1.         Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) (N 573)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1999-2000)
Montant total approuvé : 142 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

septembre-octobre 1998: mission Centre du patrimoine mondial / UICN; mars 2001: mission d'évaluation rapide de la faune 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/573/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2001

Précédents débats :
Vingt-quatrième session du Comité – paragraphe VIII.12
Vingt-quatrième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV. 11

Nouvelles informations : Le 14 mars 2001, l'UICN a été informée par l'Etat partie qu'on a pu organiser de nombreuses visites des Réserves depuis la fin de la rébellion dans la région. Les populations locales ont repris confiance et participent activement aux activités de développement. Le Programme d'appui pour la gestion des réserves naturelles a tenu une session extraordinaire de son comité pilote le 7 février 2001 et une nouvelle phase d'activités de projets doit être mise en place avant la fin de 2001 ou au début de 2002. Des organismes danois et suisses d'aide bilatérale se sont engagés à financer la nouvelle phase. On attend les résultats de la mission effectuée du 9 au 16 février 2001 auprès de bailleurs de fonds. Le projet du FEM concernant le site est cependant toujours en négociation.

Le Fonds français pour l'Environnement Mondial (FFEM) fournit une assistance financière pour la préservation des antilopes sahélo-sahariennes dans le cadre de la Convention sur les espèces migratoires (CMS). Cette assistance aura des retombées positives pour les activités de conservation dans certaines parties des Réserves. La situation des populations d'addax, de gazelles et de moutons sauvages s'améliore et le personnel des Réserves organise régulièrement des patrouilles pour lutter contre le braconnage.

La population d'autruches semble avoir malheureusement complètement disparu au cours de la rébellion. Une somme de 125.000 dollars EU du Fonds du patrimoine mondial pour la mise en œuvre du plan de réhabilitation va permettre à l'Etat partie de tester un programme de réintroduction d'autruches. La mise en œuvre d'autres aspects du programme de réhabilitation approuvé par le Comité en 1999 progresse également. Une nouvelle demande de 20.000 dollars EU a été présentée pour examen par le Président afin d'organiser un atelier pour les membres du comité local pour l'aménagement et la gestion du site.

Action requise

Le Bureau rappelle le fait que l'Etat partie avait informé la dernière session du Comité qu'il souhaitait achever la mise en œuvre de toutes les activités du programme de réhabilitation avant de demander au Comité d'envisager de retirer ce site de la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau note avec satisfaction l'amélioration de l'état de conservation des Réserves et il prie le Centre et l'UICN de trouver le moyen d'accélérer l'élaboration et la mise en place du projet du FEM concernant la conservation de ces Réserves. Le Bureau prie le Centre de faire part de la satisfaction du Bureau devant les efforts des Gouvernements suisse et danois ainsi que du FFEM pour la conservation du site et il engage vivement ces Etats parties bailleurs de fonds à prendre des engagements à long terme pour la protection des Réserves. Le Bureau suggère de reporter à 2002 la mission UICN/Centre pour évaluer les résultats du programme de réhabilitation, afin de permettre l'achèvement de toutes les activités qu'il est prévu d'entreprendre dans le cadre du programme de réhabilitation.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

Questions essentielles :

Réhabilitation des zones endommagées chez les rebelles ; études sur la faune sauvage et autres pour évaluer les conditions de mise en œuvre du plan de réhabilitation ; formation du personnel et développement de l’infrastructure. Elaboration de projets de conservation en coopération avec des bailleurs de fonds et des partenaires.

Nouvelles informations :

Comme cela a été indiqué au dernier Bureau, un montant de 20.000 dollars EU approuvé par le Président a été utilisé pour organiser un atelier destiné aux membres du Comité local de développement et de gestion du site à Iferouan (Niger) du 19 au 24 septembre 2001 où le Centre était représenté. Une “Etude de faisabilité et des modalités du projet pour la réintroduction de l’autruche à col rouge dans l’Aïr et le Ténéré” a été réalisée avec le concours du Centre national de recherche sur la faune sauvage en Arabie saoudite.

 

Une mission d’évaluation rapide de la faune de l’Aïr et du Ténéré, financée par les contributions du Fonds du patrimoine mondial pour la mise en œuvre du plan de réhabilitation d’urgence approuvé par le Comité à sa vingt-troisième session en 1999, a été effectuée du 5 au 27 mars 2001. L’UICN a passé en revu un exemplaire du Rapport d’évaluation rapide de la faune sauvage des Réserves naturelles de l’Aïr et du Ténéré et a fait les observations suivantes sur les conclusions du rapport : 

 

Les principales espèces de gros mammifères sont revenues à un degré de viabilité semblable à celui enregistré avant la guerre, sauf pour l’autruche qui a totalement disparu et la gazelle qui a rarement été vue durant la mission d’évaluation de mars 2001. L’UICN note qu’en dépit du rétablissement de nombreuses espèces, l’état de conservation général du site demeure précaire et elle a souligné les recommandations suivantes du rapport : (a) relancer et renforcer les activités de surveillance ; (b) établir un règlement des activités touristiques ; (c) créer un centre d’élevage de gros mammifères sahélo-sahariens et d’autruches, en vue de réintroduire des individus et de renforcer la conservation des populations sauvages ; (d) mettre au point un système de recensement de la faune sauvage avec la participation des acteurs concernés ; et (e) mettre au point des techniques d’enquête fiables pour estimer la population d’addax.

 

L’UICN note que l’autruche de l’Aïr et du Ténéré est une sous-espèce nord-africaine que l’on trouve maintenant comme une population viable uniquement au Tchad. L’UICN estime qu’il est important de réintroduire une sélection d’autruches issues de la population du Tchad, car les autres sous-espèces risquent de ne pas s’adapter aux conditions spécifiques du Niger. La réintroduction de l’autruche est une source de revenus essentielle pour la communauté locale à long terme, car cela lui permettra d’entreprendre des programmes d’élevage et de gagner sa vie grâce à l’exploitation de la population d’autruches et de ses produits.

 

L’UICN appuie fermement les recommandations du rapport et a suggéré que le Comité invite l’Etat partie à mettre en œuvre les recommandations du Rapport d’évaluation rapide de la faune sauvage. Par ailleurs, elle estime que l’Etat partie pourrait obtenir des conseils précieux sur les programmes de réintroduction de l’autruche de la part du groupe de spécialistes de l’autruche au sein de la Commission pour la survie des espèces (CSE) à l’UICN. Elle estime que l’établissement des populations d’autruches et d’addax (gazelle) de l’Aïr et du Ténéré risque de prendre plusieurs années et que le site devra sans doute être maintenu sur la Liste du patrimoine mondial en péril jusqu’à cette date.

 

Le Bureau de l’UICN au Niger a informé le Centre que le Fonds français de l’environnement mondial (FFEM) a lancé un programme d’aide quinquennal pour de l’équipement et la réintroduction d’espèces. Ce programme est mis en œuvre en coopération avec la Direction nationale de la Faune et le Bureau de l’UICN à Niamey. Dans le cadre d’un programme du FEM sur la “Biodiversité du Sahara”, le PNUD et l’UICN Niamey contribuent aussi à la mise en œuvre d’une sélection d’aspects de réhabilitation et de réintroduction d’espèces, ainsi qu’à la création d’une base de données pour le suivi. L’UICN Niamey joue un rôle de soutien très étendu dans le développement d’une série d’initiatives communes avec d’autres bailleurs de fonds et aide le Gouvernement du Niger à assurer la bonne conservation de ce site important.

 

Conformément à la recommandation de la vingt-cinquième session du Bureau en juin 2001, le Centre a transmis les lettres de remerciement au FFEM, au Département suisse de la Coopération technique et à DANIDA pour l’appui qu’ils ont accordé à la mise en œuvre de plusieurs projets de conservation de ce site.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 25 BUR V.42-44

V.42        Le Bureau a été informé que depuis la fin de la rébellion dans la région, un certain nombre de visites aux Réserves ont été organisées par l’organisme national responsable de la gestion de ce site. Les populations locales ont repris confiance et participent activement aux activités de développement. Le Programme d'appui pour la gestion des réserves naturelles a tenu une session extraordinaire de son comité pilote le 7 février 2001 et une nouvelle phase d'activités de projets doit être mise en place avant la fin de 2001 ou au début de 2002. Des organismes danois et suisses d'aide bilatérale se sont engagés à financer la nouvelle phase. On attend les résultats de la mission effectuée du 9 au 16 février 2001 auprès de bailleurs de fonds. Le projet du FEM concernant le site est cependant toujours en négociation. Le Fonds français pour l'Environnement Mondial (FFEM) fournit une assistance financière pour la préservation des antilopes sahélo-sahariennes dans le cadre de la Convention sur les espèces migratoires (CMS). Cette assistance aura des retombées positives pour les activités de conservation dans certaines parties des Réserves. La situation des populations d'addax, de gazelles et de moutons sauvages s'améliore et le personnel des Réserves organise régulièrement des patrouilles pour lutter contre le braconnage.

V.43        La population d'autruches semble avoir malheureusement complètement disparu au cours de la rébellion. Une somme de 125.000 dollars EU du Fonds du patrimoine mondial pour la mise en œuvre du plan de réhabilitation va permettre à l'État partie de tester un programme de réintroduction d'autruches. La mise en œuvre d'autres aspects du programme de réhabilitation approuvé par le Comité en 1999 progresse également. Une nouvelle demande de 20.000 dollars EU a été approuvée par le Président afin d'organiser un atelier pour les membres du comité local pour l'aménagement et la gestion du site.

V.44       Le Bureau a rappelé le fait que l'État partie avait informé la dernière session du Comité qu'il souhaitait achever la mise en œuvre de toutes les activités du programme de réhabilitation avant de demander au Comité d'envisager de retirer ce site de la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau a noté avec satisfaction l'amélioration de l'état de conservation des Réserves et il prie le Centre et l'UICN de trouver le moyen d'accélérer l'élaboration et la mise en place du projet du FEM concernant la conservation de ces Réserves. Le Bureau a prié le Centre de faire part de la satisfaction du Bureau devant les efforts des Gouvernements suisse et danois ainsi que du FFEM pour la conservation du site et il a vivement engagé ces États parties bailleurs de fonds à prendre des engagements à long terme pour la protection des Réserves. Le Bureau a recommandé de reporter à 2002 la mission UICN/Centre pour évaluer les résultats du programme de réhabilitation, afin de prévoir du temps pour l'achèvement de toutes les activités qu'il est prévu d'entreprendre dans le cadre du programme de réhabilitation.