1.         Monts Rwenzori (Ouganda) (N 684)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1999-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/684/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1995-1996)
Montant total approuvé : 32 249 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/684/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/684/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2000

Résumé des précédents débats :
Vingt-troisième session du Comité – paragraphe X.22
Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.42

Nouvelles informations : Le Centre a reçu un fax, daté du 7 avril 2000, du conseiller régional de l'UICN pour l'Afrique qui signalait de très mauvaises conditions de sécurité sur le site et aux alentours, ce qui continue à empêcher la mise en œuvre de toute mesure de conservation efficace. Les parties montagneuses en altitude sont occupées par le groupe rebelle des Forces de défense alliées (ADF), tandis que les forces gouvernementales ougandaises (UPDF) contrôlent les reliefs moins élevés. On rapporte que l'UPDF fouille les habitations des parties basses pour y chercher des explosifs placés par l'ADF. Le rapport signale également que le groupe rebelle est récemment descendu du Parc national des Monts Rwenzori et a tué un garde forestier du Parc et plusieurs personnes dans le Parc national Queen Elizabeth, Réserve de biosphère de l'UNESCO adjacente au site du patrimoine mondial. Le conseiller régional de l'UICN fait remarquer qu'il faudra du temps avant que l'on puisse espérer le retour de la paix et de la stabilité sur ce site du patrimoine mondial et aux alentours.

Une partie du Siège du parc continue à être basée dans la ville de Kasese, à l'extérieur du Parc, pour des raisons de sécurité. Trente gardes forestiers se trouvent à Ibanda, siège du Parc, où ils essaient de coopérer avec l'UPDF et du personnel supplémentaire pour assurer et maintenir la sécurité. L'organisme ougandais chargé de la préservation de la faune sauvage a signalé à l'UICN qu'il avait commencé un travail de réhabilitation des pistes touristiques en mars 2000. Les ressources et l'appui financier sont cependant insuffisants pour un tel travail de réhabilitation ainsi que pour la surveillance, le suivi, la formation, les communications, le personnel et les autres activités essentielles.

Action requise

Le Bureau recommande que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau suggère que le Centre et l'UICN recherchent les possibilités de sensibiliser l'opinion internationale en faveur de la conservation de ce site. Par ailleurs, le Bureau recommande que le Centre coopère avec l'Etat partie et les unités des Nations Unies concernées dans la région pour étudier tous les moyens d'aider le personnel responsable de la protection du site et limiter au maximum les menaces que représentent les groupes militants et armés qui occupent le site.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2000

En réponse aux observations et recommandations de la vingt-quatrième session du Bureau, transmises par la lettre du Centre datée du 10 juillet 2000, le Directeur exécutif du service ougandais pour la préservation de la faune sauvage (UAW), par lettre du 13 septembre 2000, a souligné qu'il fallait maintenir le Parc national des Monts Rwenzori (RMNP) la Liste du patrimoine mondial en péril pour les raisons suivantes :

·           Le RMNP est toujours fermé au public et l'insurrection menée par des groupes armés continue à avoir des conséquences sur la gestion, les habitats et la faune sauvage ;

·           Les communautés résidant autour du Parc sont également touchées. Elles se tournent vers le Parc comme une source essentielle de ressources, ce qui fait peser des menaces précises sur les habitats et la faune sauvage car, en l'absence de contrôles et de gestion, elles pourraient adopter des pratiques d'utilisation non durable des ressources ; et

·           Le Parc manque des outils élémentaires de gestion pour traiter les problèmes causés par l'insurrection et les pressions des communautés pour se procurer des ressources.

Le Directeur exécutif a bien accueilli les suggestions du Bureau de sensibiliser l'opinion internationale en faveur de la conservation de ce site. Il s'est déclaré prêt à travailler avec le Centre et d'autres partenaires concernés pour réunir des fonds pour la protection de ce site du patrimoine mondial en péril.

L'UICN a indiqué que les parties sud et nord-est du Parc étaient relativement sûres et que l'UAW avait repris ses opérations dans la partie est du Parc et étudiait la possibilité d'ouvrir ce secteur aux touristes. Cependant, les risques sont toujours bien présents dans les parties ouest du Parc qui bordent la RDC et la direction du Parc manque sérieusement de ressources pour bien le gérer.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 24 BUR IV.A.13

Le Bureau a appris que le Centre a été informé par le conseiller régional de l'UICN pour l'Afrique que les conditions de sécurité étaient très mauvaises sur le site et aux alentours, ce qui continue à empêcher la mise en œuvre de mesures de conservation efficace. Les parties montagneuses en altitude sont occupées par le groupe rebelle des Forces de défense alliées (ADF), tandis que les forces gouvernementales ougandaises (UPDF) contrôlent les reliefs moins élevés. On rapporte que l'UPDF fouille les habitations des parties basses pour y chercher des explosifs placés par l'ADF. Le rapport signalait également que le groupe rebelle de l'ADF est récemment descendu du Parc national des Monts Rwenzori et a tué un garde forestier du Parc et plusieurs personnes dans le Parc national Queen Elizabeth, adjacent au site du patrimoine mondial et qui a été déclaré réserve de biosphère. Le conseiller régional de l'UICN a fait remarquer qu'il faudra du temps avant que l'on puisse espérer le retour de la paix et de la stabilité sur ce site du patrimoine mondial et aux alentours.

Le Bureau a noté que le siège du Parc continue à être basée dans la ville de Kasese, à l'extérieur du Parc, pour des raisons de sécurité. Trente gardes forestiers se trouvent à Ibanda, siège du Parc, où ils essaient de coopérer avec l'UPDF et du personnel supplémentaire pour assurer et maintenir la sécurité. L'organisme ougandais chargé de la préservation de la faune sauvage a signalé à l'UICN qu'il avait commencé un travail de réhabilitation des pistes touristiques en mars 2000. Les ressources et l'appui financier sont cependant insuffisants pour un tel travail de réhabilitation ainsi que pour la surveillance, le suivi, la formation, les communications, le personnel et les autres activités essentielles.

Le délégué du Zimbabwe a remarqué que la situation sur ce site touché par les activités des rebelles et confronté à un manque de sécurité, était la même que celle de sites du patrimoine mondial en péril dans l'est de la RDC. Le délégué a par conséquent demandé que le Centre, en coopération  avec l'UICN et d'autres partenaires concernés, tente de lancer des programmes d'appui en faveur de ce site comme ceux qui ont été mis au point pour les sites de la RDC. Il a également mentionné la possibilité d’envoyer une mission sur le site.

Un représentant de l'UICN, répondant à la question posée par le délégué du Zimbabwe, a noté que les informations émanant de certains de ses membres dans le pays indiquaient que l'équipement acheté dans le cadre d'un projet financé par le Fonds du patrimoine mondial dans le passé pourrait ne pas avoir été livré sur le site. Le Bureau s'est déclaré préoccupé de la possibilité d'une mauvaise utilisation des ressources du Fonds du patrimoine mondial. Il a demandé au Centre de contacter les autorités compétentes de l'État partie pour vérifier la situation concernant l'équipement acheté dans le cadre du projet considéré et de soumettre un rapport à la vingt-quatrième session du Comité.

Le Bureau a recommandé que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau a suggéré que le Centre et l'UICN recherchent les possibilités de sensibiliser l'opinion internationale en faveur de la conservation de ce site. Par ailleurs, le Bureau a recommandé que le Centre coopère avec l'État partie et les unités des Nations Unies concernées dans la région pour étudier tous les moyens – y compris la mise en place d'un montage financier d'assistance internationale par des bailleurs de fonds appropriés, pour aider le personnel responsable de la protection du site et limiter au maximum les menaces que représentent les groupes militants et armés qui occupent le site.

Décision adoptée: 24 COM VIII.14

VIII.14 Monts Rwenzori (Ouganda)

Le Comité a noté que le Directeur exécutif du service ougandais pour la préservation de la faune sauvage (UAW), dans sa lettre du 13 septembre 2000, avait souligné qu'il fallait maintenir le Parc national des Monts Rwenzori (RMNP) sur la Liste du patrimoine mondial en péril pour les raisons suivantes : (a) le RMNP est toujours fermé au public et l'insurrection menée par des groupes armés continue à avoir des conséquences sur la gestion, les habitats et la faune sauvage ; (b) les communautés implantées autour du Parc sont également touchées et considèrent le Parc comme une source essentielle de ressources, ce qui fait peser des menaces précises sur les habitats et la faune sauvage et, en l'absence de contrôles et de gestion, elles peuvent adopter des pratiques d'utilisation non durable des ressources ; et (c) le Parc manque des outils élémentaires de gestion pour traiter les problèmes causés par l'insurrection et les pressions des communautés pour se procurer des ressources. Le Directeur exécutif a bien accueilli la suggestion de la vingt-quatrième session ordinaire du Bureau de sensibiliser davantage l'opinion publique internationale en faveur de la conservation de ce site. Il s'est déclaré prêt à travailler avec le Centre et d'autres partenaires concernés en vue de réunir des fonds pour la protection de ce site du patrimoine mondial en péril. Le Comité a noté que le Centre avait entamé des communications avec le Directeur exécutif pour explorer les possibilités de financer des projets et des activités pour améliorer la conservation du site.

Le Comité a suggéré que le Centre et l'UICN continuent d'étudier les possibilités de sensibiliser l'opinion internationale en faveur de la conservation de ce site. Par ailleurs, le Comité a recommandé que le Centre coopère avec l'État partie et les unités des Nations Unies concernées dans la région pour étudier tous les moyens d'aider le personnel responsable de la protection du site et limiter au maximum les menaces que représentent les groupes militants et armés. Le Comité a maintenu le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.