1.         Sanctuaire historique de Machu Picchu (Pérou) (C/N 274)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (i)(iii)(vii)(ix)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/274/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1986-1992)
Montant total approuvé : 161 625 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/274/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

1997: missin conjointe ICOMOS/UICN, octobre 1999: mission conjointe ICOMOS/UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/274/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2000

Précédents débats :
Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.50.
Vingt-troisième session du Comité – paragraphe X.31

Nouvelles informations : Selon la demande du Comité à sa vingt-troisième session, les autorités péruviennes ont soumis un rapport sur Machupicchu qui comprend des informations distinctes provenant de l'Institut national pour la Culture (INC) et de l'Institut national pour les Ressources naturelles (INRENA). On peut ainsi résumer les informations fournies :

Dispositions de planification et de gestion :

Accès au sanctuaire historique et à la Ciudadela :

Travaux et projets ayant un impact (potentiel) sur le site du patrimoine mondial :

Extension potentielle du site du patrimoine mondial :

Etat de conservation d'ensemble :

Plusieurs études sont en cours sur les écosystèmes, les espèces et la planification préalable des catastrophes. Dans le cadre du Projet IGCP-425 UNESCO-Université de Kyoto intitulé "Evaluation des risques de glissements de terrain et mesures palliatives pour les sites du patrimoine culturel et autres lieux de grande valeur sociétale", des experts de l'Université de Kyoto ont entrepris une mission à Machupicchu en mars 2000. Une conclusion préliminaire indique que "divers phénomènes laissent à penser que la citadelle de Machupicchu est menacée par les glissements de terrain". Il faudra entreprendre des recherches complémentaires.

Toutes les informations sur Machupicchu ont été transmises à l'UICN et à l'ICOMOS pour étude. Les organismes consultatifs feront connaître leur avis lors de la session du Bureau.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter étudier les informations qui seront disponibles lors de sa session et prendre les décisions appropriées à cet égard.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2000

Le Centre du patrimoine mondial a reçu des autorités péruviennes un rapport de l’Unité de gestion du Machu Picchu qui porte sur les points suivants :

·         le Comité technique pour l’utilisation du patrimoine culturel et naturel à des fins touristiques a été créé ;

·         le Comité de gestion du bien a été mis en place ;

·         un plan intégré de prévention des incendies de forêt a été approuvé ;

·         les projets concernant les problèmes de gestion des déchets liquides et solides ont avancé ;

·         la date limite pour la mise en œuvre de la Réglementation de l’utilisation de la Piste inca a dû être reportée à fin décembre 2000 ;

·         les possibilités de participation financière du gouvernement japonais au projet associant l’UNESCO et l’université de Kyoto sur les risques de glissements de terrain et l’atténuation de leurs effets (IGCP-425) sont à l’étude.

L’Unité de gestion estime qu’il est extrêmement important de mener une étude sur la capacité d’accueil de la Piste inca et de l’acropole de Machupicchu.

Début septembre 2000, le Centre du patrimoine mondial a reçu de la Comisión de Promoción de la Inversión Privada (COPRI) un projet de mandat pour une étude destinée à trouver un nouvel endroit pour le téléphérique dont la construction est prévue à Machupicchu. L’Instituto Nacional de Recursos Naturales (INRENA) a rappelé qu’il était important de considérer les impacts du projet sur le paysage et indispensable d’étendre la recherche d’emplacements possibles à des endroits situés à l’écart de Puente Ruinas.

Par ailleurs, des informations sont parvenues au Centre du patrimoine mondial selon lesquelles, lors de la réalisation d’une publicité pour une bière, une grue qui faisait partie de l’équipement de l’équipe cinématographique serait tombée sur l’Intihuatana ou cadran solaire, faisant éclater un morceau de pierre. Le Secrétariat a exprimé son inquiétude et a demandé un rapport détaillé sur cette affaire.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Néant

Décision adoptée: 24 BUR IV.B.49

Le Secrétariat a informé le Bureau que, sur demande du Comité à sa vingt-troisième session, les autorités péruviennes ont soumis une réponse aux recommandations de la mission UNESCO-UICN-ICOMOS à Machu Picchu en octobre 1999. Le Secrétariat a également informé le Bureau qu'il avait reçu de la Délégation permanente péruvienne une demande de collaboration pour entreprendre de nouvelles études géologiques sur les possibilités de glissements de terrain sur les versants de la montagne qui abrite la Ciudadela. Ces études seraient entreprises dans le cadre du projet UNESCO-Université de Kyoto « Evaluation des risques de glissements de terrain et limitation des risques pour les sites du patrimoine culturel et autres lieux de grande valeur sociétale ».

L'UICN comme l'ICOMOS ont reconnu les efforts du Gouvernement pour traiter les recommandations de la mission UNESCO-UICN-ICOMOS. L'UICN a toutefois mentionné les observations faites par une mission entreprise par le Comité des affaires sociales du Parlement finlandais dans le cadre de l'assistance fournie par la Finlande (Programa Machu Picchu). La mission a jugé essentiels les problèmes de gestion de l'eau et des déchets solides, de l'augmentation de la pression touristique et du retard de mise en œuvre du Programa Machu Picchu. L'ICOMOS a appuyé ces observations et a mentionné en particulier la nécessité de contrôler le développement urbain du village d'Aguas Calientes.

Le Bureau a pris note du rapport soumis par le Gouvernement péruvien en réponse aux recommandations formulées par la mission UNESCO-UICN-ICOMOS d'octobre 1999 et approuvées par le Comité du patrimoine mondial à sa session de décembre 1999. Il a félicité les autorités péruviennes des mesures prises, particulièrement concernant le fonctionnement de l'Unité de gestion et la réglementation régissant l'utilisation du Chemin inca (Camino Inca). Il a demandé aux autorités de tenir le Secrétariat informé de toute évolution de la situation de la gestion et de la préservation de la zone concernée et de transmettre les études et plans pertinents dès qu'ils seront disponibles. Le Bureau a engagé les autorités à poursuivre la mise en œuvre des recommandations de la mission UNESCO-UICN-ICOMOS et de soumettre un rapport d'avancement à cet effet d'ici le 15 septembre 2000, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa vingt-quatrième session.

L'observateur du Pérou a indiqué que son Gouvernement  était engagé dans la préservation du site et la réalisation des mesures recommandées par le Comité. Il a remercié le Gouvernement finlandais de son appui.

Le délégué du Maroc a fait remarquer que le tourisme écologique semblait une question commune à plusieurs sites dont on avait débattu à cette session et que les expériences pourraient s'avérer utiles pour des sites non classés au patrimoine mondial et pour les réserves de biosphère. L'UICN a répondu qu'elle avait établi un Groupe d'étude sur le tourisme et les aires protégées, que des orientations sur cette questions étaient en préparation conjointement avec le PNUE et l'Organisation mondiale du tourisme et qu'elles seraient disponibles en 2001.

Lors de l'examen de l'état de conservation des biens du patrimoine mondial, il a été observé à plusieurs reprises que le Comité du patrimoine mondial n'était informé que très tard de grands travaux entrepris sur des sites du patrimoine mondial. Le Secrétariat s'est référé au paragraphe 56 des Orientations invitant les États parties à informer le Comité de leurs intentions d'entreprendre ou d'autoriser, dans une zone protégée par la Convention, des restaurations importantes ou de nouvelles constructions, qui pourraient modifier la valeur de patrimoine mondial du bien. Il a fait remarquer que très peu seulement des rapports sur l'état de conservation émanaient des États parties eux-mêmes et qu'ils résultaient presque tous de rapports et de consultations avec les organes consultatifs, de personnes privées ou d'ONG. Le Secrétariat a également informé le Bureau que le Directeur général de l'UNESCO, reconnaissant la nécessité de renforcer le mécanisme permettant de renforcer le suivi de l'état de conservation des sites après leur inscription, avait demandé au Centre de mettre au point des accords-cadres de coopération entre des agences extérieures de développement – telles que la Banque japonaise de Coopération internationale et l'Agence française de Développement – pour entreprendre un examen attentif des impacts potentiels sur les sites du patrimoine mondial avant d'entreprendre de grands projets d'infrastructure.

Décision adoptée: 24 COM VIII.iii

Paysage panoramique du Mont Emei, incluant le paysage panoramique du Grand Bouddha de Leshan (Chine)

Sanctuaire historique de Machu Picchu (Pérou)