omanaises de confier la préparation du plan de gestion à une entreprise britannique de conseil basée à Oman. Le Secrétariat a indiqué que l’entreprise de conseil doit s’assurer que le plan de gestion sera utilisé pour la mise au point de politiques de gestion à long terme et de conservation sur le site et ne se limitera pas seulement à une série de projets. Le Délégué du Maroc a fait remarquer qu’Oman a insisté pour faire appel à des experts locaux mais que dans ce cas précis on ne disposait pas de locaux capables de régler ces problèmes de conservation. Le Secrétariat a répondu aux préoccupations du délégué du Maroc en confirmant que le Centre allait étroitement superviser l’équipe chargée de la préparation du plan, directement et par le biais de ses experts. Une entreprise britannique de conseil avait effectivement été engagée et le Centre avait discuté de la question avec cette entreprise et avait confiance en ses capacités. La question continuerait à être suivie de près. De nouvelles informations ont été fournies aux autorités omanaises en vue de l’organisation d’un séminaire régional sur la conservation des constructions en terre et sur l’assistance fournie par les experts du Centre pour l’élaboration de ses concepts et de ses modalités.

V.76       Le Secrétariat a suggéré que l’on puisse envisager le retrait du Fort de Bahla de la Liste du patrimoine mondial en péril, sous réserve de l’achèvement et de l’adoption du plan de gestion. Le Délégué du Zimbabwe a fait remarquer que l’achèvement du plan de gestion ne devait pas être considéré comme une fin en soi et qu’il faudrait suivre sa mise en œuvre pendant plusieurs années avant d’envisager un retrait. L’ICOMOS a fermement appuyé l’idée de tenir un séminaire régional sur la conservation des constructions en terre, vu le grand nombre de sites construits selon cette technique dans la région.

V.77       Le Bureau a remercié et félicité les autorités omanaises de leurs efforts qui ont permis une très nette amélioration de l'état de conservation du Fort de Bahla. Le Bureau a incité les autorités omanaises à poursuivre le financement de la conservation du Fort et la préparation d'un plan de gestion en vue de la création d'une structure de gestion permanente sur le site.

V.78       Le Bureau a enfin recommandé qu’une demande d’assistance pour des activités de formation soit soumise par l’Etat partie au titre du Fonds du patrimoine mondial pour garantir le plus haut niveau scientifique au séminaire régional sur la conservation des constructions en terre et permettre la participation d’experts de pays moins avantagés de la région.

Décision adoptée: 25 COM VIII.67-68

VIII.67 Le Comité a étudié le rapport sur l'état de conservation du Fort de Bahla et il a noté les progrès sensibles réalisés depuis la dernière session du Bureau, spécialement en ce qui concerne les travaux de conservation réalisés à l'intérieur du Fort et sur les deux mosquées à proximité. Le Comité a également noté que la préparation d'un plan de gestion a été finalement entreprise et que, comme l'a souligné le Délégué d'Oman, l'Etat partie était ferment engagé à protéger et à mettre en valeur ce site. 

VIII.68 Le Comité a félicité l'Etat partie d'avoir commencé la préparation d'un plan de gestion, en étroite collaboration avec le Centre, et d'avoir présenté une demande d'assistance internationale pour l'organisation d'un séminaire régional sur la conservation des structures en terre. Le Comité a invité l'Etat partie à poursuivre ses efforts jusqu'à l'achèvement et la mise en oeuvre complète du plan de gestion et il a demandé au Centre de présenter un rapport sur l'avancement réalisé à la prochaine session du Bureau, en avril 2002.